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Spalletti: « Absence de Salah ? Nous savons nous adapter »

A la veille de la 15ème journée de Serie A et ce derby face à la Lazio, Luciano Spalletti était en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes :

« Aujourd’hui Manolas et El Shaarawy sont avec le groupe, ils pourront faire tout l’entraînement. Paredes et Salah à part, Florenzi et Nura continuent la ré-éducation. Salah ne jouera pas et probablement pas le prochain non plus ».

Ca joue d’être proche au classement ?
« Il faut tout de suite dire qu’Inzaghi fut bon avec ses joueurs pour créer un derby de haut de tableau. Les deux équipes vont bien et le duel vaut cher. Il y a des adversaires, ça sera dangereux. D’après moi avoir plus d’équipes ambitieuses rend tout plus beau et fascinant, tu ne peux que profiter du spectacle et qui a la personnalité d’être sûr de tracer sa route sera content ».

Les absences ne sont jamais un alibi. Celle de Salah est importante : pourrait mener à un changement de module ?
« Tous les modules nécessitent que tu joues au foot, c’est la chose fondamentale. La Roma a montré qu’elle sait s’adapter, changer. L’an dernier d’une façon, cette fois d’une autre. Elle a bien géré tous les choix, on doit être tranquille. Salah est un champion pour aller derrière la défense, cependant la Roma sait aussi jouer bas, à terre. On doit être convaincu que nos comportements seront ceux qui décideront des choses ».

Avancer Bruno Peres peut être une solution ? El Shaarawy peut être titulaire ?
« Les deux sont possibles, j’ajoute aussi Iturbe et Totti. On a un effectif qui permet de trouver d’autres solutions. Faire la formation aujourd’hui c’est dur, j’ai 1% encore en main, je le garde ».

L’importance de la réponse en ton mineur du public de la Roma ?
« Nous qui bossons ici on travaille dans la complète romanità tous les jours. On ressent que la Romanità est un style de vie, une façon de se saluer, regarder, se rencontrer, s’entraîner. On le ressent sur nous toute la semaine, on a pas besoin de confirmation. Il fait d’avoir cette seconde peau, qu’elle soit proche ou pas tu la ressens pareil. Ca fait le même bruit qu’être au stade, on sent tout ce poids de l’importance qu’a le joueur ou le fait de faire parti de la Roma comme tifoso ou ville ou tout ce qui rentre dans le derby ».

A l’étranger on a l’image d’un derby méchant, où il y a toujours des problèmes d’ordre public.
« Le mot « méchant » il est mieux de ne pas l’utiliser. Disons un duel éternel ».

Comment est le derby de Rome ? Comment il est décrit ou alors c’est un match normal ?
« Avant tout le derby est spéciale mais se gagne comme les autres matchs. Ca prend en compte deux classement, l’italien et celui des confrontations. De mon point de vu ça ne regarde pas que le derby mais le football en général. Cette semaine j’ai vu des images, entendu des phrases, des discours qui se veulent encourageant, j’ai essayé de comprendre et j’ai réfléchi pour savoir si c’était le bon moyen d’arriver à l’objectif de lever les barrières. Vu que tous disent que le football doit être un duel plus direct. Par mon passé et pour comment je suis fait, ma pensée va tout de suite à la video d’Allan du Chapecoense, quand avant d’aller jouer la finale de leur rêve ils étaient là souriants et transférant cette joie de jouer un match qu’ils ne se seraient jamais imaginé jouer et qui naturellement te créé de l’émotion et c’est de cette qualité du football que nous avons besoin. C’est l’image qui me reste imprimée, les autres passent plus vite. Ce qui me fait le plus plaisir à voir et entendre et qui me donne l’envie d’arriver où ils étaient arrivés. Tout est derrière un ballon. Il n’y a pas de race, il y a un ballon dans le football ».

Avoir des joueurs romains est un avantage ou pas ?
« S’ils arrivent à vaincre les émotions ça l’est. Si tu respires 24h/24 les sentiments de ce match tu risques de passer à côté. Ce sont les qualités qui font la différence, la personnalité, savoir évaluer ce qu’il y a comme quelque chose à surpasser mais pas à tout prix. Avec raison, à travers une solidité mentale ».

Le dernier derby fut gagner de belle manière, l’avant dernier fut perdu de la même façon et vous avez été contraint à calmer les joueurs. Cette équipe a plus de caractère ?
« Je ne me rappelle plus du dernier derby. Cependant d’après moi les joueurs ont les qualités pour gagner le derby. C’est pas comme quand tu joues contre le Real Madrid, quand dans le discours tu veux leur transmettre quelque chose en plus de ceux qui ont du potentiel et tu cherches l’excellence dans plus de choses pour gagner le match. Dans ce match là, il faut essayer d’être nous même le plus possible : le match est certes difficile, ils jouent bien, un bon football, mais la Roma a les cartes pour jouer ce derby au même niveau, pour gagner sans qu’une autre addition en rajoute à l’addition de ce que nous devons faire individuellement pour gagner. Il suffit d’être nous même, faire les bons choix, avoir de la personnalité, faire croire que tu es ainsi et montrer de l’avoir consenti. C’est normal ».

L’entourage de la Lazio donne une valeur supérieure au match que la Roma. Inzaghi a dit qu’il pensait à ce match depuis 8 mois. Un avantage ou une limite ?
« Ca dépend comment ils le mettent en application. Moi je n’ai pas lu ce qu’il a dit, nous ceux de la Roma on a deux passions, en ce moment on en exprime qu’une car on a laissé tout le reste dehors. On a deux grandes passions, toutes les attentions sont sur ça. C’est un match très important, qui influe deux classements, il vaut cher et nous créerons l’attention que requiert le match. C’est clair que jusqu’il y a 3 jours, on devait aussi penser à d’autres matchs, si Inzaghi a reussi à déterminer un derby de haut classement c’est parce qu’il a gagné les autres, autrement ça aurait été un derby avec moins de valeur. C’est un derby de la ville éternelle, tant qu’il y aura le Colisée, la Roma sera là et donc le derby ».

Vous faites souvent référence aux baisses de tension et caractère alors que la Lazio montre plus de maîtrise. Ca peut être cela qui vous préoccupe le plus ? Ca vous embête de voir une Lazio favorite ?
« D’après moi il y a un truc qui ne va pas. Si nous on a des baisses et que les résultats ne sont pas ceux qu’on voulait, et eux ils sont bons mais on est un point devant, il y a un truc qui va pas. S’ils ont tout bien fait et nous mal et qu’il y a un point de différence y’a un problème. On doit améliorer certains aspects. Moi je suis avec mon équipe, j’aime mes joueurs. Et dans l’amour il y a aussi le fait de dire ce qui ne va pas. Mais je suis convaincu que mes joueurs sauront s’améliorer dans ces choses, en ce moment on a pas toujours mis 100% surtout dans les lectures et les choix. En revoyant les match, parfois on voit qu’à certains moments ils choisissent mal la chose dans sa totalité. C’est clair que si on parle franchement, il ne faut pas se cacher, on veut écrire une histoire importante et il faut faire des choses importantes, pour le faire il faut des résultats de haut niveau sur l’aspect du comportement individuel. Si la Lazio est favorite ? Ca fait plaisir, ça sera une stimulation en plus pour avoir un niveau de duel comme le mérite notre adversaire ».

Comment avance la récupération de Vermaelen ? Il peut jouer à gauche ?
« Thomas est un central. Comme il sait jouer avec le ballon et a une bonne fréquence de pas, il peut jouer partout. Mais son rôle est au centre, il va très bien, il a fait des entraînements qui mettent en discussion sérieuse le problème qu’il avait et les réponses ont été positives. S’il était choisi, il saura faire sa part. Clairement il est mieux au centre ».

Plus important de bien attaquer ou défendre ?
« C’est plus important de tout faire. Le choix ds moments devient fondamental, dans un match tu ne peux pas faire tout dans une direction, les adversaires savent se positionner sur le terrain, de conséquence avoir la personnalité de savoir choisir le moment peut faire la différence. Il faut toujours penser de la même façon, être nous-même dans toutes les situations de jeu. C’est ce qui nous portera au résultat ».

Cyril