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Une petite mine d’or nommée Primavera

Pour fêter dignement le Scudetto 2010/2011 de la Primavera Roma, Cesololaroma fait un retour sur l’effectif qui constitue le vivier giallorosso, et notamment ses pépites qui pourraient constituer un petit trésor pour le futur. Surtout avec l’arrivée de Luis Enrique, réputé pour faire confiance aux jeunes.

Un mur défensif

Guidé par un grand Pigliacelli, la défense giallorossa a su tenir la barre. Lui qui fût déjà l’un des principaux artisans du Scudetto Allievi et qui participa au ritiro l’an dernier, a montré à diverses reprises la panoplie de ses qualités. On se souviendra notamment de son penalty arrêté lors du 7-1 face à la Lazio. Seule petite ombre au tableau, de celui qui sera sûrement le 3ème gardien l’an prochain : Une finale de Coupe d’Italie Primavera où il fût légèrement fautif sur certains buts encaissés. Le plus âgé Pena n’aura joué lui que deux petits matchs. Pendant que le gardien des Allievi, Proietti, aura disputé une seule rencontre, lui permettant d’ajouter ce titre à son palmarès.

Le patron et le boss de la défense se nomme sans aucun doute Antei. Un vrai mur. Celui qui est considéré comme le meilleur central depuis de nombreuses années a éclaboussé les matchs de sa classe. S’il fallait retenir que deux ou trois joueurs pour le futur, il en ferait à coup sûr parti. L’autre bonne surprise se nomme Sabelli. Lui qui n’avait pas participé à la finale du Scudetto Allievi pour blessure s’est donc rattrapé à merveille en bridant de belle manière son couloir droit, lui valant le droit à une convocation avec Montella. Les deux grands frères de la défense se nomment Mladen et Frascatore. Pas les plus talentueux de ce secteur de jeu, mais leur expérience aura été fortement utile, notamment sur la fin de saison. Frascatore se sera notamment fait remarquer avec son but lors de la finale de Coupe d’Italie. Peu de chance cependant de voir ces deux là au haut niveau à la Roma.

Le remplacent de luxe, et fort probablement le patron de la prochaine saison, est sûrement le surnom idéal de Orchia. Barré par des joueurs plus âgés que lui, il aura cependant toujours étonné lorsqu’il fût sur le terrain. Il est d’ailleurs un des rares Under 18 a avoir passé une partie de la saison sur le banc, prouvant la qualité de cette équipe. Nous ne développerons pas les Amendola, Barba, Caratelli, Carboni, De Prosperis, Corsi et Rosato (vice-capitaine des Allievi), qui ont peu joué cette saison, mais qui pourront cependant prouver leur valeur l’an prochain avec la Primavera.

Un milieu de terrain qui maitrise le jeu

La paire de récupérateur aura été sans aucun doute un des atouts majeurs de la réussite giallorossa. D’un côté Viviani le récupérateur, qui a su capturer un nombre incalculable de ballons et être l’homme de la première relance, tout comme son importance dans l’apport offensif avec notamment 7 buts marqués (que ce soit sur frappes lointaines ou coup franc). De l’autre Florenzi le relayeur. Le capitaine et aîné de ce crû aura été immense, en témoigne notamment son total de 15 buts cette saison. On le compare au Pizarro de l’équipe première. A déjà 21 ans, Florenzi ne devra pas manquer son prêt de l’an prochain pour ne pas manquer le dernier wagon. Le troisième larron de ce milieu de terrain est le meneur de jeu Ciciretti (suivi par Manchester U l’été passé). Le joueur sûrement le plus attendu étant donné sa grosse saison passée en Allievi. Cependant le numéro 10 aura eu du mal à s’imposer dans ce championnat plus physique, malgré sa technique et sa vision hors-pair. S’il progresse dans certains domaine il aura sûrement un très bel avenir devant lui.

Cependant la Primavera de l’an prochain a de la ressource, avec un trio Allievi qui aura joué certes que quelques matchs, mais qui laisse présager un avenir radieux. Tout d’abord Falasca, qui aura donc la lourde tâche de faire oublier les cadors du milieu de terrain. Cependant il a toutes les qualités pour s’imposer. La vraie pépite de ce secteur se nomme Verre. Le capitaine Allievi, et le plus jeune cette saison en Primavera, aura certes peu joué étant donné son importance avec les Allievi mais il a déjà su montré de très belles choses. Capable d’évoluer en 6 comme en 10, il devrait donner une palette de choix intéressante à De Rossi l’an prochain. LE joueur à suivre dans ce secteur. Le troisième se nomme Politano. Régulièrement entré en fin de match pour brider la recontre grâce à sa technique il devrait voir son temps de jeu grandir l’an prochain. On retiendra aussi les rares apparitions de Viscontini.

Une attaque de dynamite

LE joueur à retenir de ce secteur est incontestablement Caprari. Moins connu que Ciciretti il y a un an, il a véritablement explosé cette saison, et a surclassé le championnat avec Antei. Caprari a mis sa technique et sa finesse au sens du collectif. Un pied droit en or massif qui lui aura valu le droit d’être trimbalé en Europe et dans toute l’Italie par Montella. A revoir très vite dans l’équipe première. Son pendant côté droit est Dieme. Avant-centre de formation, le franco-sénégalais a du se déplacer dans le couloir pour obtenir du temps de jeu. Cela ne lui aura pas empêché d’enfiler les buts comme des perles en début de saison avec un total de 11. Il aura su également se diversifier, en offrant notamment deux passes décisives à Montini dans la phase finale. Montini justement. Lui que l’on compare à Vucinic pour sa conduite de balle, lui ressemble également dans son irrégularité. Un début de saison à oublier, Montini est cependant monté en puissance, et fût le héros de la phase finale avec 5 buts en 3 matchs.

Le remplacent de luxe dans ce domaine se nomme Piscitella. Il sera sans aucun doute l’homme à surveiller l’an prochain, et sûrement le successeur de Caprari. 13 titularisations, et tout le reste rentrée en cours de jeu, Piscitella a su débloquer les fins de match grâce à son explosivité et sa technique au dessus du lot. A retenir également Thiam, qui aura brillé en tout début de saison (4 buts en 7 matchs) et Leonardi, qui devrait prendre la relève de Montini l’an prochain. On citera pour finir les Bezziccheri, Bongiovanni et Buscia.

Le sorcier magique qui créa l’alchimie

Il ne faudra cependant pas oublier de citer l’entraineur de cette génération : Alberto De Rossi. A son poste depuis de très nombreuses saisons, le papa de Daniele a une nouvelle fois montré sa qualité de gestion d’un jeune groupe. Il n’aura notamment pas été facile d’intégrer une bonne dizaine de classe 93 pour la plupart en tant que titulaire. Cette stratégie de sur-classer les jeunes joueurs pourrait s’avérer une tactique payante dans le futur. De Rossi a su développer un football offensif permettant de contre-carrer les plans de la surprise de la saison, Varese.

Une saison donc à encadrer pour cette Primavera Roma version 2010/2011 qui aura remporté le Scudetto, finaliste de la Coupe d’Italie, ainsi qu’un bon tournoi de Viarregio. Cela suit donc la logique du Scudetto Allievi de la saison précédente. Espérons un cru aussi bon l’an prochain.