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Spalletti: « Les joueurs ont bien réagi après la défaite contre la Juve »

A la veille de la 18ème journée de Serie A et cette réception du Chievo, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Nura et Lobont suivent leur parcours. Pour Florenzi,lundi il a commencé à courir, on est à 7 semaines, donc dans les temps prévus. Dans les prochaines semaines il augmentera la charge et on verra ses réponses, ça peut être augmenté ou pas, dépend de son genou. Paredes court depuis 2-3 jours, chaque fois à la fin il a mal à la cheville, on essaiera aujourd’hui mais ça me paraît difficile de l’avoir jeudi. Manolas a une blessure musculaire à la cuisse droite, puis Francesco, Radja et Daniele sont à évaluer ».

Le match d’Higuain et Dzeko ou aussi celui des gardiens ?
« J’ai vu que cette semaine les plus cités ont été ces deux-là. Mais la force de l’équipe ce sont aussi les autres qui la font et les gardiens en font parti. Un a une grande force physique et mentale : Bonucci, Barzagli et Buffon ont rendu notre nazionale grande. Szczesny est un de grande qualité et prospective, mais il a de l’expérience à prendre encore ».

Comment a réagi le groupe après la défaite à Turin ?
« Très bien, dans le sens qu’il y a des défaites qui font mal, puis tu fais une analyse objective qui se fait d’habitude dans le vestiaire. Celui qui commence la journée dit 3 minutes au début, vestiaire, gymnase, terrain ou terrain tout de suite ou autre chose. D’habitude on fait cette confrontation, analyse vidéo ou seulement vestiaire. Cette fois on a fait seulement vestiaire, analyses et il en est sorti un très bon discours, une prise de conscience de la situation actuelle. Il ne faut pas tout jeter en 5 minutes pour cette défaite, la défaite est dure, on a trois points d’écart s’ajoutant à la Juventus, puis il y a d’autres considérations qui sont en faveurs des joueurs. L’auto-estime doit rester intacte dans ce qu’ils ont fait et peuvent faire. Ils travaillent de la bonne façon, nous montrons quasi tout, si quelqu’un regarde l’entraînement d’hier et décrit ce qu’il s’est passé il rendra compte de l’enthousiasme du groupe et de la volonté générale de transformer l’amertume de la défaite en victoire absolue contre le Chievo ».

Qu’est-ce qu’on attend de la Roma ?
« Avant tout il faut mettre en évidence le bon travail de Maran. C’est un entraîneur de terrain, un vrai, de ceux qui enseignent. Beaucoup de joueurs autour du ballon, équipe courte, hors-jeu haut, Pellissier, Meggiorini, Floro Flores, Inglese, il y a de forts attaquant, il y a Birsa. Nous devons être attentifs aux verticalisations improvisées et suivre l’action en vitesse, ils te sautent dessus si tu fais une possession de balle de mauvaise qualité. Dans ces 5 minutes qu’il ne faut pas jeter, il y a aussi autre chose qui entre dans une analyse complexe, que nous ferons quand vous me demanderez pour le contrat ».

Les déclarations à France Football ?
« Je les ai faites il y a 20 jours à un collègue qui a assez rapporté. J’ai dit la même chose que j’avais déjà dit, c’est vous qui avez donné une vision différente. Dans le football c’est ainsi, je dois avoir l’oblifation de gagner car c’est ainsi qu’on fait une bonne équipe, cependant si on fait les inventaires, on arrive à un certain point où on regarde si l’équipe suit, est attentive, et dans conditions de donner le juste résultat par rapport à la force de sa composition. Par exemple, prenons maintenant : on arrive en décembre et on analyse les 6 mois ou la phase aller. Par rapport aux meilleurs équipes, si on évalue sur les 36 matchs, on a 81 points, on voit que par rapport au Bayern, Tottenham, les deux Manchester, Arsenal, Napoli, PSG, Atletico Madrid on est dans la moyenne si non au dessus. Il y a ce qu’il faut pour avancer, puis on refera des analyses. Il faut gagner ce match contre le Chievo, ou vous l’écrivez vous ou je l’écris moi, ça devient fondamental. En conséquence cette analyse est faite en considération du match, mais comme la conférence est maintenant, je dis qu’il faut complimenter les joueurs. Puis il est clair qu’il y a des résultats qui font mal, mais en général on travaille bien. Quand on arrive à la fin de l’année à faire le bilan, on regarde ce qu’on a eu, la croissance. Qu’est-ce qui est scandaleux ? Autrement je le dis d’une autre façon, vu que je n’ai rien gagné, faisons un contrat de 5 ans. Ca me semble plus incorrect, moi je suis habitué à devoir gagner, vous en écrivant vous devez avoir un résultat ou vous écrivez pour écrire ? Parti pris ou pour donner un avantage à vos intérêts ? J’aime penser que c’est pas ainsi ».

Sur Mario Rui et Gerson ?
« Mario Rui n’est pas prêt, il travaille bien. Gersion est ce joueur pris pour cible alors qu’il a 1/15ième de la responsabilité. Si vous m’expliquez, on en parle mieux. Il peut jouer dans son rôle. Son rôle ? Pour les entraînements j’ai dit un milieu offensif, sur l’aile comme il a joué à Turin, sans permettre un centre à son adversaire, il n’a rien concédé. Je me serais attendu à cette guerre si comme au dernier match Alex Sandro s’était inséré dans la défense, avait marqué ou centré. S’il n’avait pas pris de jaune je l’aurais laissé, en changeant le résultat ça change le match, il a été avertit, c’était un match risque et je l’ai levé. Mais peu importe, la faute est mienne, ne le citez pas pour le détruire, c’est un jeune. Vous avez déjà essayé avec Emerson et il s’en est tiré ».

Szczesny a dit qu’il faut être des hommes. Dans quel sens cette équipe est une petite fille ?
« Parfois, cette équipe a montré d’avoir un rendu différent de sa valeur. Ca voudrait dire qu’on a été des enfants à Cagliari, ce sont des points à ne pas perdre. Ou alors dans la fin de match à Bergame, vu comme ça s’était passé et que l’on avait montré, une intention de jeu, de personnalité et de tranquillité dans la recherche comme on avait montré en première période, dans la seconde on a pas donné suite. C’est ce qui ressorti de l’analyse de dimanche. On ne doit plus perdre de point comme à Bergame ou Cagliari. On ne doit pas en perdre demain. Perdre contre la Juventus ça peut arriver, on a perdu de façon digne, avec une réaction en seconde mi-temps, on a fait quelque chose, on a essayé de jouer haut, étouffer, c’est clair que si tu te déséquilibres c’est un risque. C’est un effort qui est fait, je pense en référence à ces calages qu’il y a eu. On l’a dit de manière différente, il lui a synthétisé. Il faut faire des résultats surtout contre les équipes qui sont inférieures à notre potentiel, puis ajouter de grands résultats comme on a fait ».

C’est vrai que Perotti et El Shaarawy ont exprimé leur perplexité à jouer à droite ?
« Oui, ils se trouvent mieux à gauche. Si tu leur demandes, ils te le diront. D’habitude on fait ainsi pour rentrer sur son bon pied, le jeu de Zeman nous l’a enseigné. Moi je ne suis pas trop d’accord, mais il faut pouvoir trouver des solutions à des situations différentes, personne y a joué au dernier match mais ça ne dépend pas de ça. Dépend du rôle que j’ai, et du fait que j’avais des joueurs un peu justes qui n’auraient pas fini le match, Bruno Peres c’était risqué de le faire jouer même 15′, Salah n’aurait pas tenu longtemps. Je devais faire passer 30-40 minutes de match avec la balle dans les pieds et en ça Gerson est très bon, dans le futur s’il apprend à perdre moins de ballon il peut devenir un des deux devant la défense, comme on a fait avec Pizarro. Il a moins d’attention, plus de responsabilités pour la délicatesse du rôle. Il est moins léger pour la perte de balle devant la défense ou en trequartista ».

Il y a des rumeurs de mercato. Ce qu’il manque à la Roma ?
« Dans la tentative de faire un bilan, on écoutera aussi les joueurs, si certains veulent partir. Garder ceux qui ont moins joué en les forçant les rend malheureux, ça peut créer des problèmes. Peut-être un milieu, s’il y a une bonne occasion, on pourrait le faire. Puis pour le reste ça me semble être une situation tranquille. On ne fera pas de choix bizarres ».

En disant « gagner quelque chose » vous parlez littéralement ou pas ?
« Après aujourd’hui j’en parlerai plus, à la fin de l’année on regarde les éléments qu’il y a pour continuer. Février arrivera, mars arrivera et on parlera avec la società, on regarde les éléments pour pouvoir avancer. J’ai signé un contrat aussi il y a 10 ans, quand je suis parti je l’avais encore pour deux ans, je suis arrivé 6ième et j’ai dû partir. De votre part il y avait la prise de conscience que cette équipe pouvait faire plus. Puis j’ai demandé plusieurs fois au Zenit, personne ne m’a rien demandé de la Roma. Vous, vous êtes les mêmes, les entraîneurs qui ont été ici vous les avez massacrés. C’est le signe que les choses se modifient. On arrive proche à cette date là et on fait les analyses correctes. On a déterminé les éléments pour avancer ou pas ? Qui est celui qui est désagréable ? Si je ne gagne pas je laisse la place à un autre. Pour écrire vous avez des objectifs ? Je suis moins reconnu, vous vous êtes toujours les mêmes ».

Il y a des similitudes entre vous et Sarri. Mais une différence que je ne m’explique pas: Sarri joue toujours pareil, alors que vous étudiez toujours plus les adversaires pour vous adapter.
« Avant j’étais comme lui, plus rigide. Ca tu peux le faire petit à petit, quand tu as construit l’équipe. Les caractéristiques des joueurs deviennent assez importantes, il y a des joueurs qui font mieux des choses et moins bien d’autres, il faut les convaincre. Il est bon, quand ils m’ont demandé si Sarri a bien parlé en parlant de nous, j’ai dit que quand ils parlent de Sarri je pense au jeu du Napoli et je l’apprécie pour le jeu. C’est le meilleur de tous, c’est clair que quand c’est aussi limpide, le signal que tu veux envoyer c’est la possibilité de reconnaître ce que tu fais, même si la répétition et le faire bien annulent les prises de positions différentes au jeu que tu fais. Il n’y a pas de perfection complète, il tente d’utiliser un défaut. Lui il donne tout quand il travaille avec son équipe. Je suis devenu plus soft, j’ai modifié des tactiques, parfois dû aux blessures. On a commencé avec la défense à 4, puis à 5. En défense ils se sont quasi tous blessés, à cause de ça je n’ai pas eu les doublettes classiques. Mettre d’autres joueurs a modifié quelque chose. Je pense que les deux ont des difficultés, mais le jeu du Napoli est plus défini. La possession mettra en difficulté le Real, les poussera à faire quelque chose dont ils n’ont pas l’habitude. Si je ne gagne rien, je signe pour 5 autres années ».

Depuis 2001 la Roma est arrivée 8 fois deuxième, qu’est-ce qu’il manque pour gagner ?
« D’après moi on a été bons pour être deuxième, il y a beaucoup de diffcultés. On essaie de faire quelque chose en plus, il faut tenir la tension la plus haute possible. Les joueurs doivent raisonner pour s’améliorer toujours, accepter la considération dure du résultat et du travail fait. L’Italie a besoin de cela, de professionnalisme, il en manque, les joueurs doivent le savoir. Le respect envers qui travaille, l’éducation d’être conditionné dans ta vie dans la profession que tu exerces. Puis tu arrives au bout et il y en a un autre plus fort. C’est difficile quand ils sont aussi parfaits et qu’ils arrivent à tirer profit de ce qu’ils ont. Certains résultats auraient dû être autres. Pour ce qui me regarde, le travail de la Roma est très digne, il devra être souligné après le Chievo ».

Quel stimulation est la seconde place ? On évalue les résultats ou le travail qui les a apportés ?
« On évalue tout, les résultats, la position au classement, la croissance ou la perte de vitesse des joueurs. On évalue la relation de l’équipe avec l’entraîneur, s’il y a un objectif commun, un point d’arrivée que tout le monde vise, que le chemin soit délimité. On parle le plus possible et puis tous se rendent compte du travail. On évalue tous les choix ».

Comment va El Shaarawy ? Vermaelen joue demain ?
« El Shaarawy a eu un problème à l’adducteur, il a voulu le cacher pour montrer qu’il était là. C’est un garçon exceptionnel, il a des qualités absolues, il sera soutenu caractériellement, il y a des choses qu’il aime faire, des trucs qui lui plaisent plus et d’autres moins. Il aime prendre le ballon sur l’aile, si je lui fais faire l’Insigne il aime moins. Il la veut dans les pieds et passer avec sa technique. L’équipe doit être là, si on lui jette dessus elle revient. Les considérations sont celles-ci, il doit s’améliorer dans la lutte, la qualité, la finalisation, il montre ses qualités quand il rentre sur le pied droit, avec le gauche moins. Celui qui a beaucoup de qualité dans un pied utilise moins l’autre. A droite il devrait avancer plus pour center, on en a commencé à parler mais il faut mettre en pratique, en ayant une pointe forte physiquement, bon dans la surface à prendre la position, si on la met avec un bon pied on centre mieux, on recule un peu mais on peut jouer en coupant ou dans l’ouverture. Si on va au fond le centre est à sortir, sur lequel le défenseur est avantagé. La balle vers le but il suffit de la toucher ou d’en effleurer la trajectoire, le gardien en est perturbé et la balle rentre seule. Quand le ballon est à sortir, les défenseurs sont habitués physiquement à te toucher, à te perturber, ça créé de grands problèmes. Si tu n’es pas propre, si tu n’es pas seul, le défenseur te limite beaucoup. Cependant Vermaelen peut jouer ».

« Mon vin s’appelle Bordocampo (bord du terrain ndlr), en honneur de Cherubini, bord de terrainiste (rire, ndr) ».

Cyril