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Spalletti: « Dzeko manquera, mais d’autres possibilités »

A la veille de cette 36ème journée de Serie A et la réception de la Juventus, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

Depuis Juventus-Roma les deux équipes ont fait le même nombre de point. Qu’est-ce que ça signifie pour vous ?
« Ca signifie que les deux équipes ont travaillé de manière sérieuse, elles ont fait leur travail en essayant de donner le maximum. Probablement que dans cette considération il faut prendre en compte qu’ils étaient devant au départ. Moi j’ai une idée, si la Juventus avait eu une équipe qui l’avait mise en danger, elle serait encore plus forte. Il y a eu des moments où elle a pu gérer sur cette différence qu’elle avait, choisir son match, sans mettre toute la force qu’elle avait. Parfois c’est involontaire, être plus prêt pour un match qu’un autre. Des matchs où tu es motivé complètement, des matchs où moins tu parles mieux c’est. Ca devrait toujours être comme ça, mais parfois tu as des joueurs qui ont leur âge, tu peux être influencé et abaisser le niveau d’attention, c’est quelque chose qui arrive. A eux aussi, ils sont très bons pour créer presque tout le temps le climat du match qui rassemble les caractères individuels qu’ils ont. On voit que c’est une façon de faire de mettre tout ce qu’ils ont pour créer un match de très haut niveau. Cependant nous nous sommes partis de derrière, quand tu as quelqu’un qui te met en danger alors tu pousses plus. Eux ils ont désamorcé toutes les tentatives, quand il y a eu une équipe qui a essayé, ils ont montré qu’on ne pouvait pas les toucher. Ce fut ainsi, cependant il y a beaucoup de points et on a fait un bon travail ».

Sarri a dit que ça aurait été plus juste de jouer en même temps, vous en pensez quoi ?
« Que probablement cette fin de championnat, pour enlever certains doutes, ça aurait été juste. Mais la journée précédente aussi, on avait la même distance pour la seconde place. Ca me va, cependant c’était pareil quand ils ont joué Cagliari et nous Milan après ».

Nainggolan et Perotti sont prêts ?
« C’est une considération qui doit être faite de manière profonde. Il faut avoir la quasi certitude que quelqu’un puisse jouer tout le match, il y a d’autres situations où il faut être vigilant. Ce sont des joueurs forts, vu les autres absences, tu fais difficilement sans. Un joueur comme Radja tu le voudrais toujours à disposition, un comme Diego en condition, il fait parti des joueurs qui ont ce caractère pour jouer ces matchs. On évaluera bien à l’entraînement et dans les prochains soins, on a un staff médical qui sera sur eux de maintenant jusqu’au début du match ».

Conte hier a gagné la Premier League. Ca confirme la bonne école italienne ? C’est une sorte de diplôme ?
« Je suis d’accord, si ça nous donne aussi du mérite… mais c’est lui qui l’a gagné, c’est lui qui a été bon. Lui il est allé là-bas et il a inversé la situation. L’équipe est forte mais il l’a faite fonctionné, il a changé de module, il a dicté son football mais il a déjà su le faire. C’est un entraîneur qui parle de football dans le vestiaire. Il faut lui donner du mérite pour avoir gagné un championnat qui est un peu le top de la catégorie. Un titre très important, un couronnement ».

Demain Edin Džeko ne jouera pas. Vous avez choisi le remplaçant ? Défense à trois ?
« Ca nous désole car Edin était désormais notre point terminal offensif, l’équipe avait commencé à bien le servir, à reconnaître ses démarquages plus correctes pour la qualité des autres joueurs. Désormais il était l’attaquant, le finisseur de la Roma. Le fait qu’il ne sera pas là nous lève quelque chose, après cette équipe a d’autres possibilités et elle a montré qu’elle fonctionnait autrement. On prend les choses en main et on repart pour l’objectif qui est la victoire, la tentative de gagner le match sans excuse ou plainte. Droit vers le match, la victoire nous donnerait un moyen de finir second. Nous on doit avoir en vu l’objectif. Sans tourner la tête ou avoir quelque chose qui se met au milieu ».

Depuis San Siro toute l’Italie a parlé de ce qu’il s’était passé. A froid vous voulez répondre ?
« Sur Francesco, en ce qui concerne le dernier match, on en a déjà parlé. Je me suis retrouvé avec les 5 dernières minutes et là l’évaluation peut se faire de plein de façon. J’ai choisi de faire ainsi. Quand je l’ai fait jouer 5 minutes, les opinions n’ont pas changées. En ce qui regarde Salvini, moindre mal qu’il soit contre. L’avoir de mon côté aurait été un problème. Je preferais avoir de mon côté un mec comme Tarabella, ça m’ôte tout embarras ».

Hors la différence financière, quels sont et quelles importances ont les points de différence entre Roma et Juventus ?
« Il me semble que cette année, plus que toutes les Juventus, la Juve a montré qu’elle était toujours présente et comme elle le voulait. Sans jamais de contre coup, de retard. Un projet à un stade d’avancement net. Il me semble difficile d’identifier quelque chose qui peut te permettre d’être à son niveau. Car comme je l’ai dit plus tôt, cette Juventus a montré à quelques moment non pas de gérer, mais de pouvoir aussi faire plus et involontairement elle a joué des matchs en gérant la situation. Moi je pense qu’il y a une distance, cependant la Roma a travaillé de la bonne manière. La Roma a fait son travail d’équipe, elle a tenté d’aller voir quel monde c’était. Elle n’a pas réussi car la Juve n’a pas failli et car l’entraîneur de la Roma a commis des erreurs qui ont coûté des matchs en trop. L’équipe de la Roma reste forte et devait perdre quelques matchs de moins. Il faut mettre en place une continuation, à donner une suite à cette façon de travailler sérieusement, importante. Et des choix, parfois aussi difficiles, douloureux, pour avoir cette possibilité d’avancer ou de s’améliorer toujours. Ca ne veut pas dire que tu arriveras à ce niveau-là. Vu la situation actuelle, même si les points depuis l’aller sont les mêmes, la Juventus pour l’instant montre qu’elle est devant. Au delà de l’argent, l’argent je ne le considère pas comme la ressource la plus importante. Car il faudrait voir combien on peut dépenser, au delà de ce qu’a la società, puis il y a autre chose, désormais dans le football il y a la possibilité de prendre des joueurs important qui fonctionnent d’une part, mais échouent de l’autre et si tu es bon, ils fonctionnent. Par exemple, Dzeko l’an dernier, si on était allé contre ce que nous avait dit le déroulement des choses, on aurait continué avec le trident léger et on l’aurait contraint à partir. Un réserviste une année joue bien, la deuxième il a déjà vécu le truc et ça devient difficile qu’il refasse la même chose. Ce sont des considérations dont il faut tenir compte. La Juventus devant les autres, il faut que les autres soient très bons pour créer des problèmes ou s’avancer pour pouvoir prendre de leur qualité, pour se rendre compte leur qualité dans le coeur de la Juventus ».

L’Olimpico est complet pour Roma-Genoa. Qu’est-ce que ça vous fait penser ? Ca vous déplaît ?
« Pourquoi ça ne me plairait pas ? Ca me fait plaisir. En considérant la situation, le type de match et l’adversaire, la possibilité que Totti demain puisse donner une contribution à la Roma existe. Ca me fait plaisir d’avoir tant de monde au stade, dernièrement on ne l’a pas eu, les joueurs quand ils sont arrivés, on leur a tous parlé de la chaleur, la passion le stade plein, les participations émotives, et ils l’ont peu vu. J’ai eu la chance de le vivre précédemment et je m’en rappelle bien. Cette année et l’an dernier peu de fois et quand elle était là on a été bon pour fonctionner dans notre totalité. Cependant c’est un plaisir, c’est un fait qu’on a retrouvé l’enthousiasme derrière l’équipe, l’équipe l’a retrouvé. C’était un peu la priorité que je m’étais fixé quand je suis arrivé, reconstruire une Roma forte. La Roma est forte au delà de la position et du point qui fait la différence. Mais c’est une Roma forte, si tu veux faire allusion à autre chose, j ene sais pas, si tu veux être plus clair… ça fait agent secret. C’est simple, moi j’essaie de faire le mieux pour la Roma avec sérénité, je ne veux rien enlever à Francesco. Si tu prends le dictionnaire et tu regardes les mots qui nous intéressent, tu regardes équipe, maillot, coeur, entraîneur, capitaine, joueurs, objectifs. Tu verras qu’il y a écrit que l’entraîneur entraîne l’équipe et choisit la formation pour tenter de gagner. Le Capitaine est celui qui indique le comportement qu’il faut aux co-équipiers à l’intérieur du vestiaire. Puis tu me diras ce que dit le dictionnaire, si ça a été bien utilisé. La loi le dit dans ce cas. Moi je n’enlève rien à personne, j’essaie de tout prendre en compte. Première chose : la Roma ».

L’arrivée de Sabatini à Suning vous a surpris ? Vous aimeriez travailler avec lui à nouveau ?
« Sabatini est un DS fort, c’est un personnage qui a une expérience importante, d’équipes fortes, de clubs importants, de clubs qu’il veut tenter d’imiter en terme de victoire. Ca ne me surprend pas qu’ils aient appelé Sabatini, ou qu’ils se soient procurés son aide par contrat. Avec Sabatini j’ai eu des points de vu contraires, mais j’ai aussi été d’accord sur beaucoup de choses. Comme il travail, c’est un bon dirigeant, important. Je l’ai dit plusieurs fois. Pour cela que si je continue à travailler, avec celui avec qui j’ai bien été, si la possibilité arrive, pourquoi ne pas le faire ? ».

Cyril