Spalletti: « Cagliari a des joueurs de niveau international »

A la veille de la 21ème journée de Seire A et cette réception de Cagliari, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Aujourd’hui seulement Florenzi sera à part, tout le monde est disponible. Nous pourrions ouvrir la conférence avec une pensée à ces gens qui traversent un moment très difficile et à qui les aide. Notre travail aujourd’hui et demain sera plus facile après cette pensée ».

Hier Rüdiger a parlé de l’obsession de la victoire. Vous vous rendez compte d’avoir fait grandir les joueurs mentalement de ce point de vu ?
« Je ne sais pas ce qu’il a dit, cependant je prends ce que vous me dîtes, et je dis que moi je n’ai rien fait. Ce sont les joueurs qui sont des pro sérieux, des personnes qui travaillent de façon correcte. Ils doivent savoir reconnaître les moments dans leur travail, carrière et qu’en ce moment c’est un moment important. Jouer à la Roma c’est important, de conséquence ils savent encore plus qu’on appelle cela des moments car ça passe vite et pour les faire durer il faut se comporter d’une certaine manière, de la façon dont il a parlé et de conséquence il faut continuer sur ce sérieux et ce professionnalisme ».

Le nul contre Cagliari votre plus grand regret ?
« Il y a eu des moments et des résultats, même en gagnant, à prendre pour voir où on les choses peuvent être améliorer. C’est un travail constant, continue. On dit que personne n’est parfait. Puis, que l’on veuille leur montrer que l’on est plus ceux de l’aller c’est vrai. On trouvera une équipe en forme, Cagliari a gagné contre le Genoa 4-1, a contraint Milan à gagner dans les dernières minutes à San Siro, Rastelli comme beaucoup dans notre championnat, et c’est une richesse, est un entraîneur émergent qui transforme ses anciennes qualités de joueurs en façon de jouer pour son équipe, fait de vitesse, d’agressivité dont on a souffert à l’aller. Il y a des joueurs de niveau international comme Alves, Borriello, Isla. Cependant on veut leur montrer qu’on a progressé ».

A l’aller on a l’image de vous tapant des points sur le gazon. A quoi pensiez-vous ?
« Cette image je l’ai revue ce matin au bureau, c’était sur les 2 buts manqués cette réaction, voulue, après qu’ils aient égalisé. Il y a eu deux occasions qu’on a pas concrétisées. Ca me désolait, malgré tout on pouvait encore gagner. En la regardant, et vu la réaction de Cagliari et notre conduite du match, ce fut juste le nul. Probablement qu’on en a tiré des enseignements, on a grandi ».

Sans Salah la Roma a gagné 5 matchs sur 5 sans prendre de but, sans Manolas 6 sur 6. Le groupe a grandi ? Les stratégies du mercato ont été modifiées ?
« Un peu de tout, un joueur n’est pas fondamental dans une équipe, si cela devient la clef des résultats, ça devient difficile de faire un championnat de haut niveau. On disait que l’on était pas peu nombreux dans l’effectif, si tu arrives à le faire fonctionner c’est plus que suffisant. Le risque est d’en avoir trop que tu n’arrives pas à faire fonctionner. C’est un nombre correct, exact, puis il y a des moments où si tu as 3-4 blessés dans la même ligne ça devient plus difficile. Ils ont eu raison dans ces moments où ils disaient qu’on était peu. Maintenant nous sommes dans les conditions de pouvoir affronter même la période difficile. Le président parle bien quand il parle des nôtres et de les complimenter, ils font de grandes choses ».

S’il arrive quelque chose il n’est pas mieux de profiter de ce moment pour tout régler ?
« S’il n’arrive rien on est plus que suffisant. Si quelqu’un de niveau important et qui peut s’insérer et contribuer à la qualité, car numériquement ça ne sert pas, on prendra le risque. Si ça arrive on prendra un joueur de niveau, si non on reste ainsi, maintenant on es assez. Je pense à ce mois – ces 40 jours, où il y aura tant de matchs ».

Un commentaire sur les mots de Sabatini sur les 4 centres du pouvoir ?
« Moi je savais qu’il y en avait 5. Londres, Boston, Rome, l’Espagne et le Torrino-Mezzocamino, où il vit. Lui, c’est un centre de pouvoir de la Roma. Si la Roma fait ce championnat c’est parce que ceux en amont ont bien travaillé et il en fait parti. Puis il y a les autres qui doivent reconnaître des mérites ou pas. Nous nous sommes dépendants et on fait un travail facile, on doit faire ce que l’on fait en ce moment. C’est ce que tout le monde attend et qui nous est imposé par notre profession, de centre d’importance il n’y en a qu’un, c’est celui de l’équipe. Eux sont importants, et basta. Le reste est dû, c’est tout un devoir pour les avantages pro que l’on a. Si l’équipe joue bien c’est aussi le mérite de Sabatini ».

Sur les 8 derniers matchs la Roma n’a pris que 2 buts. Où en est Vermaelen ?
« Il a toujours été et sera toujours dans nos évaluations. Maintenant, cependant, on est un peu tous Vermaelen. Ce sont tous des joueurs de son niveau. En venant de cette équipe et vu l’importance du joueur on pouvait croire qu’il était celui qui donnait quelque chose en plus. Mais nous, nous avons tous atteint son niveau. C’est juste ce qui nous attend, savoir bien faire son métier, mais c’est une évaluation qui sera faite de manière correct car les autres jouent bien et le montrent. Il faut qu’il y ait beaucoup de joueurs importants. En ce moment en défense on dirait un jeu, cependant parmi les 5-6 centraux tu peux tirer au sort, tous sont dans une condition exceptionnelle, tous donnent un rendement et une contribution exceptionnelle. On les laisse être comme ils sont, en continuant à contrôler, surveiller, cependant on a à faire à des joueurs vraiment sérieux. Notre devoir est faciliter là aussi ».

Si Pogba a coûté ce qu’il a coûté, combien vaut Nainggolan ?
« Tu m’as volé la réponse. J’aurais dit le même prix que Pogba. C’est vrai. Radja est un joueur complet, fort. C’est la race de ceux qui sont forts, qui est assez présente dans notre équipe, le niveau au-dessus est présent dans notre équipe. Peut-être en quantité différente, avec d’autres caractéristiques, mais également de qualité importante. C’est un duel qu’il gagne, il y a quelques années de différences mais pour la valeur sur le terrain et la consistance de ce qu’il exprime sur le terrain, d’après moi il gagne ».

Sur les 41 buts en championnat, aucun d’un défenseur.
« Je le retiens comme une chose à améliorer, en plus si tu prends peu de but c’est que tu as des défenseurs forts au sol et dans le jeu aérien. La deuxième chose est une qualité qui peut aider dans la surface adverse, sur les balles arrêtées surtout, qu’on doit mieux tirer et qu’on doit mieux utiliser dans la force physique et la hauteur, dans les kilo, dans les centimètres. Manolas, Rüdiger, Fazio, Jesus, Vermaelen, sont des joueurs très forts de la tête. On doit améliorer cette statistique. On en a parlé, ça nous fait plaisir que ça soit rappelé ».

Vous avez la sensation que la Roma soit plus proche de la Juventus ? Après Turin, vous avez eu une réaction très importante ?
« Moi je n’ai qu’une seule sensation : nous sommes sérieux. Nos joueurs veulent être dans les choses sérieuses. Les gens s’en sont aperçu que nous faisons parti des choses sérieuses. Ca se respire, le fait que beaucoup de tifosi étaient à leur poste le confirme, mais aussi s’il n’y était pas. Ils le précipitent, ils laissent s’élever ce vent, qui arrive où ils peuvent te porter, si tu continuer à être sérieux, ils te poussent à tout faire pour elle. L’équipe sérieuse passe aux choses sérieuses ».

Cyril