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Spalletti: « Ceux qui ont joué jeudi ne sont pas à enterrer »

A la veille de la 26ème journée de Serie A et ce déplacement chez l’Inter, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

Période de folie pour la Roma, ce que ça change ?
« Si tu mets tous les matchs ensemble ça ressemble à un fardeau incroyable, presque impossible. Par contre si tu joues une à la fois, tu regardes un match à la fois. Pied au plancher et puis on joue un match à la fois. Les matchs sont nombreux et importants. On ne tombera pas dans le piège où une est plus facile et une plus difficile. On ne pourra pas se tromper car ce sont tous des matchs de niveau ».

L’Inter a gagné 9 matchs sur 10, l’influence de Pioli dans leur croissance ?
« Je ne sais pas, c’était une équipe forte avant et ça l’est aussi maintenant. Ils ont trouvé de l’équilibre, Pioli est très fort, capable, tout le monde le sait. Il sait parler de tactique et être convainquant. Il a changé de module, avec deux 10 et une pointe. Les derniers matchs il a joué avec 3 centraux même si demain Miranda ne sera pas là, c’est une équipe avec de la fantaisie et de la qualité. Ca fait un moment qu’ils gagnent, nous sommes prêts à les affronter ».

Le turn-over est dangereux après le match contre Villarreal. Dans les prochains matchs, au moins 9 intouchables ?
« Possible. Cependant c’est un discours qui vaut pour le dernier match, avant on a eu beaucoup de blessés donc on a dû pas mal changer. Il faut répéter que je ne les ai pas mis dans les meilleurs conditions pour s’exprimer. Certain manquait de rythme mais mon choix a conditionné surtout la première mi-temps. Quand on aura besoin de nouveau des joueurs de jeudi, ils se montreront prêts ».

Manolas ?
« Il va bien, il joue ».

La nouvelle du Stadio vous rapproche vous et les joueurs du futur de la Roma ?
« On veut changer la signification de mes mots. Je me suis dédié à vous faire bien comprendre le vrai du faux. D’après moi les gens ont bien compris. Les joueurs sont importants. Tous tiennent à la Roma, il y a des résultats à faire, si non il faut changer de prospective. Vous vous dites toujours qu’il faut gagner, ça c’est correct. Ce qui comptent ce sont les joueurs forts qui ont une affection pour l’équipe et il faut les garder. J’en parlerai avec la società. Quand je rencontre les gens je vois qu’ils ont compris. Le Stade est une chose important, le résultat est extraordinaire pour la ville. Quand la maire Raggi est mise en confrontation et qu’à travers le dialogue elle résout tout, elle a atteint le top. Un résultat qui renforce la ville, pas seulement les sportifs. C’est une solution correcte, moi je savais que la question était entre de bonnes mains. Baldissoni je le connais bien, je m’attendais à la disponibilité du maire et à trouver une solution. Bravo à tous. Corrélation ? Le Stade sera fait dans des années, je ne suis pas ferré. Si tu m’aides je te dis si je serai mort. Pour la società est un objectif important, tout le monde ambitionne cet objectif. C’est pour cela que le football anglais ou allemand a plus de perspectives que l’italien. Ce sont les stades de propriété qui font la différence sur la passion, sur le rapprochement des personnes. Nous on a toujours plus de responsabilités et tout est ok. La Roma sera encore plus ambitieuse dans le futur ».

Vous demanderez à Emerson et Bruno Peres de monter offensivement ?
« Candreva et Perisic sont forts, comme tout l’effectif de l’Inter. D’après moi Peres rencontre plus D’Ambrosio, car ils sont à 5. Ca sera un duel homme contre homme. Ces duels sont importants mais il y en a d’autres, ils sont pleins de grands noms. On verra qui sera plus continue et fera la bonne action. Ca sera un match très agressif, je serai plus précis à la fin du match ».

Le nombre de pénalty de l’Inter et du Napoli ? Pourquoi Pioli et Sarri ont parlé des pénaltys de la Roma…
« Je ne sais pas, je peux dire qu’il y a eu un travail énorme pour aider la classe arbitrale. Je n’ai pas bien compris s’ils se référaient à leur peu de pénalty ou aux nôtres trop nombreux. On verra dans le futur. Moi je peux dire que dans les 19 matchs de la saison dernière, la Roma a eu un pénalty et que personne n’a rien demandé, sans faire de comparaison avec les autres. J’ai toujours dit que l’on doit penser à notre jeu. Il y a eu pénalty dans ce match plein de faute après trois épisodes chauds. Puis s’ils veulent nous utiliser pour demander quelque chose… Ce sont des entraîneurs forts et ils peuvent se permettre ces handicaps, nous plus faibles devons colmater la différence avec les bons ».

La Roma s’est consolidée désormais en Italie. Ce que vous attendez de la società pour le faire en Europe ? Accepteriez-vous un échange Dzeko-Icardi ?
« Je ne suis pas en position de dire quoi faire à la società. On a des dirigeants forts, il suffit de voir le résultat du Stade. Donc je les sers, je leur fait confiance, ils savent mieux que moi. Nous nous sommes ceux là, nous sommes en Europe, dans les compétitions italiennes. On a un effectif fort et ils ont fait des achats importants, ils savent jouer au football et être pro. Les choix des hommes sont les bons, c’est un groupe de bons. Je m’attends seulement que si un joueur comme Dzeko part, il soit remplacer car il faut des forts pour gagner et on les a. La società sait comment faire, je suis déjà prêt pour le futur immédiat. Les choix type Stade donnent de la continuité à la società, comme les Trois Fontaines et renforcer le secteur jeune. Il y a de la compétence et de la passion. Tu supportes la Roma ? Bravo, tu fais bien de la dire. L’échange ? Moi je garde Edin, dans le nombre de buts marqués et d’actions crées il est fondamental. Je le garde près de moi ».

Gerson et Gabigol, leurs difficultés confirment que le championnat italien est dur tactiquement ? L’explosion d’Emerson et le retour de Dzeko sont vos deux plus belles satisfactions depuis le retour à Rome ?
« Ca dépend du joueur. Quand ils sont si jeunes ils n’arrivent pas tous à comprendre tout de suite comment entrer dans les mécanismes. Ce sont des choses qui demandent du temps. Dans le cas de Gerson il y a Nainggolan qui joue dans son rôle, Salah et El Shaarawy aussi, donc ça dépend de qui tu as devant. Ils sont pris pour grandir et mettre en pratique tout leur talent. Il n’y a rien de bizarre. Pour moi les satisfactions sont seulement si la Roma fait des points. Je ne dois rien donner à personne, je dois juste veiller à la croissance de la società et aux résultats de la Roma. Tout ce que je fais est en fonction de ça, donner de la force aux résultats de la Roma ».

Cyril