Toutes les séries ont une fin…

La Roma n’avait jamais perdu un Derby sans Totti. Reja avait lui toujours perdu. Et surtout la Roma restait sur la célébre manita. Mais ce soir la Roma s’est inclinée 2-1 dans le Derby della Capitale.

 Au coup d’envoi, le stade est chauffée à blanc. Totti est absent côté romain, mais on s’en inquiète guère. Les statistiques nous rassurant sur ce point. Le début de match est tendu, la Lazio semble prendre le dessus, mais très vite sur une louche sublime de Pjanic, Osvaldo oublié par les défenseurs vient donner l’avantage à la Roma ! Et pour son premier derby on peut dire qu’il fait fort ; en effet, en soulevant son t-shirt il dévoile un message aux laziali et un hommage au Capitano absent : « Vi ho purgato anch’io !« . Le match commence donc de la meilleure des façons. Mais très vite, l’ambiance Derby reprend le dessus, le match devient très tendu, les mauvais gestes apparaissent et le corps arbitral ne donne pas l’impression d’avoir le match en main. Sur un très mauvais geste qui aurait pu lui coûter un rouge, Rosi se blesse et doit laisser sa place à Cassetti à la 26 ème. La minute d’après, sur un contre magnifiquement joué entre Bojan, Pjanic, Angel et Osvaldo, l’italien manque le break à bout portant. Un premier tournant. La Roma ne se procure plus d’occasion lors de cette période mais contrôle bien les assauts laziali derrière grâce à un Heinze en grâce et un bon De Rossi. Kjaer et Stekelenburg sont eux assez hésitants et n’inspire pas franchement confiance. La mi-temps est sifflée après 3 minutes de récupération et jusque là dans un match haché et pauvre en occasion, la Roma avait su tirer son épingle du jeu.

  La seconde mi-temps débute par une forte domination laziale qui fait le siège du camp romain. Et Kjaer, qu’on s’entait fébrile, commet une faute inutile sur Brocchi en retenant son bras sans jouer le ballon une seule seconde dans la surface en position de dernier défenseur. Double sanction avec une Roma réduite à 10 (entrée de Burdisso pour Perrotta) et but d’Hermanes sur penalty. Nous jouons alors la 50 ème minute. Le grand tournant du match. A partir de là, la Roma est acculée dans son camps et n’arrive plus à ressortir le ballon. Mais elle tient le coup grâce à un super Heinze présent dans tous les bons coups. Ainsi plus le temps passe, plus la Lazio se fait pressente et sur un enchaînement de corner, elle est toute proche de prendre l’avantage quand une tête de Klose touche la transversale. Luis Enrique comprend qu’il doit tenter quelque chose et sort Bojan, peu en vue finalement, pour Pizarro. Le changement s’avère astucieux car la Roma reprend un peu le contrôle du milieu de terrain et se montre même dangereux sur un contre. Mais ce n’est qu’une illusion. La Lazio a définitivement mis la main sur la partie. Et il faut un super Heinze, un Stekelenburg présent et surtout un peu de chance pour que le Derby ne tourne pas en leur faveur. En effet, Cissè touche le poteau sur une belle reprise à la 81′. Entre temps, le défenseur argentin s’était montré déterminant sur trois offensives dangereuses. Mais ce qui devait arriver, arriva et alors que tout le monde pensait que c’était fini, Klose donne la victoire aux siens à la 92′. Pour son premier derby, Luis Enrique qui s’est demené comme un beau diable tout le match ne méritait pas ça.

  Ce match a donc brisé toutes les séries en court. Mais plus que ça, il offre la suprématie de Rome à la Lazio jusqu’au prochain Derby. On retiendra quand même le but et le geste d’Osvaldo. Pour le reste, c’est à oublier…