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Spalletti: « Contre le Torino nous jouerons pour Florenzi »

A la veille de la 25ème journée de Serie A et cette réception du Torino, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Malheureusement il y a cette situation pour Florenzi; Nura a fait sa première apparition et tout va dans le bon sens ».

Avant Villarreal vous avez dit que contre le Torino vous changeriez quelque chose. Le résultat de jeudi a changé quelque chose ?
« Changer quelque chose c’était en référence à la période, c’est clair que de petites différences, et pas de valeur des hommes, il peut en avoir sur le temps de jeu. Qui a joué le plus, a sûrement une possibilité en plus de gérer une fatigue et d’être au top dans un match. Le résultat de l’aller modifie quelque chose. Cependant on a un groupe fort. Ce que je dis depuis le début est maintenant notre force, on a à faire à un groupe de joueurs qui peuvent aller au bout, peuvent montrer leur force dans toutes les compétitions. On ne pourra pas dire que dans ce match on était pas au top, à nous il ne nous manque rien ».

Après le match aller il y a eu une révolution. Quelque chose que vous voulez souligné ?
« Ce n’est pas l’homme en plus ou moins qui détermine le succès, c’est une façon de vivre, d’être, de penser. On ne doit pas oublier qu’en ce moment on va avoir en face un Torino en condition splendide et probablement qu’on arrive pas au top. Cependant ce qui a fait la différence ce fut l’application, la façon dont on vient travailler et comment on s’applique, ce que l’on pense devient fondamental. Ca peut aussi vouloir dire que l’on doit faire attention, ça sera un match très difficile que nous voulons gagner pour rester dans les trois compétitions. On a pas d’autre résultat. C’est clair que ça passe par la prestation et qu’on doit en faire une bonne, différente de l’aller ».

Salah, Perotti et Paredes peuvent être titulaire ?
« Oui, cependant dans ces situations, avec aussi peu de temps, j’ai besoin de les voir et de me rendre compte de qui a réussi à grandir et qui a une évaluation momentané, en tenant compte de plus de choses. Je peux aussi me convaincre sur les doutes que j’ai. Je n’ai pas une situation très clair avant l’entraînement, durant la journée de demain nous serons là. Ce sont des joueurs qui peuvent en remplacer d’autres, c’est sûr. Ils sont parmi ceux qui ont moins de minutes dans les jambes, ça ne les met pas en difficulté, même si je suis convaincu qu’ils feront un bon match. Mario Rui je ne l’ai pas beaucoup fait jouer, dans le rythme endiablé des 90 minutes je ne sais pas si ça donne quelque chose de moins en fonction de son utilisation ».

Aujourd’hui Baggio fête 50 ans. Qu’est-ce qu’il signifie pour le football italien ?
« C’est facile, avant tout je voudrais lui faire mes voeux sincères, il nous a fait voir des choses très belles. C’est un des joueurs qui te font voir comment on fait, il pourrait être un chevalier du football, autre aux belles actions et aux buts splendides, il est pure. Il a fait des petits ponts à tout le monde, il a marqué à tout le monde, il était apprécié de tous. Il a été humble. Un très grand, j’ai encore sous les yeux ses buts à Florence, je suivais la Fiorentina et je le remercie pour ce qu’il nous a montré ».

Un avis sur la situation de Vermaelen ? Il va bien ? Un commentaire sur le retour de Zeman en Serie A ?
« Thomas a ce problème de calcification à la main, il est en guérison, je peux le risquer mais le joueur qu’il passe peut être un avantage, un risque mineure pour son utilisation, c’est une évaluation qui est faite dans cette optique. Si on retarde de quelques jours c’est mieux, mais si on a besoin il peut jouer, il s’est dit disponible. L’exclusion en coupe est fille d’un raisonnement : si je ne le fais pas jouer avant je le prends sur le banc et je risque de devoir le changer. Ou je le fais jouer ou je ne le risque pas. Maintenant il y a plus de possibilités, pour jeudi il est bon, je le prends sur le banc et je risque de devoir le changer. Maintenant il y a plus de possibilités, pour jeudi il est bon, on a fait un examen radio, le docteur a dit qu’il faut quelques jours. Dans la limite du possible on est attentif. C’est bien de prendre en compte le chemin que nos professionnels nous indique. Pour Zeman, c’est quelqu’un qu’on a tous pris, ça me fait plaisir qu’il revienne sur la scène du football italien, je suis convaincu qu’il montrera ses énormes qualités. Lui il a beaucoup donné et peut-être qu’il ne le montrera pas mais il se préparé, il aura des choses à proposer ».

Après jeudi vous étiez énervé pour ces 15-20 minutes en seconde mi-temps. Vous pensez vraiment que cette équipe a des problèmes sérieux encore à régler ou qu’il faut envoyer ces messages même quand on gagne ?
« Je n’ai pas énervé, moi je suis déçu quand l’équipe ne fait pas eu mieux de ce qu’elle peut faire. Ca veut dire que je travaille mal, que j’ai donné une idée de force limitée. Le match de Villareal est difficile car maintenant ça redéfinit les murs, les limites de notre football avec le football européen, il y a un mur à ne pas dépasser, difficilement les équipes italiens ont gagné 4-0 sur un terrain adverse ou continuaient à attaquer après le 0-2 pour améliorer le score. C’est un rapport correct que l’on doit avoir avec ces compétitions. Dimanche j’ai dit cela exactement, parfois nous entraîneur on recherche des mots qui créent une stimulation, quelque chose de plus. On dit un mot plus forcé par rapport à leur limite, à eux je ne dis rien de plus, ce sont des mots très vrais. Ils doivent penser de la même façon au delà de ce mur. Car c’est ainsi, il faut jouer pour gagner s’il a une possibilité de mettre les mains sur la qualification, ce qui veut pas dire que tu es passé. Villareal est fort, si quelqu’un croit voir trop de confiance dans notre façon de penser, si quelqu’un croit que le retour sera facile, il se trompe énormément. Milan perd contre le Deportivo, cette équipe n’a pas pris de but contre Barcelone, Seville, personne. Elle joue bien au foot, sait se positionner sur le terrain. Il faut lui dire qu’ils doivent avoir le respect pour leur travail, autrement les autres te le montrent. Et nous nous devons améliorer cette phase, quand on récupère le ballon pour le rendre jouable. Beaucoup d’hommes autour de la balle pour la possession, avant on disait balle à nous tous devant, maintenant il y en a beaucoup qui disent balle à nous du monde autour pour la possession, car quand tu la perds, tu gères mieux les distances. Je viens jouer le ballon, mais je viens jouer près de toi, ainsi si on le perd je vais dessus. Si tu utilises la largeur du terrain, tu dois faire des mètres pour resserrer. Maintenant tout le monde joue grouper, possession courte, pour faire mal et reprendre le ballon. Quand tu parles le ballon et tu le récupères il y a un moment où il n’est pas encore à toi, tu l’as repris mais tu ne le contrôles pas, tu dois faire 3-4m et des passes qui mettent le ballon en sécurité. Dans ces 3-4-5 secondes ils te reviennent dessus et à ce moment là, la balle est à personne. On doit s’améliorer, dans le premier quart après le but on est redescendu, ce sont des mètres de fatigue et tu perds de la lucidité pour la fois d’après pour proposer du football. Si tu fermes 20 mètres à droite, à gauche, derrière, après il te manque les 40 mètres pour arriver sur la balle que Radja a donné pour le 4-0. Le paquet est de 12km par match. Comment tu les utilises ? Tu proposes plus ou tu te fatigues plus. Moi je ne suis pas nerveux. Je ne suis rien. Je suis quelqu’un qui veut utiliser les qualités de son équipe et faire des résultats ».

Ca pourrait être une occasion pour Grenier, comme il ne peut pas jouer l’Europa League ?
« Hypothèse correcte, même s’il a montré dans les exercices, et j’ai pu voir que dans la résistance à la vitesse il a un peu de mal. Il a plus joué depuis très longtemps. Après on ne s’est pas entraîné pour le mettre en condition, mais il y a une évaluation qui tôt ou tard sera faite pour l’utiliser ».

Sur la polémique entre De Laurentiis et Sarri, jusqu’à quel point un président peut mettre son nez sur la tactique ?
« C’est vous qui devez y réfléchir, moi je dois regarder chez moi. Il y a toujours des choses à résoudre ici. En ce qui concerne le rôle d’entraîneur c’est comme ça, un ne te salue pas, l’autre t’envoie te faire f****e, parfois aussi quand tu gagnes c’est mieux si tu avais fait jouer l’autre. Ca fait parti de la gestion du poste, parfois ça me gène. Il faut un peu plus d’espace, alors tu pousses un peu. Il faut voir si tu peux le faire, d’après moi De Laurentiis est un grand président et Sarri un grand entraîneur, parfois les choses se font par jeu pour obtenir quelque chose d’autres, en plus, moi je n’ai pas besoin d’organiser. L’équipe est forte, moi je ne sais pas faire semblant, on s’en compte tout de suite ».

Vous vous sentez d’appuyer Ulivieri pour les élections fédérales ? Vous serez sûrement l’entraîneur de la Juventus si Allegri part ?
« C’est un beau casse-bonbon. Je construis les éléments, j’ai parlé avec Ulivieri, il m’a expliqué, en étant notre chef d’association, quelles sont les motivations de son choix. J’apprends plus de choses, en ayant pas tout à disposition je suis d’accord avec ce choix. Après il faut voir les autres situations et je ne peux pas entrer dans le discours si je n’ai pas la capacité de bien savoir les choses. L’autre question je ne la comprends pas et je ne sais pas répondre, c’est quelque chose que je ne sais pas. Je peux te suggérer une autre question : Florenzi. En ce moment il nous a consigné un morceau de lui-même. On est tous un peu Florenzi, demain si on nous le permettait on entrerait sur le terrain avec Flo-Szczesny, Flo-Fazio, Flo-Spalletti. Ca nous donnes ces 100 mètres de qualité que seul lui sait faire, il nous a donné un morceau de lui ».

Cyril