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Zeman : « Je suis heureux, et je veux rendre heureux »

De retour après 13 ans à Rome, Zeman a effectué une conférence de presse à Trigoria. L’homme a fait part de ses motivations et de ses attentes, toujours sans langue de bois.

La parole au dg Franco Baldini :
« Nous souhaitons un bon retour à Zeman qui revient avec un contrat pour deux saison et une troisième en option. Je veux juste clarifier la longueur des négociations. Il y a eu des attentes qui ont été consumées, Zeman n’est quand même pas un 3-4ème choix, il est la solution choisie après en avoir discuté avec plusieurs personnes, c’est un choix qui intervient après les disponibilités de certains. Je dis ça pour rendre à Zeman ce qui est de Zeman. C’est son mérite. »

Zeman :
« Je remercie la società pour sa confiance, qui m’a fait revenir, même si un peu en retard. Bonjour à tous, j’espère que l’on pourra construire ensemble. »

Il y a un grand enthousiasme sur votre arrivée. Qu’est-ce qui vous a vraiment convaincu de revenir 13 ans après ?
« Pour le contrat de deux ans auquel à penser la società. Moi je vis et habite à Rome depuis 18 ans, je sens la ville mienne, pour l’équipe je m’étais fixé comme objectif de revenir depuis 1999. Je suis heureux et j’espère rendre les autres heureux. »

Pendant ces 13 ans en quoi a changé Zeman ? Vous êtes revenu pour gagner ?
« Tous ceux qui font ce metier veulent gagner, nous nous y efforcerons et y croyons. »

Vous aviez déjà pensé à revenir ?
« J’étais déjà proche en 2006, je l’ai déjà dit. »

Vous pouvez démentir le cliché que Zeman préfère travailler seulement avec des jeunes ?
« Pescara en est l’exemple, j’avais 6 moins de 21 et 6 grands, prends Sansovini qui à 32 ans a joué comme un gamin. Chez les jeunes il y a plus d’envie, mais il n’est pas dit que les plus vieux en manquent. Regarde Aldair. »

Vous avez entraîné Verratti. Avec De Rossi, qui des deux jouerait central ?
« Je ne réponds pas encore à cette question, nous devons encore voir ce que j’ai et ce qu’il me manque. Il n’y aucun discours sur Verratti. »

Comment allez-vous gérer le patrimoine Totti ?
« Totti est inscrit comme joueur et je le gérerai comme le reste de l’équipe. »

Vous êtes prêt à ne pas critiquer les arbitres ?
« Je crois que c’est un mauvais choix, mais si la società est contre, je ne dirai rien. »

De Rossi a aussi joué défenseur centrale. Il le peut aussi dans votre module ?
« Pour moi c’est un milieu et c’est là qu’il jouera, s’il y a nécessité je pourrais le descendre mais je pense pas le faire un jour. »

C’est une revanche pour vous ce retour ?
« Je n’ai pas de revanche, je voulais juste faire jouer au foot et je l’ai toujours fait. »

Les tifosi s’étaient attachés à vous. Vous pensez pouvoir les faire revenir au stade ?
« C’est l’équipe qui devra donner des émotions aux gens et les faire venir au stade. Il est impossible de mettre tout le monde d’accord. Nous pensons seulement à bien travailler. »

Quelqu’un soutient que vous avez changé en 13 ans. en quoi ?
« Non, je ne suis pas d’accord. »

Il y a un fil conducteur entre votre jeu et celui de Luis Enrique ?
« Je me projette plus sur la cage adverse, mais chacun a ses idées. »

Beaucoup disent que vous soignez beaucoup plus les phases défensives. Vous avez changé quelque chose ces dernières années ?
« Il me convient de dire que j’ai été changé par mes adversaires, le terrain parlera. »

Dans l’approche défensive, vous avez changé quelque chose ?
« Pour moi c’est toujours pareil, le fait est que l’on défend toujours, mais pour les joueurs je pense qu’il est plus important de faire que de détruire. Je suis un homme de paix et je veux détruire le moins possible. »

Pour vous De Rossi est un regista ou un interno ?
« C’est un milieu, comme regista il y a besoin d’autre chose mais il peut quand même le faire. »

La préparation physique plus courte que d’habitude peut être un problème ?
« Je suis habitué à faire une préparation qui est la base de toute l’année, si je dois changé quelque chose, ça n’influera pas. »

Baldini : « Les joueurs se réuniront à Trigoria le 3 juillet, puis partiront à Brunico le 5. L’an dernier nous avions pensé à Zeman pour le secteur jeune de la Roma. »

Cette Roma est l’équipe la plus forte que tu aies eu ?
« Je ne sais pas encore quelle Roma ça sera, nous devons la construire, il y a quelque chose à faire. Aujourd’hui je ne citerai pas de nom. »

Qu’esperez-vous comme changement dans l’ambiance romaine en 13 ans ?
« Je ne veux pas voir beaucoup de changement. Je voudrais voir les gens au stade s’amuser. »

Vous continuerez sur la route du fair-play comme Enrique ?
« Je l’espère, nous voulons montrer que le football peut se faire avec fair-play. »

Vous êtes doué pour valoriser le matériel humain mis à disposition. Vous donnerez une chance à qui s’est trompé la saison dernière ?
« Nous avons du temps pour construire l’équipe, il y a des joueurs qui n’ont pas fait de leur mieux, mais il faut évaluer, je suis là depuis hier et je n’ai pas de programme précis. Je sais que nous voulons construire une équipe qui donnera du fil à retordre à tous. »

Vous vous sentez comme vous a décrit le Wall Street Journal : un Jedi ? Vous pouvez combattre le côté obscur de la force ?
« C’est dur à dire, on peut toujours travailler pour s’améliorer. »

Pourquoi en Italie on préfère aller voir ailleurs plutôt que dans son vivier ?
« Je ne sais pas, moi je préfère ne pas dépenser trop d’argent.

Vous pensez encore que le derby est un match comme les autres ?
« Mais je le dis tous les jours. Pour les tifosi romains c’est différent, pour moi en tant qu’entraîneur je dois travailler comme d’habitude pour les 3 points. Les derby les plus beaux pour moi sont ceux en tribune avec les gens. »

Vous avez peur de la pression des tifosi de la Roma ?
« Non, autre que la peur, je crois que les tifosi seront toujours proche de l’équipe et nous aideront. »

Quand vous avez laissé la Roma en 99 les résultats ne dépendaient pas seulement du terrain. Cela peut se reproduire ?
« J’espère pas, sinon je ne serai pas revenu, car je veux le bien de la Roma. »

Quel pourcentage a l’entraîneur dans la réussite de son équipe ?
« Pour moi l’entraîneur est important, il doit donner un comportement et un jeu à l’équipe, après des équipes n’en ont pas besoin. »

Baldini : « En ce qui concerne les arbitres, la società ne donne de diktat à personne, nous aspirons juste à ne pas souligner plus que ça les comportements externes. Puis si quelqu’un veut dire que l’arbitre a fait des erreurs, nous n’obligerons personne à se taire. Nous préférons l’expression au fichage. »