Spalletti: « Ne pas tomber dans la facilité contre Pescara »

A la veille de la 14ème journée de Serie A et cette réception de Pescara, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Totti dans le groupe, Mario Rui joue avec la Primavera, si tout va bien il revient avec nous la semaine prochaine. Florenzi et Nura continuent leur parcours, Manolas et El Shaarawy ont eu des douleurs, ils sont gérés. Ils ne s’arrêteront pas, à la mi-semaine prochaine ils reviennent avec nous. Ils feront des entraînements personnalisés ».

Les dangers que cache ce match ?
« Match dangereux, quand tu fais des trucs faciles ça devient plus dangereux. Les choses faciles, si tu veux qu’elles le soient, rends-les difficiles. C’est une bonne façon de penser. Sur l’énergie mental, L’Europa League nous a levé de l’énergie, c’était un match clef pour passer au tour suivant, les joueurs ont disputé un bon match, on a vu qu’ils s’étaient préparés mentalement, peu de temps était passé, on a utilisé des joueurs importants et la conséquence c’est que ça nous a levé de l’énergie ».

Les 400 présences de De Rossi ? (s’il joue demain, ndlr)
« On le félicite, elles ont toutes été disputées de façon importante, avec beaucoup de résultats. Daniele est un joueur qui a la Roma en lui, qui a toujours montré qu’il tenait à cette società, à cette ville, à cette équipe. Je lui dis bravo, de continuer ainsi ».

Vous avez dit ne pas avoir réussi à éradiquer les baisses de tension. La responsabilité est vraiment votre ? Vous avez été nombreux à ce poste et vous avez gagné ailleurs ?
« Pour moi c’est comme ça, c’est seulement la responsabilité de l’entraîneur. C’est clair que quand on demande  à d’autres rôles ils auront leur réponse, la mienne est celle-ci. Les joueurs peuvent déterminer beaucoup de choses, on doit être tous convaincu de pouvoir jouer un rôle. Je voudrais un entraîneur qui pense ainsi, si j’étais président, en tant qu’entraîneur je veux des joueurs qui pensent ainsi, le match dépend de ce qu’ils donnent. Effectivement ça met un peu de frayeur vu de l’extérieur. Si la Roma me rappelait, je reviendrais ».

Strootman joue demain ?
« C’est physiologique, il y a des moments après un début brillant, à cause de trop d’envie de remettre tout de suite de la qualité, il y a un petit coup où on perd de la lucidité. Pour sa personnalité, son implication et sa continuité il est bon, dans l’analyse et la lucidité il montre qu’il y a encore du progrès à faire. Pas de problème, il faut le faire jouer, lui donner de l’importance : pour nous il est fondamental ».

Rüdiger peut avoir le même problème ? Comment va Vermaelen ?
« Sur Rüdiger il y a quelques considérations : s’il commence à devenir lent, il y a que le gardien qui peut réparer les erreurs. Il faut faire attention. Mais dans ce cas aussi on regarde la réponse du terrain mais aussi sa réponse à lui quand il nous parle, il se sent bien, il récupère facilement après avoir lutté. Le lendemain du match, il y a celui qui se sent un peu plus fatigué et ça peut encore plus le fatiguer de faire le travail de récupération et celui qui veut le faire pour éliminer les toxines des jambes. Le genou va bien, il avance tout droit pour cette équipe avec la conscience qu’il y a quelqu’un qui récupère comme Vermaelen. Les derniers entraînements et matchs il y a participé, avec une grande vitesse, on touche au but. Il lui manque des minutes pour pouvoir jouer une heure, si tu le fais jouer ça t’oblige à faire un changement ».

Gerson a un peu disparu des radars, il en est où ? Nura pas encore prêt pour la Primavera, qu’est-ce qu’il y a eu ?
« Sur Nura je ne suis pas préparé, je mettrai le doigt sur le travail des physiothérapeutes, je vais leur demander. Gerson d’après moi a progressé, il y a eu des matchs où j’ai joué la prudence, mais il y aura la possibilité de le stimuler, il a grandi dans la vitesse, l’impact physique. Ceci, surtout sur le plan physique, ça peut lui ouvrir de nouveaux rôles. D’un point de vu technique, il a des pieds, du choix, de la vitesse d’exécution. D’un point de vue physique, je le vois devant la défense aussi. Il faut un peu de substance quand ils te viennent dessus, il arrive aussi à faire ça. Lui il me dit qu’il a joué sur l’aile et qu’il essaye ici, mais je ne le vois pas là. C’est un jeune joueur qu’il faut continuer à suivre, lui donner des indications pour réussir à le trouver au mieux, mais son rôle n’est pas encore précis et son âge est en phase avec un changement de poste ».

On a beaucoup parlé d’une Roma peu combative. On peut entraîner cela ou pas ? Si oui, comment ?
« On doit s’améliorer, c’est quelque chose que l’on doit à absolument tenter d’améliorer, les autres font mieux que nous dans l’analyse de la considération de ces moments dans le match, nous les tirons mal parfois, on a pris l’avantage parfois mais on a les qualités physique et footballistique pour, on a Rudiger, Manolas, Strootman, Dzeko, on a des possibilités. Il y en a qui y donne plus d’importance, qui s’y base plus pour le résultat final. Nous on compte plus sur notre première qualité qui est de tenir le ballon, d’aller derrière la ligne défensive et marquer. Dans ce cas il faut rester attentif, car le Pescar a des joueurs forts sur balles arrêtées. Dangereux sur coup-franc, le Pescara a beaucoup d’ex et ça les stimulent, on a vu le but de Caprari lors du dernier Roma-Pescara, ce sont des dangers importants qu’on doit mettre en avant pour avoir plus d’attention pour ce match, pour beaucoup c’est joué mais ce n’est pas le cas, ça ne doit pas l’être et ça ne le sera pas, ça sera un match où on devra suer ».

Cyril