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Spalletti: « Voila ce que je pense des journalistes »

A la veille de cette 29ème journée de Serie A et la réception de Sassuolo, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« J’ai vu de très bonnes intentions et de la disponibilité pour tout régler après une défaite du genre. La lourdeur des duels quand tu sors défait fait encore plus mal. Il y a eu de nombreux coups à régler, à voir ce que ça donnera. Vous l’avez vu aussi à la TV, qu’Edin a pris un coup de pied et un coup au visage, il y a eu d’autres duels, cependant pas de véritables blessures pour le moment. L’entraînement d’aujourd’hui sera fondamental pour voir si les sensations ont bonnes. Il n’y a pas de situation à approfondir ».

Ca peut être compliqué de redonner de la motivation aux joueurs ?
« D’après moi il faut se dire la vérité, toujours dire ce qu’on pense. Il faut se confronter, être réalistes et analyser ce qui s’est passé. C’est un de ces matchs, celui que l’on a joué, et hier il y a eu un de ces jours où tu as la sensation d’avoir tout perdu, de douter pour savoir si tu dois allumer la lumière de la salle de bain ou pas. C’est une défaite qui fait mal, qui touche. Puis il faut analyser la chose de façon correcte, tu te rends compte que le match a montré que tu as tout entre les mains. La barre des possibilités de l’équipe est celle-là, il y a des possibilités importantes, belles. C’est vrai qu’il te manque cette compétition, mais ce fut déterminé par un match que tu avais mérité. Les joueurs, les professionnels de la Roma avaient mérité. C’est le match que je voulais qu’on joue, ils l’ont bien fait. Puis il y a eu ces résultats qui laissent sans souffle, cependant les discours doivent être fait de manière correct. Ca c’est le niveau de football que l’on peut faire nous, surtout contre une équipe forte comme eux. Si tu tires 25 fois au but, ce qui est un record, c’est un signe que l’équipe a vraiment bien joué. Puis elle a concédé quelque chose, où peut-être on s’est un peu trop fait prendre dans ce qui pouvait être le temps restant, car on a perdu des ballons où ils ont pu contrer. Le Barça a gagné avec 6 en faisant un match avec 20 tirs au but. Tu dis que les joueurs ont mal joué ? Non, je dis que 25 tirs au but c’est beaucoup. Je dis qu’ils ont été bons. Et je me souhaite que dans les prochains matchs ils refassent aussi bien. S’ils jouent ces matchs on gagnera et on restera en Europe. C’est ça la substance des faits, un match tu peux perdre et il te montre que tu es présent, que tu es fort mentalement pour aller au delà de moments compliqués comme tout le monde en a et comme il y en aura toujours dans le football, dans un championnat dur comme le notre. C’est l’analyse qui est sortie du match quand on en a parlé, les joueurs ont la sensation d’avoir tout perdu, après l’analyse fut correcte et nous nous tentons d’être à nouveau ceux de ce match demain soir. Ca ne sera pas facile, mais je vois la direction. Hier beaucoup ont tout de suite fait du défatiguant dehors, ils ont voulu sortir plutôt que rester dedans. Aujourd’hui, dans l’appel au docteur que je fais toujours, personne qui est en retrait ou qui a besoin de récupérer. Ce sont des détails importants, fondamentaux pour avoir à faire à des joueurs qui en ont, de niveau qualitatif, pro et humain, en ayant sur le dos une ville comme Roma et une tifoseria comme celle de la Roma ».

Votre jugement sur Sassuolo et Di Francesco ?
« Avant tout, Di Francesco vous le connaissez mieux que moi, c’est un garçon exceptionnel, un pro de qualité absolue. L’an dernier il a fait un très grand championnat, au delà des prévisions. Cette année il a eu un moment où il a été en difficulté, mais il a une équipe forte entre les mains. Ce qui est arrivé est normal, c’est une chose qui est déterminée par la qualité exprimée l’an dernier. Ce n’est pas facile de tenir Sassuolo à ce niveau là, il y a aussi les autres. Le même discours vaut aussi pour nous et pour cela qu’on peut avoir ce moment où les choses ne vont pas aussi bien. Mais ils ont des joueurs forts, qu’on a observé comme Defrel, ils ont Berardi qui est un joueur de très grand talent, ils ont un jeu d’équipe, ils mettent en évidence une façon de travailler et jouer qu’ils ont bossé pendant 2 ans avec le même design tactique et de qualité. C’est une équipe qui a une vocation offensive, qui sait faire des passes, verticaliser. C’est une équipe forte, dans un moment où toute leur qualité ne sont pas mises en évidence ».

Manolas et Rüdiger ne sont pas bons dans la possession. Comment ça s’améliore ? Que doit faire un entraîneur pour améliorer la possession ?
« Il y a des moments de concertations, de dialogue. Quand on parle de commander le match, on voit que les équipes fortes commencent de derrière. La priorité est de chercher le gardien avec les pieds, Barcelone a fait reculer Mascherano, on en a parlé avec De Rossi et c’est une bonne idée. Les équipes qui le font le mieux sont Napoli et Juventus, nous on doit s’améliorer, même si Rudiger sait le faire, Fazio sait le faire, Jesus sait le faire. Nous on a pas eu le temps de travailler sur qu’il fallait pour être au top. On a des marges d’améliorations effrayantes. Je lis une analyse générale où c’est partiel ce type d’analyse, c’est pas à 360°. Quel temps on a eu pour travailler avec ceux-là pour être au niveau des autres clubs ? On entre dans une lecture plus profonde et correcte et on voit que Rudiger allait mal, Fazio est arrivé une semaine avant le championnat, Vermaelen et Peres un jour avant, Jesus une semaine, dans les derniers jours de Pinzolo. Mario Rui s’est fait mal, quand tu le remets tu dois le voir penser comme y travailler. Dans la période initial on a pris trop de buts, maintenant la défaite est toute autre. Du temps est passé, mais on y a peu travaillé. Quand les matchs sont aussi proches tu ne t’entraînes pas, tu peux t’entraîner individuellement et être à disposition, mais si tu ne fais pas de 10 vs 10, de distance, de contres, de rythme, aujourd’hui on ne peut pas s’entraîner à des rythmes élevés. Alberto De Rossi nous envoie toujours des gens, une des choses serait de prendre une équipe de jeune et de la faire jouer contre nous et même ceux qui ont pas joué pour les mettre dans une situation réelle. L’autre soir la défense je l’ai vu parfaite, à des moments on a fait du 3 vs 3 dans des positions différentes et c’était attaque contre défense qu’on a déterminé. On a été 30 mètres plus haut en tant qu’équipe, on était toujours sur eux, on a étouffé des tentatives de contre, sinon on a été contraint de retourner dans la surface, très peu pour ce type de match. On a pas été bon dans la seconde période sur ce point, avec un discours différent. Cependant on a bien fait tant de choses, ce niveau de qualité est un discours pour lequel il faut du temps. C’est un discours à faire et à exercer, après y avoir travailler un peu on voit la différence entre juin et maintenant. Puis il y a ceux qui ne veulent pas le voir, cependant cette question est correcte, les registi maintenant ce sont les centraux qui les font en arrivant jusqu’au milieu du terrain. A certains moments où on les a contraint à être très resserrés avec une ligne défensive et les 4 au milieu, on devait aller sur ces ballons en diagonale vers le drapeau de corner ou parfois derrière la pointe et on y est allé moins que ce que l’on devait. Mais le reste ont l’a bien fait, le début d’action on l’a bien fait, c’est une clef pour le futur ».

Comment vous avez changé sur les derniers mois ?
« C’est la deuxième fois que vous y revenez. Je vous dis le concept : moi je ne suis pas malchanceux. J’ai atteint un niveau de vie et profession qui est correct ou incorrect, il n’est pas modifié par une défaite en plus ou moins. La malchance ne peut rien m’enlever si ce n’est le résultat d’un match. J’espère que toi aussi, tu as atteint un niveau pro où la chance et la malchance ne détermine rien, comme moi. J’espère que la chance puisse déterminer quelque chose en plus. Moins de détermination ? Tout le monde parle des épisodes, moi je suis très chanceux. Je ne peux pas être malchanceux. Tu comprends ce que je veux dire ? Que mes résultats te plaisent ou non ils sont ce qu’ils sont désormais, ton résultat est celui-ci, j’espère que la chance puisse te donner quelque chose et que la malchance ne t’enlève rien. D’après moi la chance et la malchance ont une connexion avec la sueur et l’implication, je sue beaucoup et je m’implique beaucoup. Je suis l’entraîneur de la Roma, toi tu fais le psychologue pour moi tous les jours, c’est un job de malchanceux. Je vous vois un tout petit peu en difficulté, vous avez demandé de l’aide à l’artillerie lourde. Vous avez envoyé des agents sous un faux nom pour voir quelle lune j’ai, après je n’ai pas tout lu, mais je vous promets que je m’y mets durant la semaine. Celui qui fait l’article ne vient pas aujourd’hui, il vient une autre fois. Je te disais que vous êtes toujours en train d’essayer de voir quelle lune j’ai et d’écouter ce qui vous plaît pour me faire une analyse. Parfois on dirait des horoscopes, je n’ai pas eu le temps mais je m’y mets dans la semaine. Cependant je suis très chanceux, je ne pourrais pas avoir plus de chance. J’espère que tu pourras avoir de la chance ».

C’est vous qui l’avez dit…
« Moi je donne l’explication. Malchanceux ou pas ce qui le détermine c’est ce que la chance te donne ou ce que la malchance peut t’enlever. Moi elle ne peut rien m’enlever, voilà où on en est. Je reste Spalletti qui sur 22 000 inscrits a entraîné 20 ans en Serie A. Vous vous êtes combien ? Je verrai si la chance peut te donner ou t’enlever. Moi je suis au top. Comme les ombres et l’humeur vous intéressent. Parfois vous avez écrit que je vois des ombres de partout ? ».

Ca aussi c’est vous qui l’avez dit…
« Moi je l’ai dit pour me foutre de vous, comme tu tentes de le faire toi, moi je le fais. Quel est le problème ? Ne t’inquiète pas que si je veux j’entraîne l’an prochain et aussi celui d’après et toi tu feras aussi le journaliste. J’espère que la chance te donne beaucoup, car entre nous deux… moi je ne sais pas qui est malchanceux. Alors insistons. Moi j’ai dit que c’est déterminé par la position où la chance te lève ou te donne. Personne n’y a jamais pensé ? Mais tais-toi, c’est la Gazzetta qui l’a écrit ou toi ? Toi tu as engagé les agents secrets. Appelons-les ainsi. Moi je voulais parler de football, lui il me repose une question sur comment je suis, tu reprends cela dans la façon d’être journaliste. Il faut que je me défende. Aujourd’hui je suis sérieux, ce n’est pas un jeu de parole. Chance ou malchance c’est ma sueur qui l’a toujours déterminé, j’ai toujours fait ainsi et je ferai ainsi jusqu’au dernier jour, en travaillant pour tenter de laisser une Roma forte jusqu’au dernier jour. C’est ça ma recherche, puis on ruse un peu. A la fin vous m’inviterez à dîner ».

Que pensez-vous du fait que Lotito devienne président de la Lega B ?
« Moi je me sentais plus du côté des joueurs, mais j’en ai pas connaissance des négociations, je me suis rendu compte du programme de l’un et l’autre. Ils n’ont pas été d’accord sur la connaissance des choses. Ca me touche pas. Mais je fais parti de mon association, mais des choses à clarifier ils en ont, mais ce qui s’est passé ne me regarde pas. Mais moi je dois bien faire à la Roma, vous vous faîtes des analyses approfondies qui me font sortir de mon chemin, je veux parler de football et je suis équipé. Je peux te dire le nombre de matchs de Ricci, car Ricci joue à Sassuolo, il est fort, je le connais bien. On peut parler de ça quand vous voulez, ce qui m’inquiète ce sont les différences entre tirs au but et pourquoi on a pas eu la bonne issue et on parle de conviction d’être fort mentalement ».

Pour restimuler les joueurs on peut penser au calendrier ? Le dernier moment pour espérer changer les choses ?
« Moi il m’a toujours semblé être très normal en conférence de presse, très disponible, j’ai traité tous les thèmes. Dans l’équipe on essaie de trouver des moments. D’après moi l’équipe a 4-5 matchs où si elle montre ce qu’elle a été elle peut tout gagner. Et si elle les gagne il y a un autre groupement de matchs où tout peut arriver et où ils ont la même qualité, la même force mentale, mais tu peux aussi y aller et tout gagner. Après 4-5 matchs les scenarii peuvent changer, le fin de saison aussi. Le sprint, si tu es dans le petit groupe, c’est ce qui compte. Si tu n’y es pas c’est plus difficile. Il a été dit à l’équipe que ces 4-5 matchs peuvent déterminer le sprint ».

Cyril