Un scénario à la Hitchcock

Un vrai match fou ! Les tifosi de l’AS Roma ont une nouvelle fois vécu une soirée riche en émotions. Malheureusement, comme souvent, la donne finale a encore une fois été en défaveur des giallorossi. Une défaite 2-1 à la dernière minute, contre le cours du jeu, qui risque de faire mal aux têtes.

Et tout semblait pourtant bien commencer, avec une entame de match parfait des giallorosso, qui d’entrée de jeu maitrise le ballon et le terrain. Le 4-3-3 utilisé par Luis Enrique, avec un trident Lamela-Bojan-Borini permet d’amener une forte mobilité. On assite dès lors à un vrai attaque-défense avec un Genoa qui se content de défendre devant sa surface. Si Bojan a du mal à se mettre en évidence, Lamela lui apporte sa fougue et sa vivacité, dès qu’on lui laisse le moindre espace. Malgré une possession de balle flagrante, les occasions sont peu nombreuses. Gago et Pizarro tentent le plus possible d’aérer le jeu de part leur touché de balle, mais souvent en vain. On retiendra cependant une énorme occasion de la tête de Gago, sur un centre de Perrotta, que Frey stoppe à bout pourtant. Les giallorossi continue de pousser, pour enfin marquer ce but qui débloquerait le match. Mais comme cela arrive souvent, quelques minutes avant le match le ciel va nous tomber sur la tête. Sur une relance annodine, Palacio s’échappe dans le dos de la défense côté gauche, fixe intelligemment Heinze et centre pour Jankovic qui n’a plus qu’à tromper Stekelenburg. Une vraie farce pourrait-on dire, au vue de cette première mi-temps dominé d’un bout à l’autre.

Luis Enrique rentame la seconde mi-temps avec les mêmes joueurs. Et, malgré toujours une forte domination, le Genoa se montre encore plus compact derrière, réduisant encore plus les espaces. Un vrai calvaire. Malgré les tentatives de changements d’ailes pour déstabiliser ce bloc, rien n’y fera. Mais Frey y sera encore pour beaucoup, avec notamment un immense arrête sur une frappe de Gago, encore lui. Une malédiction. Le mister espagnol tente alors le tout pour le tout en faisant rentrer Borriello et Osvaldo, et en gardant trois défenseurs. Et ce choix finira par payer. Borriello récupère un ballon dans la surface, du bas de l’épaule, se bat comme un lion et centre à l’arrachée au seconde poteau. Le jeune Borini surgit de nul part et propulse le ballon au fond des filets, pour son première but giallorosso. On se dit alors qu’avec encore 10 minutes à jouer la victoire est jouable, permettant alors de revenir à deux petits points du leader. Alors que l’AS Roma continue tant bien que mal d’attaquer, une nouvelle fois la louve va se faire piéger, suite à un corner bêtement concédé. Sûrement déstabilisé par l’envie de vite repartir vers l’avant, Kucka se retrouve étrangement seul au second poteau, et n’a plus qu’à battre le gardien hollandais. Catastrophe.

Une défaite totalement illogique, mais qui va devoir servir pour tirer certains leçons et progresser. Car tout n’est pas à jeter. Le jeu a été là et de très belle manière. Il faudra très vite relever la tête, samedi à 18h face au Milan. Déjà dos au mur…