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Spalletti: « Encore 8 matchs pour déterminer le futur »

A la veille de cette 31ème journée de Serie A, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

Comment on repart après la déception de la Coupe d’Italie ?
« Chaque fois que je rentre dans le vestiaire on fait des analyses, on parle, de manière professionnelle, parce que nous sommes en tous sens une équipe. Le fait de ne pas avoir passé le tour peut être difficile à vivre. Dans ce cas nous nous sommes tous dit que nous devons être encore plus professionnels, il faut renforcer le concept de la gagner. Il faut continuer de bien travailler, avec le sourire, avec la niac, parce que c’est un match qui peut déstabiliser les équilibres de l’équipe. Hier j’ai vu une équipe attentive et déterminée ».

Donadoni a demandé de ne pas s’adapter au jeu de l’adversaire, à quel Bologne on peut s’attendre ?
« Avant tout il faut dire que Donadoni est une personne sérieuse, un vrai professionnel, expérimenté. Un qui a toujours bien fait jouer ses équipes. Eux ont cette qualité d’être imprévisible, devant ils sont rapides, puissants et ont des joueurs de qualités. Bologne a gagné 2 de ses 3 derniers matchs, à Florence ils ont perdu dans les dernières minutes, ils ont battu Sassuolo et le Chievo. C’est une équipe qui peut jouer à trois ou à quatre en défense, il faut être prêt. Pour le classement ils pourront jouer sans trop de tension, ils ont des joueurs comme le fils de Eusebio Di Francesco, ils ont Destro, il y a beaucoup d’ex qui voudront se mettre en évidence. C’est un match délicat, où nous devrons être très forts ».

Si l’élimination en coupes change la hiérarchie des gardiens ? De Rossi est prêt ?
« Sur les gardiens cela a toujours été ainsi. Ils sont deux hommes qui se confrontent et peuvent se battre pour un maillot. Le discours des compétitions existent s’il y a une qualité absolue de grand niveau, ils sont tous les deux en grande condition. Si un cale, alors l’autre peut prendre la place, peut importe la compétition. Tous les deux s’entraînent bien, au-delà de quelques épisodes ils sont deux très grands gardiens et ont fait voir leurs qualités. Cette concurrence continuera, Alisson a fait voir qu’il a des qualités. Hier le mal de dos de Daniele s’est dissipé, aujourd’hui ça sera un entraînement important. S’il continue ainsi, il est clair que je peux prendre en considération de le faire jouer ».

Le processus de croissance de Gerson s’est interrompu ?
« Ce sont des matchs où j’aurais pu mettre en difficulté sa condition physico-mentale et d’expérience. L’ayant peu fait jouer, je ne peux pas connaître ses réactions, c’est plus difficile quand on est dans une période de matchs rapprochés. Mais peut-être que moi aussi j’ai fais des erreurs. Si quelqu’un joue peu, il faut le prendre dans une gestion collective d’équipe. C’est vrai que je lui ai enlevé quelque chose. Pas parce qu’il ne le méritait pas, mais parce que les autres dans ce moment me semblaient être mieux. En fin de saison on fera un raisonnement approfondi, le club le sait ».

Simone Inzaghi a dit qu’eux doivent lutter avec la Roma ?
« Je ne connais pas les dynamiques et les comptes des adversaires, je connais les notres. Eux ils ont été bons, nous travaillons pour nos objectifs qui sont encore importants, il y a 8 matchs qui peuvent déterminer le futur du club. Nous jouons beaucoup, la possibilité d’avoir un futur important. Mon attention va là ».

Dans les derniers matchs vous avez fait jouer Totti en fin de match. Quelqu’un a contesté, le joueur vous a dit quelque chose ?
« Malheureusement je dois gérer le vestiaire, l’équipe, le rôle que j’ai. Les compétences du rôle sont aussi de changer un joueur à 10′ de la fin, j’avance avec cohérence comme toujours. Je ne veux pas gérer l’histoire de Totti, mais le joueur. Peut-être que je l’ai peu fait joué, peut-être beaucoup, ça dépend des points de vu. J’essaie de faire les choses avec le plus de cohérence possible, sans être perturbé par rien. Totti reste un joueur important pour l’histoire de ce club ».

La Roma est l’équipe qui a utilisé le moins de joueur. On peut parler d’effectif court ? 
« D’après moi ça a dépendu de mes choix. Car avant on parlait de Gerson, que je l’ai pas fait jouer, les joueurs étaient là. Si on voulait faire des comparaisons, entre un match de championnat et de coppa la Juventus a changé 8 joueurs et a fait deux matchs très beaux, à ces niveaux. Cependant nous nous avons l’effectif pour jouer nos compétitions. Il y a eu des matchs d’un certain niveau proches, tu dois faire des choix et tu n’as pas le temps. L’équipe a mal joué dans quelques matchs fondamentaux, on s’en rappelle bien, ces matchs nous dérangent. Mais ce sont des matchs isolés, dans la durée il est difficile de trouver une période mal faite. Des moments ont été mal faits, des résultats. Quand tu dois choisir toujours une connexion avec ce qui est arrivé précédemment. On venait de 5 victoires. On est sorti de la Coppa Italia mais on venait de gagner 5 matchs. Ca devient difficile de dire que c’était une équipe manquée. Cependant comme il y a des moments qui deviennent cruciaux, très importants, si le résultat est celui-ci, l’entraîneur s’est trompé. On y revient toujours. L’entraîneur décide, si tu ne gagnes pas, en ayant constaté que l’équipe peut gagner, des erreurs ont été commises. On a manqué des matchs, pas des périodes. Des erreurs ont été commises mais il y a eu 18 mois de travail. La considération générale est faite sur ça, on les fait aussi. Nous qui travaillons ou vivons dans le vestiaire on ne laisse pas cela être dit. On est sorti de ces deux compétitions, maintenant il y a l’objectif le plus important, le championnat. En ce moment la chose la plus importante est de se recharger. Le championnat est fait d’instants. »

Dans les trois matchs décisifs en coupe, la Roma a toujours été menée à la maison. Le discours sur les obsessions a été contre-productif  ?
« Je commente ce fait en disant que la première chose qu’on avait dit était d’absolument ne pas prendre de but avant la 75′, en gardant l’équilibre jusque là. Un peu par rapport aux précédents, un peu car il en faut peu dans un stade comme le notre, avec la Curva, avec nos qualités, pour créer les bases qui mènent à deux buts. On n’a pas réussi car le trop plein d’envie nous a fait perdre l’équilibre.Cependant l’observation est juste, on a tenter de mettre toute l’attention possible. J’ai essayé de provoquer la réaction maximale en parlant d’obsession. Probablement ce fut peu, vu que ça n’a pas suffit. J’aurais dû les motiver encore plus pour ces matchs. Je la vois plus ainsi, j’aurais dû y mettre encore plus de poids. Puis il faut rester attentif au contre-coup qui peut en sortir« .

Vous avez la sensation que le rendement en championnat est sous-évalué  ?
« Je vous remercie pour le soutien du travail de ces joueurs, je pense toujours ainsi. C’est un groupe de braves garçons, du point de vu du travail d’équipe ils ont acquis beaucoup de choses. La ligne de démarcation se fait après ces 8 matchs. Pour le moment je suis déçu de ce qui se disait, mais satisfait du travail de venir sur le terrain, de raisonner sur le football et de proposer un spectacle à une tifoseria comme la notre. De mon point de vu ça devient plus facile, moi j’ai commencé en entraînant les Allievi, je suis attentif aux détails, ce travail je l’ai voulu. Je suis attentif à tout et je sais que dans les 18 mois de travail on a fait des points importants par rapport aux autres. Cependant on en parlera à la fin. Dans le football il n’existe que la victoire, on s’amuse seulement quand on gagne. L’entraîneur doit raisonner comme cela. Pour avoir un rôle important tu dois dire des choses importantes, tu peux pas dire que vous avez toutes les visions. Cependant en réalité il faut parler clairement, il faut instruire qu’il y a le besoin de travailler, qu’il faut un programme pour réussir à disputer les titres à la Juventus. Eux ils ont un avantage sur cet aspect, de sous, de structure. On doit être bon à programmer et diminuer toujours cet avantage, ce qui me semble être le cas ces 18 mois. Les joueurs de la Roma, sont de vrais pros, ils doivent s’impliquer et mettre quelque chose en plus. Ca passe par la programmation, le travail, la participation, car on veut être une seule chose. On doit être ouvert aux raisonnements avec nos tifosi. 

Romanista35/Cyril