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Une préparation entre doutes et certitudes

Alors que l’AS Roma a démarré officiellement sa saison le week-end dernier (avec une victoire, 2-0, contre la Fiorentina), le site Cesololaroma.org vous réalise un petit résumé de cette préparation qui n’aura pas été qu’un long fleuve tranquille.

Rudi Garcia n’entre pas dans l’inconnu

L’été dernier, le mister français avait connu de nombreuses difficultés. Un programme de préparation déjà acté avant son arrivée, des joueurs qu’il ne connaissait pas forcément, un projet de jeu et une autorité à installer, un environnement et des médias à mater, mais surtout le traumatisme de la défaite en finale de Coupe d’Italie. Rudi Garcia a également du obtenir des recrues au compte-gouttes, et qui sont arrivés pour la plupart en cours de préparation. Cette été, l’ex-coach du LOSC avait une grande partie de son effectif à sa disposition pour démarrer la préparation au 15 juillet, soit un mois et demi avant la reprise officielle de la saison. L’entraîneur a également posé son emprunte sur la préparation. Après avoir déjà décalé le stage de quelques jours en Floride fin mai, alors qu’il était initialement prévu lors de la trêve hivernale précédente, Garcia a également pris des décisions importantes. S’il n’avait pas le choix sur les dates concernant la tournée américaine, le mister a décidé de marquer son territoire en annulant le ritiro à Riscone di Brunico, qui se faisaient depuis de nombreuses années, et a demandé à la place un ritiro d’une semaine en Autriche, peu avant la reprise du championnat. L’objectif, contrairement à l’été passé, était d’avoir un stage intensif proche de la fin de la préparation.

Une préparation physique plus dure et intensive

Malgré cela, la tournée US ne fût pas de tout repos. D’abord à cause des nombreux trajets en avion, mais aussi du aux nombreux entraînements et un gros travail foncier. Alors qu’en période officiel, il n’y a pas d’entraînement le jour du match et un seul la veille de la rencontre, les joueurs de l’AS Roma s’entraînaient là deux fois la veille et une fois le match du jour du match. Cela explique notamment l’impression de forte fatigue montrée durant les matchs amicaux, et en particulier face à l’Inter qui concluait la Guinness Cup. Si cela a permis au joueur de monter en puissance rencontre après rencontre, cela a eu la conséquence négative d’inquiéter en vue du début de saison. En effet, si les résultats ont été plutôt probants (6 victoires, 1 nuls, 2 défaites), le fond de jeu n’était lui pas vraiment présent, et cela n’inaugurait rien de bon à quelques semaines du premier match face à la Fiorentina. Malgré tout, comme en début de saison dernière, la Louve finissait généralement mieux ses rencontres qu’elles les commençaient. En effet, sur les 21 buts marqués durant ces matchs amicaux, 14 ont été inscrit en seconde période (soit les 2/3) et 7 l’ont été en première mi-temps (soit 1/3). Il faudra voir lors des matchs de Champions League si cette préparation portera ses fruits.

Les polémiques concernant les retards de Gervinho et Maicon

Certaines polémiques individuelles ont probablement un peu entaché le mental du groupe de Rudi Garcia tout au long de cette préparation. Cela a notamment commencé par l’ivoirien Gervinho. Eliminé dans les arrêts de jeu de la phase de groupes du dernier Mondial, le n°27 giallorosso avait bénéficié de quelques jours supplémentaires de repos, retardant notamment son départ pour les USA. Problème, un souci de passeport et de visa retarda chaque jour cette partance, à un point qu’il restera finalement à Trigoria pour attendre le retour de ses coéquipiers. Si certains ont mis en doute le sérieux et professionnalisme de l’ex-Arsenal, le joueur s’est cependant présenté dans une excellente condition physique, se retrouvant même rapidement l’un des joueurs les plus affûtés. Polémique également autour de Maicon, qui ne fera son retour à Trigoria qu’au 12 août, soit également un mois après la sortie du Brésil au Mondial (4ème place), comme le stipulait cependant l’accord avec les dirigeants. Pour éviter tout problème physique, un parcours de reprise spécifique lui a été proposé, avec l’objectif d’être apte pour affronter Empoli le samedi 13 septembre. A cause de cela, les rumeurs ont donc été nombreuses. Le joueur a cette nuit joué 90 minutes avec le Brésil, et sera donc proche d’être à 100% lors de son retour à Rome jeudi.

Le cas Benatia, et les trois arrivées au même poste

Si le 11 type ne va finalement que peu bouger, le départ d’un cadre aura cependant tenu en allène le mercato giallorosso lors des dernières semaines. Annoncés du côté de Manchester City en fin de mercato, les négociations sont ensuite rentrées dans le vif du sujet avec le Bayern Munich, après le 15 août. Cela a pu perturber le groupe de Rudi Garcia, notamment suite aux rumeurs incessantes sortant quotidiennement dans les médias, mais aussi car ce départ tardif a provisoirement bloqué le mercato défensif de la Louve. Ce départ en Bundesliga, contre 26 millions d’euros + 4 millions de bonus), a donc permis d’engager le jour-même le grec Kostas Manolas, puis dans les dernières heures du mercato le français Mapou Yanga-Mbiwa. La Roma perd donc un joueur clé de son dispositif de la saison passé, mais remplace donc l’international marocain par l’arrivée de trois joueurs expérimentés au même poste (avec également Davide Astori). Associé au prêt d’Alessio Romagnoli à la Sampdoria, cela offrira plus de choix et de possibilités de turnover pour le mister.

Une première réussie face à la Fiorentina

Ce match face aux hommes de Vincenzo Montella devait donc servir de baromètre pour confirmer les doutes des dernières semaines, ou bien au contraire renforcer les convictions et certitudes d’un groupe qui s’est consolidé et renforcé (notamment la profondeur de banc) par rapport à la saison dernière. La Louve débutait cette rencontre avec 4 recrues (Kostas Manolas, Davide Astori, Ashley Cole et Juan Iturbe), mais surtout 75% de la défense entièrement refondée. Malgré cela, les cadres Morgan De Sanctis ou Daniele De Rossi ont su hausser la voie pour guider la barque. Les hommes de Garcia réalisent même une première mi-temps de haute volée, avec une ouverture du score largement mérité (par Radja Nainggolan), et où le tableau d’affichage aurait pu montrer un écart plus conséquent. Fatigue ou stratégie, la Roma laisse le ballon à la Fiorentina durant la seconde période, et se fera peur à quelques reprises, n’étant notamment pas capable de se mettre à l’abris sur des contres-attaque. La délivrance n’arrivera qu’à la 93ème, avec le but de Gervinho.