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Une année à Olimpico, vu par le site CSR

C’est une nouvelle rubrique que le site CSR vous propose depuis ce début de saison, après le succès de « l’article-story » du derby face à la Lazio : Une description des rencontres se disputant au Stadio Olimpico, vu par l’oeil d’un membre du site (Edo). Revivez cette rencontre face à l’Udinese comme si vous y étiez.

Enfin !

Entre les matchs reportés pour la pluie, les suspensions de virages qui ont transformé mon abonnement en une belle arnaque, cela faisait plus de 2 mois que je n’avais plus la possibilité d’aller au stade. Une éternité en cette période de la saison.

Le dernier match, c’était la belle victoire en quarts de Coupe face à la Juve, dans l’Olimpico le plus chaud de la saison.

Depuis, les aléas ont compliqué notre belle saison. Les multiples blessures, l’élimination en Coupe, les derniers espoirs de titre envolés font que nous abordons ce match face à l’Udinese avec un seul objectif : préserver la deuxième place du championnat.

Lundi soir oblige, ce n’est pas l’Olimpico des grands rendez-vous que l’on a devant les yeux. Mais bon, l’équipe retrouve sa Curva, dont on a pu noter l’importance lorsqu’elle n’était pas là, notamment pour le match face à l’Inter.
Les joueurs arborent un maillot orange durant l’échauffement, en l’honneur du dernier des blessés, celui qui a la blessure le plus grave, et celui qui nous manquera probablement le plus, Strootman.

Retours de Dodô et Totti dans l’équipe-type. Taddei a le rôle de sentinelle devant la défense. Quand on y pense, c’est assez marrant de le voir encore titulaire chez nous, en 2014. Pour le poste, plus rien ne peut étonner. Le prochain endroit auquel on le verra pour dépanner, ce sera probablement les cages.

Le trident d’attaque est assez étrange, avec Totti Destro et Gervinho qui s’alternent régulièrement, on voit souvent Destro sur le côté, et même plus en arrière pour les tâches défensives.

Pour transpercer la défense de l’Udinese, pas 36 solutions. Si les tirs de loin de Destro et Benatia ne rentrent pas, il faudra se résoudre à essayer de passer à travers balle au pied.
C’est ce que va faire Pjanic, qui semble en grande forme en ce début de match. Après avoir amené la balle dans la surface, il sert Gervinho pour sa spéciale : louper l’immanquable. Pour une fois, ce n’est pas le renard Destro qui est là, mais le dieu Totti, qui va ajuster tranquillement pour la mettre au fond. 1-0.
Deuxième but du Capitano devant son public cette année, trop peu encore, du coup on en profite dans les célébrations.

Plus tard, un Gervinho en forme ce soir malgré les occasions ratées, coupe la défense sur une belle passe en profondeur, Destro récupère, dribble Scuffet, et marque le but du 2-0. Cette année pour la Roma, tout le monde pense que l’affaire est pliée.

Pourtant, cette équipe ne semble plus être celle du début de saison, si sûre d’elle et si concentrée. Déjà après le premier but, De Sanctis avait dû accomplir une belle parade pour sauver l’équipe de l’égalisation. Après le 2-0, c’est un arrêt de grande classe qu’il doit sortir sur une frappe de son ancien coéquipier Di Natale.

Un centre mal repris par Destro conclue cette première mi-temps. Au retour des vestiaires, la fébrilité défensive de la Roma se fait sentir. Totti, qui réclame une faute, perd la balle dans le rond central, Pinzi avance, et d’une belle frappe à l’entrée de la surface remet officiellement l’Udinese dans le match.

Quelques minutes plus tard, le fantôme de la Roma zemanienne semble sortir de sa tombe quand Nainggolan loupe complètement son intervention, permettant à Di Natale de se retrouver seul face à De Sanctis. Encore une fois, notre gardien doit se surpasser pour maintenir la Roma devant au score.

La chance semble être avec nous, et Torosidis mène la balle dans l’axe pour la troisième fois en quelques minutes. Superbe tir qui va mourir dans le petit filet frioulan, 3-1.
« Un giorno raccontero’ ai miei nipotini che ho visto dal vivo un gran gol di Torosidis », exulte mon pote Andrea. (Un jour je raconterai à mes petits-enfants que j’ai vu de mes propres yeux un beau but de Torosidis)

Match terminé ? Et ba non, il faut croire. Sur un corner, De Sanctis commet sa première erreur de la partie, après avoir encore sauvé une balle de but quelques instants auparavant.
Il renvoie une tête comme si la balle était une patate chaude, offrant de fait un assist à Basta. 3-2.

Florenzi loupe ensuite le but du break définitif devant la cage vide. Dans notre secteur, certaines personnes commençaient déjà à exulter après avoir vu le filet trembler, mais la balle est belle et bien passée au dessus.

L’Udinese ne sera plus véritablement dangereux, fin du match, et on peut constater les changements de cette Roma. Une chute de concentration évidente, probablement due à une baisse de la forme physique considérable, par rapport à celle excellente du début de saison.

On s’est mis en danger nous-même, répète Rudi. Il ne faudrait pas que cela se reproduise, car il reste mine de rien dix matchs avant la fin de la saison. Et les napolitains ont beau avoir un match en plus, la chance est de leur côté, et ils sont juste derrière.

A signaler qu’à la fin du match, certains crétins entonnent dans notre secteur des chants anti-napolitains. Ils n’ont toujours pas compris que certaines personnes tiennent à leur abonnement, même pour le peu de rencontres qu’il reste à voir.

Après tout ce temps, ça m’a fait plaisir de vous relater encore une fois ma soirée au stade. Rendez-vous dans quelques jours pour le match face au Torino.

Edo