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Une saison (encore) pleine de regrets

Si l’on constate une légère progression par rapport à la saison précédente (6 points de plus), le bilan général se montre bien décevant, et une nouvelle fois en dessous des attentes fixés en début de saison. Quelles sont les raisons de cet échec ?

Il s’agit tout d’abord incontestablement d’une faillite tactique. En effet le schéma et la philosophie de jeu prôné par le boémien Zdenek Zeman n’aura jamais réellement pris. Si sa touche s’est fait entre-voir dans certaines rencontres (parfois de façon partielle), il a manqué clairement de continuité dans ce domaine. Les gardiens et défenseurs ont commis des erreurs d’inattention, pendant que les milieux de terrain ont manqué de rythme, de mouvements et de pressing. Un manque d’équilibre qui a vu, comme on pouvait s’y attendre, la Roma terminer 3ème meilleure attaque, mais surtout la 16ème moins bonne défense (malgré une charnière Marcos-Castan intéressante sur le papier). Il a aussi semblé que physiquement les giallorossi peinaient à tenir les 90 minutes. En effet bien souvent on assistait à des premières périodes de qualité, avant de sombrer physiquement mais aussi mentalement au retour des vestiaires.

Et cela a souvent amené des remontées au score inattendu, qui ont fait perdre bons nombres de point à la Louve. On pense tout d’abord aux deux défaites 3-2 à l’Olimpico, alors que les romanisti menaient 2-0 au score. D’abord face à Cagliari puis contre l’Udinese. On peut aussi citer les ouvertures du scores contre Parme (score finale 3-2), Sampdoria (1-1) et contre la Lazio (3-2). La Roma n’a que trop rarement su capitaliser son avantage au tableau d’affichage, parfois pas pêché de jeu plutôt que de sécurité. Et pourtant tout n’a pas été mauvais. Quelques grandes prestations resteront dans les anales de cette saison 2012/2013, avec des victoires marquantes. On pense en premier lieu aux victoires 4-2 face à la Fiorentina et contre le Milan à la fin décembre. Mais aussi la victoire face à la Juve (1-0) à l’Olimpico grâce à ce but de Totti, ou encore les succès sur la pelouse de l’Inter ou de la Fiorentina. C’est donc, comme souvent, en premier lieu face aux équipes de sonde partie de classement que la Roma a laissé passer beaucoup trop de points. Si le changement d’entraineur et l’arrivée d’Andreazzoli aura porté ses fruits avec une meilleure moyenne de points, les défaites face à Palerme et le Chievo, ainsi que le nul contre Pescara, ont entaché un bilan qui aurait pu être de très bonne facture pour l’intermittent à ce poste.

Si certains joueurs ont éclos cette saison, avec notamment Marcos et Florenzi, d’autres ont déçu. De Rossi et Pjanic, censé être les maillons forts du milieu de terrain, n’ont que trop peu souvent réalisé des prestations digne de leur niveau. A côté de ça, c’est l’américain Bradley qui a tenu au mieux son rôle dans l’entre-jeu. Si Lamela a terminé la saison avec 15 buts, il a eu un passage à vide important sur la phase retour, tandis que Destro et Osvaldo ont alterné entre les buts et le manque de finition. Comme toujours, du haut de ses presque 37 ans, Totti a tenu la baraque avec 12 buts et 14 passes décisives. Balzaretti aura lui aussi été l’auteur d’une saison décevante, mais pas aidé par les blessures. Pendant que Goicoechea, Piris et Tachtsidis pourraient ne pas avoir la chance de marquer l’histoire du club (positivement) après une saison anonyme.

La défaite lors de la finale de Coupe d’Italie face à la Lazio, il y a tout juste une semaine, aura incontestablement changé la face de la saison, qui aurait pu être sauvé en cas de succès. C’est donc sous une forte déception que les tifosi se tournent déjà vers l’avenir, et espère une saison 2013/2013, où leur Roma retrouvera ses lettres de noblesse…