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Spalletti: « Montella est la valeur ajoutée du Milan »

A la veille de la 16ème journée de Serie A et cette réception du Milan, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Bruno Peres hier il était à part à cause d’un trauma à la cuisse mais aujourd’hui il sera dans le groupe, il va bien. Vermaelen et Strootman dans le groupe aussi, ils vont bien. Florenzi, Salah et Paredes continuent leur parcour. Totti a une haute fièvre, un virus intestinal. Il ne sera pas là demain ».

A quel point se fut difficile de préparer le match de demain après la victoire dans le derby ?
« En Italie c’est toujours difficile. On a perdu des points sur le chemin, qu’on aurait pas dû perdre. Puis on les a repris contre des équipes plus fortes. Ca devient fondamentale de posséder le présent, sans regarder derrière, ni devant. Il faut utiliser au mieux le présent. Quand on organise le travail, il faut penser au moment que l’on vit. Si tu vis toujours dans le présent tu te rendras comptes que tout est plus facile, en fonction de l’objectif final, en vivant avec plus de joie et d’intensité sa propre vie et sa passion. On doit donner du poids à tous les matchs de la même façon. Le moment c’est maintenant, toujours ».

Montella a dit qu’il pouvait il prendrait Spalletti à la Roma. Et vous à Milan ?
« Je prendrais Montella car Rome est sa maison, l’Olimpico est sa maison. Il y reviendra en tant qu’entraîneur et ça sera un grand entraîneur pour la Roma. La Roma fut construite pour gagner c’est vrai au contraire du Milan. Le fait qu’elles soient égales au classement met en valeur les entraîneurs. Moi je fais un travail normal, lui extraordinaire. Entre nous deux, c’est lui le bon en ce moment. J’ai lu qu’il m’a pardonné et ça me fait plaisir, c’est toujours plus facile de comprendre les parents quand on le devient. Il a déjà 2-3 joueurs qui le pardonneront dans le futur ».

Tactiquement, en quoi le Milan peut mettre en difficulté la Roma ?
« Son atout est la gestion de la balle, le fait d’être une équipe. C’était un peu ce dont il avait besoin quand il jouait. Il n’avait pas besoin de longs ballons mais de l’équipe qui se positionnait dans la moitié adverse, se passant la balle. Il apporte ses atouts de joueur, vitesse, rapidement de la pensée. Il était très rapide avec les pieds, il l’est avec la tête maintenant, il était astucieux comme joueur. Il y avait un paquet de choses qu’il savait si bien faire que même si tu le savais, ça passait quand même. Pareil en tant qu’entraîneur. Il a une idée claire du football et ça ne sera pas facile à contrer. Ca sera un très beau match car les deux équipes joueront ».

Strootman a géré comment ce moment ?
« Il a déjà tout oublié. En 2016 on a déjà donné aux derbys, on en reparle en 2017. Seul le match de demain nous intéresse ».

Demain ça sera crucial pour désigner l’anti Juve ?
« Nous, nous voulons être l’équipe qui gagne contre le Milan, pas l’anti Juve. Contre les bianconeri ça sera la semaine suivante et on en parlera la semaine suivante. Il faut penser au présent, on ne sait pas ce qui se passera demain. Ca devient fondamentale pour notre classement et pour notre identité de gagner contre le Milan. On veut absolument gagner, on est construit pour gagner les matchs et on verra quel scénario en sortira. Parler des futurs adversaires n’a pas de sens si tu ne fais pas bien dans le présent ».

Ca peut être une belle pub pour le championnat italien ?
« Oui, comme le match du Napoli aujourd’hui. Beaucoup d’équipes jouent bien au football, notre championnat est en croissance. Le football que l’on joue est de niveau, ça sera un beau match ».

Vous préfériez la Roma de l’an dernier plus rapide, ou cette année plus physique ?
« Je pense que c’est mieux de mettre un peu de physique. Avoir le sceptre en jouant en vitesse est une valeur ajoutée mais le physique donne plus de choses car sur les coup francs ça décide des matchs. La vitesse et le physique te font passer outre les qualités de l’adversaire. La chose la plus évidente est que l’an dernier la Roma était sans Dzeko, cette année elle l’a. Quand l’an dernier il est venu me parler, je lui ai toujours dit que ma Roma je la voyais avec lui. Il me disait de se sentir un joueur différent par rapport à notre façon de jouer. Je lui ai répondu que ma Roma je la voyais avec une pointe physique, forte. Cette année on est un peu plus long mais il y a des pour et contre. Je préfère ainsi, avec plus de physique car j’ai plus de solutions. Quand le match se ferme un peu comme contre l’Astra Giurgu par exemple, le match se résout sur une balle perdue, avec un peu de physique. Il y a des équipes moins rapides et techniques qui cependant sont plus dures dans le caractère et font des résultats avec des actions individuelles et dans le duel physique dans la surface ».

La Roma a marqué le double en seconde période. Ca dépend des caractéristiques des joueurs ou d’une idée de jeu ?
« Non, ça peut être dangereux car tu risques de ne pas le faire à temps. Je préférerais ouvrir le score et le gérer. On a pas encore cette identité si forte et évidente, qu’on doit rechercher avant qu’il soit trop tard. On a la possibilité de faire notre marque mais on l’a pas encore bien modelée ».

Les prochains résultats peuvent influencer le mercato ?
« La Roma n’est pas liée au résultat du match. L’objectif est de toujours s’améliorer. On ne démonte pas une piscine à peine construire pour un résultat négatif. Le président met en pratique les intentions de celui qui parlait quand il est arrivé. La Roma doit être toujours plus forte ».

Vous avez dit que la Roma était construite pour gagner…
« Montella l’a dit ».

Le favori ?
« Nous, on est à domicile, on est construit pour gagner et eux non ».

Salah pourrait rejouer avant la CAN ?
« S’il pouvait faire 20 minutes, il serait là déjà demain. Demain il faudra toutes les forces, donc on utilisera toutes les forces de la Roma ».

Cyril