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Spalletti: « La Fiorentina est sortie de sa mauvaise passe »

A la veille de la 23ème journée de Serie A et cette réception de la Fiorentina, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Jesus revient dans le groupe, Perotti en individuel. On verra l’évolution mais il est out demain. Florenzi suit son parcours tandis que Vermaelen a un problème à la main, un contusion faite à l’entraînement. Il est à l’arrêt pour l’instant et on verra comment le faire s’entraîner les prochains jours ».

Après le match aller vous avez parlé d’un manque de méchanceté. Roma différente depuis ?
« Il y avait eu des épisodes qu’on aurait pu interprétés différemment et c’est à ça qu’il faut donner plus d’attention. L’équipe a mûri, grandi et peut encore s’améliorer. On doit être bon dans le fait de mettre quelque chose en plus sur la vitesse du jeu offensif. Comme cadre, on doit maintenir ce que l’on fait, au delà des trois buts à Gênes. On ne traverse pas un mauvais moment. Il n’y a pas eu de prestation exceptionnelle sur les derniers matchs mais on est bien ».

La Fiorentina ?
« Passer un mauvais moment arrive et ça leur est arrivé, comme à tous. Maintenant ils sont très bien, ils se sont réorganisé, ils ont retrouvé des joueurs forts, la condition physique de quelques joueurs forts et ils sont forts. Ils ont fait des résultats dans les derniers matchs, avec des bonnes prestations. Ca sera difficile ».

Stade ?
« Pour ce qu’on a vu de partout dans le monde, il y a toujours des retombés positives pour la ville. Je parlais avec ma società, les dirigeants et j’ai vu les sous déjà investis dans le projet. Je ne veux pas parler de politique, j’espère que ça ne rentre pas en compte avec la politique, on parle d’une possibilité d’investissement pour le Pays. Quand je vais en Angleterre je vois des investisseurs étrangers, arabes, russes, ils ont investi. Le stade ils le font eux, ils payent eux, il faut clairement respecter des règles mais il ne faut pas envoyer le message qu’ils sont une menace contre laquelle il faut se défendre. On parle d’une opportunité. Il faut approfondir la situation, il est juste d’en parler de manière correcte du point de vu des règles mais après il faut trouver une solution car c’est juste ainsi. Quand je vais dans des pays avec moins de moyen je vois des meilleurs stades qu’en Italie. Je ne suis pas le seul à le penser. A travers un rendez-vous professionnel il faut trouver une solution qui met tout le monde d’accord ».

La lutte pour le scudetto est terminée ? Priorité à la deuxième place ?
« Il faut rester attacher à tout ce qui est possible. La Juve avance fort, en la regardant on doit trouver de nouveaux stimuli pour faire mieux. On doit continuer à croire que tout est possible. Juve et Napoli sont toutes deux des équipes qui veulent toujours gagner. Elles sont bien construites, ça fait des années qu’on travaille derrière ces projets. Le Napoli a un projet avec un entraîneur, demander des joueurs pour jouer ce football là. Le président et la ville sont ambitieux. La Juve est devant sur beaucoup d’aspects et c’est la seule à avoir son stade. Etre en leur compagnie signifie être une grande équipe ».

Vous avez donné votre avis sur le stade, vous avez aussi été en contact avec le ministre Lotti pour les barrières. Vous ressentez la nécessité de devoir faire quelque chose en plus hors du terrain ?
« Je ne ressens aucune nécessité. J’ai le devoir de bien faire mon travail : l’équipe, dans des moments déterminés, a bien joué. Elle a utilisé tout ce qu’elle avait, en gagnant des matchs. A d’autres moments, je dois mieux faire mon travail et je dois penser à cela. On a de bons dirigeants. Le projet du stade montre qu’ils veulent donner un futur important à cette società et à cette ville. Je ne suis pas compétent pour cela : clairement, si on parle des barrières et je parle avec le ministre Lotti on ne le fait pas par amitié mais par professionnalisme. Le fait que l’on se connaisse depuis longtemps rend l’échange moins formel. De sûr cela ne se fait pas par amitié. Il faut être responsable dans le comportement. Au stade, les familles et les enfants doivent y aller. Il faut s’amuser au stade, c’est la volonté de ces gens. Qui faut faire bordel doit rester à la maison. Le football est une chose, faire bordel une autre. Ce type de barrière n’est jamais un synonyme de liberté. Cependant il faut bien se comporter. Si la règle dit de respecter la place du billet, il faut que tout le monde se mette à sa place. Règles, civilité, bons comportements ».

Gerson en primavera, votre choix ? Quelle réponse de sa part et de Grenier ?
« Oui c’est mon choix mais ce n’était pas un choix bizarre. Il a joué car on jouait mardi. Ce n’était pas une punition, il n’aurait pas été capitaine sinon. Je l’ai fait jouer là car il avait besoin de jouer. Il a passé 3-4 jours à parler de son transfert et on a pris la décision de le faire jouer car on le pouvait. Il a besoin de jouer, comme Grenier, comme ça on peut voir où ils en sont vraiment. Dire qu’on l’a fait jouer en primavera par punition c’est une connerie ».

Demain vous rencontrerez Borja Valero et Badelj, accostés par la Roma. Qu’auraient-ils apporté ?
« C’est juste pour toi de me demander cela, du point de vu de l’entraîneur, c’est juste de parler de choses pratiques. Je suis content des joueurs que j’ai. Je n’ai pas de remords sur les demandes que j’ai fait à la società. Ce sont deux bons joueurs, mais j’en ai deux aussi forts au même poste. Dans le mercato on a fait aussi d’autres noms. Borja Valero tout le monde le veut. Où tu le mets il joue, même à Barcelone, City, Manchester United. Après on a fait d’autres choix, importants de la même façon. Ils sont forts, ils ont du jeu, une società forte. Ca sera un duel de haut niveau. Si un joueur demain lit que j’ai voulu Valero ou un autre ça serait limiter ses qualités ».

Quelqu’un de l’équipe vous a demandé de renouveler ?
« Non, je ne pense pas que ça les intéresse beaucoup. Ce que j’ai dit était clair et reste ainsi jusqu’à la fin. Les contrats il faut les mériter avec les résultats. Il y a des fins de contrat, c’est sûr, mais on arrive à la fin ainsi. Je ne réponds plus sur cela ».

Les joueur peuvent être distraits par les discours sur barrière et stade ? La maire Raggi a invité Totti au Capitole ? Si vous étiez invité, vous iriez ?
« Rome a des échos faciles et les joueurs doivent avoir la personnalité pour absorber aussi quelque chose de différent. Pour nous c’est un match fondamental et dans le vestiaire on parlera surtout de cela. Si après on peut faire quelque chose pour la croissance du club on le fait mais le match est fondamental. Le Capitole ? Je n’ai pas les titres pour parler avec quelqu’un. Le président, le dg, ceux qui sont compétents iront voir Raggi. Moi je dois mieux faire mon travail ».

Comment va la Roma physiquement ?
« Non, non, on a oublié que le Cesena allait fort. J’ai vu Rodriguez lutter avec Manolas et Rudiger et tenir le coup sur le tout le terrain. En Angleterre ça arrive chaque année que des équipes fortes sortent contre des petits clubs en coupe. Ils auraient mérité la prolongation. On a été meilleur à la reprise, on a montré qu’on savait changer des choses et c’est juste d’accéder à la demi ».

L’Olimpico après le rugby peut conditionner le match ?
« On s’est informé ce matin auprès du Coni pour savoir s’ils étaient intervenus sur la pelouse. Des plaques d’une cage ont été levées et il faut le régler. Il faut soutenir le spectacle. Le temps n’aide pas non plus étant donné qu’aujourd’hui et demain il pleut donc le terrain ne sera pas bon. Le spectacle sera plaisant car il y aura deux bonnes équipes ».

Les contrats sont liés aux résultats. Quels sont ces résultats ?
« On verra quand on aura les éléments. Si on arrive second, si on se créé des marge de progression, ou si on gagne. On arrive à la fin de la saison et on évaluera tout cela ».

Cyril