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Alors que l’AS Roma affronte, ce samedi (20h30), Sassuolo, pour le compte de la 37ème journée de Serie A, Claudio Ranieri était hier en conférence de presse à Trigoria, pour répondre aux questions des journalistes :

Une semaine comme cela a un impacte sur l’équipe ?
« Je crois que tout ce qui se passe doit être une stimulation positive, désormais les joueurs sont habitués à tout. Ils auraient pu aussi être déstabilisé dernièrement pour toutes les rumeurs sur l’entraîneur du futur, mais les joueur n’ont pas lâché. Je souhaite que cela nous pousse à bien faire. Il y a deux matchs à jouer, nous devons faire le maximum pour ne pas avoir de regret ».

La condition physique de Zaniolo et Pellegrini ?
« L’aspect physique de l’équipe est bonne. Zaniolo avait un problème qu’il traîne au mollet, aujourd’hui il fera un travail spécifique. Concernant Pellegrini, ce n’est pas un problème grave, je crois qu’il sera à disposition pour samedi ».

Si les phrases sur Baldini et Pallotta que vous auriez appelé « tête grise » et « celui de Boston » sont vraies ?
« Je ne crois pas avoir utilisé ces termes. Sûrement quand les tifosi ont demandé des explications sur la fin du rapport entre De Rossi et la Roma j’ai dis qu’ils avaient décidé à Londres et en Amérique. Le président et ceux qui lui sont proche décident, et il est vrai que l’un est en Angleterre (Baldini, ndlr) ».

Pouvez-vous rassurer les tifosi sur le futur ?
« Je ne connais pas les projets du futur de Pallotta, parce qu’il n’en a pas parlé avec moi, sachant que moi d’ici deux matchs je m’en vais. Je crois que dans chaque club de football il y a des moments où arrivent des changements, où des personnes importantes s’en vont. Peut-être cependant qu’à Daniele, étant le capitaine et le symbole, on aurait pu lui communiquer cela en d’autres termes, lui donnant le temps de bien y penser et cela n’a pas été fait. C’est la loi du football : la società veut changer quelque chose et elle le fait. Souvent se sont les joueurs qui veulent partir, d’autres fois ce sont les società à choisir les entraîneurs, directeurs sportifs et joueurs. Mais étant donné ce que représente le capitaine de la Roma pour les tifosi, cela aurait pu être pris avec une considération plus attentive, et alors des choix différents auraient été fait ».

En tant que dirigeant qu’auriez-vous fait ?
« Je suis l’entraîneur. Si on m’avait demandé en tant qu’entraîneur quoi faire avec De Rossi, j’aurais dis que je le veux, parce que je sais quel joueur et quel homme il est, quel capitaine il est ».

Comment est considéré la personne de Baldini et à quel point cela influe sur le travail quotidien ?
« Dans mon travail quotidien cela n’influe pas. Je ne sais pas quel rapport il a avec le président, mais ici ça n’influe pas. En général je ne sais pas, je ne connais pas ce qu’il fait ».

L’importance de De Rossi au sein du vestiaire ?
« On parle toujours de leader, il y en a divers types : ceux réseaux sociaux, des journaux, ect… Daniele est un entraîneur sur le terrain, c’est l’homme avec lequel on peut parler et lui raisonne avec une mentalité collective, il ne pense pas à son retour personnel. Cela est ce que veut chaque entraîneur ».

Si vous vous attendiez à vivre une situation aussi difficile ?
« Quand j’ai accepté ce poste, je savais que je trouverais une équipe dans le dur mentalement, mais pas physiquement. Ma force a été de chercher à ce qu’ils croient en eux-même, dans leur sens d’appartenance. C’est logique que tout cela n’aide pas mon travail. Toutes les rumeurs sur le prochain entraîneur peuvent avoir influé sur le nul de Gênes. J’ai demandé l’aide des tifosi et eux l’ont fait, ils sont proche de nous et nous ont aidé à gagner des matchs très difficiles, je dois seulement les remercier ».

Les tifosi demandent à Totti de s’en aller s’il a peu de pouvoir, le tifosi Ranieri dirait quoi à Totti?
« Chaque personne intelligente sait que ces décisions doivent être prise par Francesco. Je ne sais pas quel type de pouvoir il a. Je sais par contre que c’est lui qui m’a appelé pour revenir entraîner ici, donc il décide certaines choses. Puis il faut considérer une croissance dans le passage de joueur à dirigeant. Je ne sais pas s’il est heureux dans ce rôle, ce sont des choses qu’il doit décider ».

Un conseil à la società pour rendre heureux les tifosi ?
« Je ne connais pas les plans de la società. J’ai déjà dis l’autre fois que la construction du stade serait un pas important pour programme une grande Roma. Quand je suis arrivé, j’ai seulement pensé à tirer le meilleur des joueurs ».

Vous êtes-vous senti soutenu par la società ? Ce qu’il reste aux tifosi de la Roma après De Rossi ?
« Rome est un environnement particulier, les tifosi sont participatifs en tout. Je comprends que pour les tifosi cela puisse sembler étrange que le président soit loin d’ici, mais en réalité c’est une chose normale. Même dans d’autres équipes que j’ai entraîné c’était ainsi. L’important pour un entraîneur est que quand il y a un problème, il y a quelqu’un pour le résoudre, que ce soit le président ou un dirigeant n’a pas d’importance. C’est important que tout aille comme cela doit aller ».

Avez-vous parlé avec De Rossi ?
« Cela semble étrange mais je ne lui ai pas encore parlé (rire, ndlr). Je l’ai vu comme toujours : beau et motivé. Certes cela il sera un peu conditionné par ce qu’il se passe, c’est normal pour tout ce qu’il a fait pour cette équipe ».

4-3-3 ou 4-2-3-1 ?
« J’étudie Sassuolo, c’est une équipe bien organisée, je me suis fais une idée. Nous verrons sur la base de ces deux derniers entraînements, lequel des deux systèmes me convainc le plus ».

Ce que vous conseilleriez à De Rossi pour la prochaine aventure ?
« Il a dit qu’il voulait continuer à jouer. Il a déjà une mentalité d’entraîneur, il a aussi le père entraîneur à la maison. Je voulais faire un appel aux tifosi : le dernier match à l’Olimpico doit être une fête pour Daniele, le temps de la contestation est légitime, mais il faut démontrer l’amour à Daniele ».