Site AS ROMA

Une année à Olimpico, vu par le site CSR

C’est une nouvelle rubrique que le site CSR vous propose depuis ce début de saison, après le succès de « l’article-story » du derby face à la Lazio : Une description des rencontres se disputant au Stadio Olimpico, vu par l’oeil d’un membre du site (Edo). Revivez cette rencontre face au Torino comme si vous y étiez.

Beaucoup d’émotions ont été offertes au public depuis le début de la saison. Mais pas toutes apparemment.
C’est la pensée qui traverse l’esprit de beaucoup d’entre nous hier soir, à un moment avancé de la soirée.

Mais retour 2 heures auparavant.
Aujourd’hui, le club nous offre une petite cérémonie avant le match. Rien d’exceptionnel, mais ça fait toujours plaisir de voir les légendes du club que sont Giuseppe Giannini et Sebino Nela. Malheureusement, pour d’évidentes raisons, ils ne peuvent pas être accompagnés par l’un des autres nominés de la Hall of Fame de cette année, Vincenzo Montella.
Le neveu d’Attilio Ferraris IV, premier capitaine de la Roma, complète le tableau.
Après avoir fait un tour du stade, ils bénéficient d’une belle ovation sous la Curva, sous le yeux du président James Pallotta qui est présent à Rome pour présenter le projet de nouveau stade.

C’est une belle équipe, un peu malchanceuse dernièrement, qui est en déplacement à Rome ce soir. Le Torino de Ventura a l’une des plus belles attaques de la Serie A, avec la paire Cerci-Immobile qui pourrait très bien se retrouver au Mondial brésilien cet été.

Dès l’avant-match, Ventura est copieusement sifflé, et même insulté par le public. Certains comme moi, respectant et appréciant ses qualités d’entraîneur, se refusent à suivre le reste du public.
Ah oui, en cet avant-match, à signaler encore une fois deux crétins dans le secteur à notre gauche qui tentent de faire partir des chants anti-napolitains. Pitoyable, et de toute façon cela n’aura aucun succès.

Ce soir, on est mardi, et l’Olimpico est donc loin d’être plein. Mais contrairement à l’impression que cela semble avoir laissé à travers les télévisions, il y a une bonne ambiance.

Le match débute, le rythme n’est pas très élevé comme souvent cette saison. Garcia préfère user l’adversaire plutôt que d’accélérer trop brusquement le rythme.
Rapidement, toute la Curva Sud crie au scandale lorsque de l’autre côté du terrain Maicon semble devoir obtenir un penalty. Bergonzi, toujours hué par notre public lorsqu’il vient à Rome, ne bronche pas.

De l’autre côté, Immobile est souvent mis hors-jeu par la défense. Cerci ne réussit pas à percer notre défense, muselé par un Castan encore une fois excellent. Et ce soir, en l’absence de Benatia, c’est lui le patron de la défense. Il n’y avait rien de mieux que ces 2 superbes retours sur l’ancien romain pour nous le montrer.

Comme le répète bon nombre de personnes assises à nos côtés, c’est toujours à l’Olimpico que les gardiens adverses les plus médiocres viennent accomplir des miracles.
Ce soir, c’est au tour de Padelli, qui va refuser le but d’abord à Totti, puis ensuite à Destro et Pjanic.

Cette Roma n’est pas flamboyante, ne presse pas assez les turinois (à tel point qu’on voit parfois tout notre onze derrière la ligne médiane), mais elle se crée des occasions franches.
Ce serait bon d’arriver à la mi-temps en ayant pris l’avantage…alors que les Forza Roma facci un go’ (Allez Roma marque un but) se font entendre avec plus d’insistance, Gervinho recentre une de ses remontées balle au pied. Personne ne l’arrête, et en bout de course il sert la balle à Destro qui, légèrement hors-jeu, ouvre la marque. 1-0. Et déjà 9 buts pour Mattia Destro cette saison.

Mi-temps, 1-0. On espère que le plus dur a été fait.
A signaler sur cette première période les prestations particulièrement médiocres de Totti et Nainggolan, tout deux incompréhensiblement mauvais dans la précision des passes. En ce qui concerne le capitano, s’ajoutent des balles stupidement perdues, et ces dernières semaines ces épisodes commencent à se répéter trop souvent…
Leur mauvaise prestation se confirmera au cours de la seconde période.

Bon retour de De Rossi, et prestation intéressante de Toloi, qui profite à fond de l’occasion laissée par Garcia.
Destro a marqué,c’est ce qu’on lui demande. On ne le verra plus en seconde période.

La seconde période reprend sur un faux rythme, toutes les tribunes semblent encore endormies. Et le Toro va en profiter…
Transversale pour Immobile dans le dos de la défense. Superbe volée sans rebond, De Sanctis ne peut rien faire et ne tentera rien. C’est l’égalisation, 1-1.
Personnellement, je n’ai pas vu la passe, mais j’ai reporté mon regard sur le jeu au moment de la retombée de la balle. Le but, je l’ai donc vu. Pas comme certains de mes voisins, qui vont me demander « Che è successo ? Che è successo ? » (Qu’est ce qu’il s’est passé ? Qu’est ce qu’il s’est passé ?).
Franchement, au stade, ya rien de pire que de devoir expliquer un but aux inattentifs. Surtout quand c’est le but de l’égalisation de l’équipe adverse.

Ce but réveille la Curva, qui reprend de la voix. L’équipe, elle, n’arrive pas à repartir. Seulement une tête de Nainggolan peu avant l’heure de jeu sera à se mettre sous la dent.
Ventura a quant à lui l’impression d’avoir parfaitement réussi son coup. La Roma s’ouvre, et les turinois ont de très bons contres à jouer.
Sur les suites d’un de nos corners, Cerci va manquer le 2-1. Probablement le contre le plus dangereux que la Roma ait eu à subir cette saison, les adversaires se retrouvant à 4 contre 2.

Totti et Romagnoli laissent leur place à Ljajic et Bastos. On attend du brésilien qu’il prenne plus de risques que Romagnoli. Au final, il en prendra encore moins, et se montrera beaucoup moins rassurant en défense. Ljajic, légèrement sifflé à son entrée, tirera quant à lui un coup franc à côté.

On ne semble pas capable de battre nos adversaires. Une belle frappe de Toloi nous donne espoir d’assiéger pour les dernières minutes la cage turinoise. De l’autre côté, c’est Kurtic qui est à deux doigts de réussir le coup parfait, mais il manquera de manière inexplicable le cadre.

Finalement, un siège a bien lieu en fin de match. Florenzi entre à la place d’un médiocre Nainggolan, et l’équipe passe en 4-2-3-1.

Les arrêts de jeu commencent, comme prévu ils sont de 3 minutes.
Gervinho, dont le niveau a considérablement chuté au cours de cette seconde période, et qui a loupé quelques minutes avant une très bonne occasion, se retrouve une nouvelle fois dans l’axe.
Il sert Florenzi sur la gauche, qui déborde la défense et semble avoir de la place pour tirer.
Le public retient son souffle… le tir est fait. De notre position, la balle semble nous arriver dessus. Avant cela, c’est le filet du but qu’elle va faire vibrer.
Enfin ! Le but de la victoire dans les arrêts de jeu !
Nous sommes revenus au début de mon récit, et la réponse est là : Celui-là, on n’y avait pas encore eu droit ! Le but de la victoire dans les derniers instants. On avait eu droit à celui de la déception, marqué par Berardi face à nous lors du match face à Sassuolo.

La Curva s’embrase, tout le monde se saute dessus. Ce but rentre directement dans le Top 3 de ceux les plus beaux à fêter, aux côtés de Balzaretti face à la Lazio et Gervinho face à la Juve.

Bergonzi ne tardera pas à siffler la fin du match. Une victoire dans la douleur, peut-être même pas méritée au regard de la deuxième période, mais une victoire quand même !
Et ce but de Florenzi sera peut-être celui qui nous offrira la Ligue des champions l’année prochaine.

Bonne semaine, et à la semaine prochaine, pour les rencontres face à Parma et l’Atalanta.

Edo