Spalletti: « Ce que je pense de l’Udinese et du mercato »

A la veille de la 20ème journée de Serie A et ce déplacement à l’Udinese, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Perotti a un ressenti musculaire au mollet et il ne sera pas là. Florenzi, que nous attendons, sera notre renfort ».

Où peut s’améliorer la Roma dans la phase retour ?
« On a toujours dit qu’on a fait de bonnes choses pour le spectacle. Parfois on retombe dans ce creux de rendement. Parfois on doit mettre un peu plus de bois. Dans ce qu’on a montré dans cette période, on doit donner de la considération à ces attitudes là. L’équipe a compris que dans certains moments il faut de la substance. Ce sont des signaux importants car à Gênes on a gagné en le méritant. Eux ils nous ont mis en difficulté mais nous on s’est construit, autre au but, des actions et des mouvements offensifs que pouvaient aller dans le même sens. On est sur le bon chemin ».

Les deux équipes en déplacement sont difficiles ?
« Ce sont deux matchs difficiles qu’on a préparé de la même façon. On doit mettre ces caractéristiques dont on parlait. Dont on a manqué à un moment. La différence est qu’à Gênes il y a une ambiance qui te met en difficulté. L’affect envers leur équipe te créé des problèmes. A Udine ça sera plus facile de jouer mais l’Udinese est forte et a un entraîneur expert. A Udine c’est plus facile pour les joueurs d’exprimer leur personnalité, ce qui dans des environnements comme Roma, Inter ou Napoli est plus difficile ».

Pinzi ?
« Lui et moi on se comprenait tout de suite. Pinzi fut un pro exceptionnel. Je revois dans cette équipe là ma Roma. Je veux le complimenter : je l’ai mis dans tous les matchs et il a toujours rendu quelque chose. Dans cette équipe là, comme dans celle-ci, il y avait de vrais hommes comme Muzzi, Giannichedda, Fiore, Sensini et Sottil. Chaque fois qu’on entrait sur le terrain on allait autre à nos possibilités pour le résultat, comme dans cette équipe là. Je vois beaucoup de joueurs qui pour le résultat de la Roma donnent ce quelque chose en plus ».

Point en commun avec Delneri ?
« Il y a un dicton qui dit « au feu si je me considère ». Le discours de Delneri est facile : c’est quelqu’un de bon qui a toujours misé sur l’agressivité. Peu de tactique et beaucoup de cohérence du début à la fin. C’est un entraîneur qui t’enlève le souffle en venant te presser. On l’a vu aussi avec le Verona les difficultés qu’il nous a créées. Les joueurs étaient libres d’interpréter leur football. L’encensement le plus correct est d’après moi sur la cohérence footballistique. On a tous beaucoup pris de lui nous entraîneurs ».

Feghouli et Musonda ?
« Le mercato est un sujet chaud et actuel. Facile pour moi car j’ai déjà dit que pour moi on pouvait recruter personne car l’équipe je l’ai choisie moi et elle est forte. Il faut laisser l’équipe s’exprimer. J’ai déjà emmené Frattesi et Tumminello. Alberto De Rossi nous donne des joueurs déjà forts et prêts pour l’équipe première. Ici les choses se font en commençant de la fin du parcours. A Emerson on ne peut pas lui dire de devenir tout de suite Candela. Emerson le deviendra, je vous le ferai voir bientôt. Il faut cette période d’analyse où il peut analyser ses prestations en fonction du résultat à avoir au niveau de l’équipe. Je ne demande rien à ma società. J’ai épousé la cause quand ils m’ont appelé et je suis venu à pied joints avec tout l’amour et l’affection que j’ai pour ces couleurs. On travaille sur les éléments que l’on a. Je me concentre sur ce que j’ai, en espérant faire grandir Gerson qui a du potentiel. Si on arrive à gérer cette différence subtile, tout est plus facile pour nous. Il y a une période qui sera difficile mais avec une équipe, comme celle que j’ai, je ne crois pas qu’il y aura des problèmes. Il y aura des joueurs contraints à jouer en dessous de leur maximum. Ca devient difficile mais on a confiance dans la gestion personnelle de nos joueurs. Ils raisonnent de la bonne façon. On perdra mais ça sera dur pour qui on aura en face ».

La Juventus et le Napoli ont changé le rapport de force avec la Roma ?
« u me les retournes ces questions. Je dois bien faire mon travail qui est de faire savoir aux joueurs que je me fie d’eux. J’ai besoin d’un effort de leur part dans les moments difficiles, où il faudra souffrir. Ca me semble assez déjà le stimulus que l’on reçoit. Il y a des possibilités. Si la società faisait les choses pour mettre quelques sous sous le matelas, moi je ferais bordel. Si je sais que la società est disponible à mettre tout ce qu’elle a à disposition et qu’elle chercher les solutions pour survivre aux difficultés qu’on aura, moi je suis toujours à son côté. Vous la semaine dernière, vous m’avez demandé si Rincon me plaisait. Après, on a pas réussi à le prendre car il y a des clubs plus forts ou qui ont plus de disponibilité sur le moment. Puis il y a toujours la volonté du joueur. Moi j’ai commencé à regarder Feghouli et Musonda pour voir s’ils pouvaient nous aider et sur ce point je dis oui. Après Massara travaillera là-dessus. Moi je me base sur ce que j’ai, j’ai le sabot dur. Ce sont eux notre solution. Maintenant le mercato ne m’intéresse pas. Puis il y a l’aspect des tifosi, les attentes et protestations. De mon point de vu, je veux parler de manière transparente et vraie. Je ne m’attends pas à ce que Musonda nous fasse gagner des matchs. Je donne de la force à Emerson, Nainggolan, Strootman, De Rossi et Peres qui devront faire le double de km pour donner la balle à Dzeko et la mettre dedans. Les rapports de force sont les mêmes. Ils ont quelques joueurs en plus de nous, si on est pas fantastiques dans la façon de se comporter dans ce moment-là, ça peut créer quelques difficultés. Moi je ne demande rien. C’est bien que les nôtres sachent qu’ils doivent être extraordinaires. Ca passe encore plus par leur travail ».

Szczesny a dit que son futur dépend de Wenger. Possible que vous demandiez de le prendre à la società ?
« J’ai entendu son interview. La chose la plus importante fut celle de faire des compliments à Alisson. Ce sont les premiers à se féliciter. On a deux grands gardiens. Si on choisit Szczesny, on a confiance dans ses qualités de gardiens 3/4. S’il fait un choix différent on aura un autre grand gardien qui le remplacera. On a besoin des deux. Ce qui devient fondamental c’est de raisonner sur le fait de faire partie intégrante d’une società. Sur les bases des résultats de cette année on veut reprendre une plus grande place dans notre championnat. On résonne maintenant. Sur les gardiens on est bien. On peut faire des entraînements qui finissent à 0-0 sur des mois entiers ».

Besoin d’un mercato numérique ?
« Là on risque de confondre. Il y a un niveau qui te fait entrer à la Roma et un qui te fait entrer dans une autre équipe. Dans ce dernier on peut se permettre un résultat différent de la victoire. On a pas besoin de ces joueurs. Si on arrive à prendre un joueur qui peut te donner une contribution aux objectifs, le discours est différent. On doit être bons. Le numérique j’arrive toujours à le couvrir grâce au travail d’Alberto De Rossi. Les jeunes que je porte en équipe première montrent des entraînements de niveau et proche du football que l’on doit jouer. La Primavera a parfois pris notre rôle pour envoyer un message dans toute l’Italie ».

Cyril