Spalletti: « Ce que je pense de Grenier, et le reste du mercato »

A la veille de la 22ème journée de Serie A et ce déplacement à la Sampdoria, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Début beau et facile. Florenzi à partir de la semaine prochaine s’entraînera avec la Primavera sur le Campo Testaccio, on en est tous contents. Tous à disposition à part quelques petits soucis normaux ».

A quel point la Sampdoria a changé ces derniers mois ?
« Je parle bien de Giampaolo car je le connais depuis très longtemps, mais nous le connaissons aussi nous de la Roma, je me rappelle avant un Lyon – Roma on allait jouer à Ascoli et on a pris, déjà là on pouvait mettre en évidence les qualités de l’équipe et de l’entraîneur, gagner contre cette Roma là avec ce jeu, c’était un message des dons de l’entraîneur. Il a façonné la Sampdoria, a donné de la continuité à l’Empoli de Sarri, il a l’estime des joueurs, si tu vas parler avec ceux qui reçoivent les indications, ils te disent quel type d’indication c’était. La Sampdoria est un danger, on a réussi à gagner deux matchs mais avec grande difficulté, aussi bien en championnat qu’en coupe. Après on a plus de qualité et on l’a montré, on a des joueurs plus forts pour mettre KO. On a utilisé le facteur Roma. Si tu vas voir la ligne défensive, tu trouves des qualités impressionnantes dans la façon de travailler, il faut rester longtemps sur le terrain, savoir quoi proposer, montrer aux joueurs le tempo de l’action, le trois-quart qui entre dans la ligne défensive est un automatisme qui s’il n’est pas absorbé par la ligne défensive pose problème, c’est une passe qui va être bien faite car répétée en exercice, pour la reconnaître à un moment et la rendre productive. Pour nous c’est un moment particulier, car on ne peut pas perdre de point, on doit tenter de gagner aussi cette fois, mais il y a un adversaire difficile à cause de Giampaolo ».

Ce sont ces matchs qui influent sur la balance ?
« D’après moi il y a un fils conducteur qui doit être le même pour tous, être pro. On doit être bons à bien travailler si on veut avoir un futur important. Il n’y a pas de discours, d’amitié, il faut travailler de manière sérieuse, construire quelque chose de fort à travers le travail et les joueurs le savent. On naît une seule fois, on vit une seule fois, deux ce n’est pas possible. Pour rendre une vie importante, il faut tirer profit de tous les moments. Et les moments sont ceux que l’on possède, pas ceux de demain ou ceux qui sont passés, ce sont ceux que l’on possède. Pour avoir une vie pleine de satisfaction et bonheur tu dois vivre intensément le moment que tu vis et je pense que c’est ainsi pour ces joueurs qui ne peuvent pas se permettre d’être moins bons dans un match et de donner moins que le maximum. Ce n’est pas ma façon de penser, je pense que les autres recherchent toujours le maximum, c’est le travail quotidien qui fait grandir. Ce n’est pas la même chose de monter sur un tabouret. Une équipe crainte est plus tranquille ? Ca peut faciliter les choses ou la rendre tranquille de choisir où elle doit tout donner ou en mettre un peu moins ».

Deux buts en huit matchs. Un regret de ne pas être arrivé plus tôt à ce niveau ?
« Si la somme des erreurs nous a emmené où nous sommes, on peut l’accepter. Puis il y a des moments où tu n’as pas tel joueur à disposition, cependant la défense à 4 est une chose qu’on pourra refaire, surtout avec l’effectif complet. L’essentiel est d’avoir un équilibre. Maintenant on avance comme ça car ils trouvent de la satisfaction à ne pas prendre de but, important dans les derniers résultats. J’ai expliqué aux défenseurs qu’ils doivent trouver de la satisfaction dans cette recherche. Sur le but de Dzeko, le ballon est donné par Rudiger, un centre au second poteau, Dzeko est passé derrière et a marqué. Personne n’a vraiment relevé le fait que Rudiger a fait un beau centre. Si un autre le fait… je voulais dire que pour eux la solution est de ne pas prendre de but, 0 c’est la solution. Pourquoi ne sont-ils pas plus reconnus. Ils doivent s’attaquer à cet objectif. Il faut essayer de continuer ainsi, on est en condition, en ayant 5 centraux très forts physiquement et rapides, de créer de la substance et de l’équilibre. Il faut renforcer cette attention sur ce travail que font les défenseurs, ça doit être leur objectif. On a besoin de l’aide de personne, on s’en occupe tout seul, c’est chez nous ».

Paredes au centre des rumeurs. La cession est possible ?
« Si la question est est-ce que j’ai demandé le départ, la réponse est non. S’il y a une analyse des dynamiques du mercato et de la volonté des joueurs, vous devez demander à la società et au joueur. Moi je n’ai pas demandé le départ ».

Grenier est arrivé, que pensez-vous de lui ?
« Vous avez tout dit du joueur. Il était suivi par le Milan pour remplacer Pirlo, il a eu un moment de moins bien qu’un environnement comme Rome, une équipe comme la Roma peut vite régler. Il est clair que l’on doit le voir en pratique, mais s’il est comme on dit, on peut faire le parallèle avec Fazio, c’était pareil. Il n’a pas joué les deux dernières années, puis il est venu ici, sur la pointe des pieds et comme il a été bon, il a mérité toutes les attentions qu’on lui donne. On a une grande confiance en Grenier pour le futur, en entrant ici en peu d’entraînement il retrouvera cet enthousiasme, cette qualité qu’il a ».

Vous avez dit qu’une seule opération suffisait pour l’effectif, vous attendez encore un renfort de la società ? La saison de la Roma se décide le mois prochain ?
« Je fais un discours plus large. Au début du championnat on savait que le mercato de janvier serait un mercato de réparation, mais pas comment on l’utiliserait. Dans notre cas, nos joueurs, nos pro n’ont pas failli. Dans la Roma il n’y a rien à réparer. Qu’il faille créer de l’attention je le comprends, mais on a besoin de nos joueurs. Notre futur dépend de nos joueurs et c’est un futur qui peut donner satisfaction, plus on donne de confiance plus on récolte. Ce sont eux qui nous ont emmené là où on est, à la table des plus forts, nous y sommes. Le mérite revient aux joueurs qui sont ici. Comme j’ai déjà dit, moi ça me va de rester ainsi, on ne touche rien, après c’est clair qu’il y a des dynamiques et des évaluations, le mercato ouvert veut dire que beaucoup de joueurs de la Roma peuvent avoir un mercato, ça dépendra des évaluations de la società du point de vu des comptes et de la volonté des joueurs. De la façon dont ça s’est passé, une società arrive, prend un joueur qui te va et c’est plus difficile. Nous on a rien à réparer, nous sommes ok car les joueurs ont fait le maximum ».

Comment on fait cohabiter l’obsession de la victoire et la vente de Paredes en janvier ?
« Je pense qu’il y a une qualité de structure, une qualité de savoir remplacer,  tu n’es pas le nec plus ultra, il y a toujours des duels à livrer avec ceux qui veulent te passer devant, c’est la préparation qui fait la différence avec ceux qui te veulent derrière. Il y a des exigences de possibilité, on parle du stade car la Juventus avec le stade a des retombés importantes, il faut savoir trouver les solutions quand il y a des società qui ont plus de possibilités et la solution n’est pas de dire que l’herbe est plus verte ailleurs, je m’occupe bien de la mienne et elle devient verte aussi. La première chose est de savoir quels joueurs grandissent, ceux qui auront un futur important prévalent, accepter qu’un joueur s’en va et le remplacer, être prêt à ce qui se passe et qu’est-ce qui fait part de ce discours. Je pense que la Roma travaille bien, tu as obligé d’être compétitif, on ne peut pas rester deux ans en dessous du niveau pour faire grandir les joueurs. Un joueur pouvant avoir un futur a été vendu mais la Roma a toujours fait des championnats de niveau dans une ligue difficile, d’autres società pendant quelques saisons n’ont pas été compétitives par rapport à leu nom et blason. Pour cela que l’on travaille de manière pro, la plus correct possible et on essaie de faire un compliment au Corriere dello Sport et au Messaggero pour les titres sur Dzeko. C’est un exemple complet, on disait qu’on devait chercher d’autres joueurs et faire plus jouer d’autres joueurs comme Totti, il faut faire grandir  et savoir apprécier, donner de la confiance aux joueurs que tu as. Si un joueur veut partir ou s’il y a des exigences de mercato diverses, il faut en trouver un autre et lui donner de la confiance, dans notre monde c’est une qualité importante. Ou tu es l’absolu, et nous ne sommes pas seuls, il y a Milan, Inter, Napoli, Juventus, la Lazio, la Fiorentina qui revient, et tu dois être compétitif. La solution ce n’est pas les sous et les amitiés, ce sont les qualités d’être prêt à se confronter aux dangers ».

Manolas ?
« Si la società devait vendre pour mettre l’argent sous le matelas, alors c’est l’addition, si tu as la nécessité de vendre pour mettre les comptes à l’équilibre pour le FFP, c’est autre chose. Je travaille volontiers avec cette società, ils ont été bons, je les vois s’impliquer. Si on est là c’est parce que le président a mis des sous. J’ai de bons joueurs, celui qui les a choisi fut bon. On peut se confronter à tout le monde. S’ils faisaient rentrer les sous à la maison et qu’on pouvait les réinvestir, on le fait, un joueur peut demander à partir et ça devient difficile de le garder. Ca dépend des exigences, un joueur qui reste à contre-coeur je ne le veux pas. On a parlé de Defrel, il me plaît pour pouvoir choisir, de choisir de donner plus de temps à ceux que j’ai. El Shaarawy ne ressent pas la confiance sur lui mais je dois faire un choix pour l’équilibre, Francesco a peu joué, l’équipe fonctionne et maintenant Salah revient. Au début on a fait partir Iturbe et Salah était parti, il fallait un joueur tout de suite pour 4-5 matchs. On espère que Salah revienne avant (rire) ».

Ca vaut pour Paredes ?
« A moi il ne m’a pas dit vouloir partir. Ce fut écrit dans le rapport du début d’année, mais avec lui je n’ai jamais rien eu. Parfois on dit une chose qui ne représente pas la réalité, ça dépend de ce qui est dit, moi je ne me suis jamais disputé avec Paredes, au début d’année il y avait ce discours. Leo s’est bien entraîné, parfois je lui ai préféré De Rossi car c’est son rôle, lui il est parfait comme playmaker devant la défense, il a un pied qui te permet de gérer, il est fort, il deviendra très fort. Cependant l’équipe a fonctionné aussi bien avec que sans lui, il a de l’équilibre, il n’a pas joué avec grande continuité mais il eu une croissance naturelle, il a fait une équipe maîtresse pour mettre en évidence les qualités qu’il a. Nous l’utiliserons dans cette période, ça sera une période difficile, on a beaucoup de matchs, il fait un nombre de joueurs. Là il a la possibilité de jouer avec continuité, il a eu une blessure qui a fait qu’il n’a pas pu s’entraîner ».

Parmi les joueurs mécontents, il y a El Shaarawy ?
« Moi je pense qu’il y a des équilibres dont fait parti aussi le caractère des joueurs. El Shaarawy n’est pas mécontent, caractériellement il est ainsi. Il a joué à l’étranger en partant de Milan où l’analyse du joueur a été faite en jouant peu, l’an dernier il a plus joué et il était très fort, cette année moins et il a été aussi fort, car quand tu le fais rentrer du banc il a du mal et il doit corriger cela. Si je prends un joueur et je mets plus de compétition je risque de faire encore plus de confusion, de donner la possibilité à qui je prends de donner le meilleur de lui-même. La taille de l’effectif est correct et ce sont eux qui nous ont emmené ici. Donnons-leur plus de confiance, ne les mettons pas toujours en compétition. Je veux donner plus de temps de jeu à El Shaarawy et Totti, à Salah quand il revient. Si tu veux jouer de la même façon, tu mets El Shaarawy, Salah, Totti et Perotti. Pour les faire jouer tous il me faut un autre match. Je veux choisir de mettre en confiance ceux qui nous ont emmené là ».

Si vous pouviez avoir Kessié pour le futur, ça vous plairait ?
« Chez moi on dit : « de beaucoup ».

Cyril