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Spalletti: « Le Genoa est très fort face aux gros »

A la veille de la 19ème journée de Serie A et ce déplacement au Genoa, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Bonne année à tous. Florenzi suit son parcours, douleurs au mollet pour Vermaelen et il sera out. Inflammation au tendon d’Achille pour Totti qui travaillera à part aujourd’hui puis on évaluera ».

Le Genoa a beaucoup changé, qu’est-ce qui vous préoccupe ?
« On a regardé les matchs contre les équipes plus fortes, contre la Juve, Milan et Fiorentina ils ont montré être très forts. Il ont montré une continuité entre le jeu de Gasperini et celui de Juric. Ils ont une façon de jouer qui stimulent les tifosi. Une sorte de marquage individuel, duel en 1 vs 1 et le public est stimulé pour participer. Bien sûr ils jouent un beau football. C’est le plus gros danger ».

Boxing day ?
« Moi je ne pense pas que ça soit une question de calendrier de jouer pendant les fêtes, je pense que ça dépend des stades. Il faut faire des stades en Italie. Je rencontre tant de familles qui voudraient y aller. On a l’occasion d’être géré par des américains et le spectacle de notre sport nous enseigne quelque chose. On doit respecter les familles qui veulent aller au stade. Il y en a qui pour qui c’est pareil de regarder le match à la télé, mais si un japonais allume la télé et tombe sur un match anglais et un italien, il regarde l’anglais. Le taux de participation d’un stade anglais ou allemand arrive jusqu’au divan du japon. Pour eux aussi c’est important d’avoir des stades. Le football italien sera choisi en fonction des sportifs dans les stades. Il faut respecter qui dépense des sous pour voir un match de football. On doit faire des stades, si la Roma en fait un, même ceux de la Lazio seront contents ».

Manolas ?
« Il ne va pas bien du point de vu de la préparation complète, cependant s’il n’y a pas de problème physique ça dépend de moi et il vient à Gênes. Puis on verra si on l’utilise ou pas, pour le moment il n’y a pas de dégradations physiques ».

Mercato, peur de perdre les big ?
« L’impression d’être à Porta Portese… Un jour une chose sort, l’autre une autre. Éclaircissons par respect pour les sportifs : le mercato pouvait aussi ne pas se faire. C’est une équipe forte que j’ai choisi et j’étais bien avec. Puis il y a des situations qui t’obligent comme le départ d’Iturbe ou Salah, on doit être bon. Massara évalue ce qu’il y a sur le mercato, on n’est pas cependant dans la position de choisir ceux que l’on préfère mais on doit s’insérer dans des situations intéressantes. C’est ça la vérité. On est fort et pour s’améliorer on devra prendre des joueurs chers et on ne peut pas le faire maintenant. Les noms sortis sont corrects. Aujourd’hui l’attention est sur Feghouli mais on parle encore. Les autres se sont refroidis. Mais il y a des mouvements pour remplacer. Puis tu peux te renforcer mais tu dois être chanceux. Par exemple le Torino avec Iturbe s’est renforcé. Les joueurs savent que j’ai confiance en eux, ils doivent jouer sur leur force. A certains postes on est pas nombreux et on a été bon pour combler cela. La force de l’équipe est difficile à améliorer, numériquement c’est différent, mais on est déjà fort ».

Napoli et Juventus sont plus fortes maintenant ?
« Rincon et Pavoletti sont des renforts, des joueurs recherchés et choisis. Rincon nous plaisait aussi. Ce sont deux équipes très fortes comme nous et ils ont un joueur en plus. La valeur se verra dans l’enchaînement des matchs qu’il y aura. Leur 11 était déjà fort, en jouant beaucoup de matchs avoir un titulaire en plus ça aide ».

Après une année, satisfait des promesses de Pallotta ?
« Je n’ai jamais rien demandé. Tout s’est bien passé car je n’aimais pas comment allait la Roma, la façon de faire dans les matchs. Ca me désolait en étant passionné de ses couleurs. Je voulais reconstruire la valeur des joueurs, ils ne donnaient pas satisfaction à leur public.
Ce n’était pas beau de voir la Roma donc je suis revenu car elle me semblait forte. Je n’ai rien à demander. L’équipe a consolidé sa force, elle respecte la façon de travailler et l’amour des tifosi. Je veux avancer jusqu’à la fin du championnat, je ne veux aucune promesse. Le message de Gandini est clair : la società s’attend à gagner, pour mériter cette Roma il faut gagner. L’équipe doit donner le maximum pour accéder à l’objectif le plus haut, si je ne gagne pas je dois laisser ma place à un autre. Les joueurs sont forts et je suis d’accord, on ne doit pas descendre en dessous de notre maximum. Vous vous dites qui est fort, moi je dis que l’équipe est forte, maintenant on doit le montrer, il n’y a pas d’alternative ».

Vous n’irez jamais à la Juventus ?
« Tu me surprends, mais je fais ceci par métier. Je ne vois pas pourquoi tu parles de la Juventus plutôt que Milan ou Fiorentina, mais c’est mon métier et je vais de partout. Si tu deviens président je viens entraîner ton équipe ».

Mercato ?
« Je voudrais acheter notre public, lever les barrière et retrouver notre public au stade. Les bons entraîneurs se changent, les joueurs aussi, on ne peut pas le faire avec la passion des tifosi romanisti. De sûr, les matchs de la Roma avec la Sud pleine seraient vendues dans le monde entier, donc Sky devrait leur payer le billet ».

Une Roma plus physique pour contrer le Genoa ?
« La formation est plus ou moins comme ça, il y a un doute sur un joueur mais elle est ainsi : de substance, qui a atteint un niveau de qualité important. On doit construire dessus, être bons dans les choix car les matchs importants passent et on ne s’en rend pas compte, ou on ne les gère pas de manière tranquille. Tous les matchs sont importants, les très importants sont peu nombreux et ça devient difficile de mettre quelque chose en plus dans ces moments, mais tout passe par là ».

Rizzoli ?
« On a un instrument important, qui est celui des réunions avec l’AIA où ils essaient de comprendre les matchs passés, par exemple moi j’ai trouvé toutes les réponses que je voulais. Demain on aura beaucoup d’internationaux et je suis content des arbitres qui ont beaucoup de qualités ».

Bruno Peres ? Vous l’avez poussé ?
« C’est un grand joueur, il a de la technique et vitesse en plus de la résistance. Il est plus à son aise quand on joue à 5 comme dernièrement, il a plus de libertés pour attaquer. Dans la phase défensive il n’est pas fort comme Rudiger par exemple mais il me semble qu’il ne joue pas mal. C’est clair que quand tu commets une légèreté dans un épisode qui donne un but contre, ça saute aux yeux. Si on ajoute les autres caractéristiques on voit que c’est suffisant en tout. Contre le Chievo il a fait une erreur sur le but mais ensuite il fait tout le côté et monte beaucoup de ballons. C’est un joueur fort ».

Tavecchio a dit que la Roma n’a pas la structure et la culture de la Juventus. Votre avis ?
« Pour avoir la culture il faut avoir gagné, nous ça fait trop d’années qu’on ne gagne rien. Il n’a pas vraiment tort, c’est difficile de voir si notre mode de travail est déficient car en ayant pas gagné, on ne peut pas le savoir. Cependant nous travaillons bien, on a une società qui investit dans les structures, attentive sur le mercato. Ca ne sert à rien de dire seulement le mot gagner mais c’est plus important que le mot grandir. Il faut de la consistance dans les mots. Dernièrement on parle beaucoup de la Chine, tu ne peux pas comparer aux clubs chinois sur les dépenses. Avant on voulait aller dans les équipes fortes pour prendre des sous maintenant il existe les équipes chinoises pour arriver plus tôt au succès. Pour survivre à la confrontation financière il faut travailler, surtout sur la prospective de quelques joueurs. S’ils continuent comme ça, ils les prendront tous. Je crois que c’est juste de mettre des règles dans ce sens. Si nous on dit de gagner et c’est tout, on est tous d’accord. Nous devons gagner ».

Cyril