Sabatini: « La vérité sur Strootman, Rabiot, Benatia, Dodo et Destro »

Pour faire le point sur ce mercato estival 2014 très chargé, Walter Sabatini a livré ce jeudi une conférence de presse du côté de Trigoria, où il est revenu sur de nombreux points chauds.

Le mercato est à peine terminé, que l’on parle encore de Kevin Strootman. Sera-t-il la première vraie recrue cette saison ?
“Certainement, c’est une très grande recrue. Nous l’avons pris et la chose a créée beaucoup d’embarras. Pour le reste, ce n’est pas un mercato que nous faisons nous, mais que font les autres, cela répond aux désirs de certains clubs. Notre désir est celui de conserver Kevin, il est un pilier du groupe. J’ai une grande espérance et hâte de pouvoir le revoir, et nous le reverrons à son meilleur niveau, lui a récité un rôle exemplaire. Pour le reste, je ne répondrais pas à la presse anglo-saxone ».

Où en est rendu dans la tête de Sabatini la construction de l’équipe définitive ?
“Ma tête la cherche tous les jours, mais parfois on y réussi pas. Je suis toujours dans une dimension d’inquiétude permanente, je ne suis jamais totalement serein, satisfait. Mais je suis sûr que cette équipe puisse être compétitive. Mais cela n’annule pas mon inquiétude, mon envie de comprendre, de voir les choses que l’on peut faire. C’est ma prérogative, et ce à quoi j’ai du mal à renoncer. Cela me donne la force de chercher, combattre, faire, mettre le nez dans le travail des autres. Cela sera toujours ainsi pour moi ».

Où en est la négociation au sujet de Rabiot ?
“C’est un joueur exceptionnel, qui a brûlé les étapes. Je ne peux pas ne pas le suivre, cela serait une défaillance, il me plaît énormément. C’est un joueur que je voudrais et dont je négocie à travers une ligne de comportements, nous n’attendrons pas une solution d’acquisition à paramètre zéro. Nous ne voulais pas faire cette chose par choix stratégique, je rappelle que nous aurions pu acquérir un joueur très fort comme Sanabria, mais nous l’avons pris en accord avec Barcelone. Si nous avons le privilège et l’envie de porter en avant un discours pour Rabiot, je le ferais avec le PSG. Je crois que cela sera difficile, la situation contractuelle est complexe. Nous chercherons à faier cette chose, comme le font les club prestigieux entre eux, et peut-être qu’eux en ce moment le sont légèrement plus parce qu’ils font de très gros investissements, nous voulons travailler avec tous les grands club d’Europe de la même manière, parce que nous sommes une grande societa et nous nous comportons en tant que tel ».

Quelle chose t’a le plus fatigué sur le cas Benatia ?
“Le président a été exhaustive et globale pour définir la situation. Il y aussi une petite nouveauté qui regarde le Bayern Munich, qui a fait savoir qu’elle souhaitait ce conciliabule public. Je pourrais rajouter une chose, je pense devoir le faire pour restituer une partie de la vérité. Benatia a cherché à faire bien certaines choses, puis il a glissé, mais les fondements étaient bons. Quand j’ai voulu le recruter, il avait en main une offre d’une équipe italienne largement supérieure à la notre, mais il a accepté la notre de manière rocambolesque, il a préféré la force de notre club, en renonçant à beaucoup d’argent. Après cela, il a reçu des sollicitations extérieurs en janvier et il s’est présenté en disant qu’il avait des offrs importantes et qu’il aurait voulu rester à la Roma avec certaines conditions, et que si cela ne se concrétiserait pas il se serait senti offensé et déçu par la Roma, comme si moi je demandais plus pour une bonne campagne de recrutement. Nous lui avons dit que la Roma ne pouvait pas et ne voulait pas lui donner cet argent, mais que nous aurions amélioré le contrat par rapport à l’argent qu’il a perdu durant son choix de l’été précédent. Nous lui avons proposé une augmentation consistance et nous avons espérer le conserver avec nous en mai et même ensuite. Quand j’ai parlé de 61 millions d’euros, je me référençais au prix fixé par son agent. Le prix dont je l’ai vendu, qui peut être contesté, est relatif au simulacre de Benatia, qui n’avait pas la force, l’envie et la détermination pour être le joueur que nous avons admiré. Je ne dirais rien de plus, parce que le Bayern nous enverra d’autres messages qui nous demanderont d’arrêter cette chose, qui ne dépend pas de nous parce que nous avons seulement communiqué suite à ce qu’il a pu dire. Maintenant passons à autre chose ».

Strootman est intransférable ?
“Bien sûr qu’il l’est, mais il faut le contextualiser et en disant cela je ne dit pas qu’il est en vente. Je recevrais des offres, je le protègerais et je le défendrais, mais je ne sais pas ce qu’il se passera. Pour l’instant il cherche à récupérer de sa blessure. C’est son idée qui lui donne la force, il a déterminé un changement de stratégie de jeu, cela l’aide beaucoup et aidera beaucoup ses coéquipiers. Nous ne pensons pas un instant à le vendre, nous attendons son retour et le voir en condition acceptable, nous devons être patients mais nous l’attendons, c’est déterminant ».

Quel est la situation de Maicon ?
“Je veux faire un petit préambule. Maicon, pour venir à la Roma, a refusé un chiffre immense qu’il a laissé du côté de Manchester City. Il a accepté une offre modeste de la Roma par rapport à sa valeur. Quand je lis que Maicon fait le fourbe pour des questions économiques, pour venir ici il a laissé beaucoup de son argent que difficilement un professionnel laisserait. Nous lui devons le respect, il y a une Roma avec et une sans lui. Chacun de nous vit entre plusieurs vies : celle publique et celle privée, ainsi que celle secrete. Personnellement je regarde ce qu’il fait à l’entraînement. La saison passée il a joué 28 matchs à un très grand niveau, il est allé sur le terrain en prenant des anti-douleurs, il a joué dans une condition désastreuse, mais il a voulu le faire pour la Roma. On parle d’un champion en activité, et il faut le traiter avec la dignité qu’il mérite. Il est bien, il a joué contre la Colombie et a fait un grand match”.

Sur le mercato, y a-t-il quelque chose que tu voulais faire et qui n’a pas été possible ?
“A la fin d’un mercato, je ne suis jamais totalement serein. Après un petit moment, certains doutes me viennent toujours à l’esprit. Rudi Garcia est content, nous sommes compétitifs. J’ai dis au début de la présentation que j’aurais voulu doubler chaque poste, et en tripler certains, et nous avons réussi à faire tout cela. Maintenant nous attentons de cette équipe la force, l’envie, la conviction d’être grands. Et nous l’avons déjà démontré en partie. Nous avons été pris de quelques doutes après les matchs amicaux, mais le match face à la Fiorentina a remis les pendules à l’heure. L’équipe a, pendant 60 minutes, joué le football des meilleurs moments de la saison dernière ».

Tu as vendu certains joueurs comme Lamela et Dodo par demande de la societa ou pour autres motifs ?
“Quand on finit un mercato, le solde émotif pour moi est toujours très négatif, à chaque cas. Nous sommes contraints, je suis contraint à faire des choix qui sont douloureux, cela crée des situations de grande souffrance. Ce sont deux joueurs très forts, je pourrais aussi citer Marquinhos, mais il y a des choix obligés. Dodo a été vendu parce que j’ai eu la conviction que le joueur n’aurait pas pu progresser dans cet environnement qui le matraquait à chaque occasion. Vous n’êtes pas responsables de la cession de Dodo, mais j’ai du tenir compte de cet aspect. J’ai fais un choix très difficile pour moi, mais je crois que cela est la meilleure solution. Peut-être que maintenant il prendra quelques notes de 7 après les matchs, chose qui ne s’est jamais passé, alors qu’ici il prenait une note de 6 quand l’équipe gagnait 3-0. Peut-être que cela est arrivé parce que j’ai imprudemment dit qu’il serait un champion. Il a principalement été vendu pour sauver sa vie. Les autres ont été vendu pour des motifs économiques et technico-tactique ».

Tu parles ouvertement de scudetto, alors que Garcia est un peu plus prudent, cela dépend de la défense ?
“Je suis quelqu’un de généreux (rire, ndlr). Garcia ne m’a pas contredit, en amusant les tifosi on remporte le titre. Je dis qu’une équipe qui prend 85 points et qui tend à s’améliorer doit nécessairement penser au scudetto. Je confirme cela, l’équipe a toutes les prédispositions pour lutter à cet objectif, mais je n’oublie pas que quasiment tous les clubs se sont renforcés. L’Inter l’a fait, le Milan aussi dans les derniers jours avec trois joueurs comme Torres, van Ginkel et Bonaventura, la Lazio a aussi fait les choses de façon intelligente, la Fiorentina reste en lice et naturellement aussi le Napoli, en dépression après son élimination en Champions, reste fort. Nous jouerons pour remporter le scudetto, nous devrons le faire ».

Peux-tu nous donner une définition pour Iturbe ? Tu renoncerais à un mois de cigarettes pour le scudetto ?
“Non, je préfères d’autres alternatives. Un homme peut renoncer à des choses plus importantes que de fumer. Pour Iturbe, c’est un joueur très fort. Il a eu un début difficile parce qu’il correctement cherché à comprendre ses coéquipiers et les mouvements, en laissant de côté son instinct. Il trouvera la synthèse entre faire parti d’un mécanisme et entreprendre ses attaques en profondeur comme son instinct le suggère ».

La Roma a pensé à vendre Destro ?
“Le mercato est toujours en mouvement, j’ai voulu voir ce qu’il se passait autour de Destro, cela m’était utile comme paramètres pour comprendre ce qu’on pense de nos joueurs à l’extérieur. J’ai eu des rencontres en rapport avec Destro, mais mon coeur n’a jamais eu l’idée de le vendre. Si vous me demandez comment je l’évalue, je le considère un grand avant-centre, je comprends que dans ce moment il vit une situation équivoque parce que d’autres joueurs semble le dépasser mais nous savons qui est Destro, il fera de très grandes choses. Je ne nie pas d’avoir écouter des offres, mais je n’ai jamais eu l’intention de le vendre. Et aussi par vanité, cela me fait aussi plaisir de pouvoir dire non à certaines grandes offres ».

Cette Roma est plus forte que la Juventus ?
“Garcia a dit une chose : La Juventus est celle de la saison dernière avec quelques recrues en plus. On ne peut pas dire qu’ils se soient affaiblis. Nous avons fait des choix qui nous permettent de réduire l’écart des 17 points. Mais sans les trois derniers matchs, l’écart n’aurais pas été aussi important, mais il faut prendre en compte le fait que la Juventus a fait 102 points ».

Si Benatia vaut 61, quel prix est celui de Strootman ? Quel vote donnerais-tu à ton mercato ?
“Benatia valait 60 millions au moment où on parlait de ce prix, en parlant d’un joueur ayant des qualités techniques qui en font un joueur extraordinaire. Le Benatia vendu à 28+4 était le simulacre. Le football est fait de situations contingentes, cela était ma réelle conviction qu’il valait 61 millions. Puis la situation a fait que j’ai du me limiter à vendre un excellent joueur et un excellent défenseur à ce chiffre. Strootman ne vaut pas autant, parce qu’il n’est pas sur le mercato. On commence à parler d’une évaluation quand le joueur est sur le mercato, non ne devons pas écouter les offres. Les prix sont fait de la situation du moment. Je ne pense pas à un prix pour Kevin, il sera notre recrue de janvier, quand il retrouvera sa meilleure condition physique. Je dois faire les comptes avec mon âme, je donnerais mon vote quand je verrais l’équipe sur le terrain gagner les matchs. La Roma doit être hautement compétitive ».

Comment fait-on à parler de joueurs intransférables ?
“Quand on parle de joueurs intransférables, on parle des idées de la societa. J’ai aussi évoqué les coïncidences du marché, qui sont imprévisibles. Une societa sait toujours les joueurs qu’elle veut vendre, la Juventus savait les joueurs qu’elle aurait voulu céder, mais cela dépend du marché, qui est fait d’une multitudes de petites choses ».

Qu’es-ce que la Roma peut faire en Champions League ?
“La Roma rencontrera la semaine prochaine l’équipe la plus forte du groupe, la moins célèbre mais le CSKA est une équipe phénoménale, qui remporte des titres, qui a des joueurs que tous voudraient, je sais que nous jouerons contre la meilleure équipe en ce moment. Le football modifie les comportements, mais aujourd’hui c’est l’équipe la plus forte. Nous voudrons gagner, mais cela sera très difficile, nous voulons nous mesurer à ces équipes. Les joueurs sont forts, ensembles ils construiront une idée d’eux-mêms nécessaire pour pouvoir affronter les problèmes ».

Comment fait-on pour résister à des joueurs qui après une année de bonne prestations veulent renégocier leur contrat ?
“Beaucoup de choses sont inventés. Certains de vous agissent derrière les agents, en racontant des rumeurs sur des contrats qui doivent être rallongés, à dire que demain est le tour de tel joueur ou d’un autre, j’ai lu un accord de renégociation avec De Sanctis, avec qui nous devons négocier d’autres arguments. A vous écouter, je dois lire les prolongations sur le calendrier. Cela est un problème, il y a des sollicitations externes, les joueurs ont le droit de vouloir renégocier leur propre contrat. La question Pjanic ? Nous avons voulu faire une renégociation du contrat de façon très élevée qui pourrait générer quelques interrogations. On ne pouvait pas le perdre à paramètre zéro, nous avons décidé d’accepter une loi du marché, la Roma est côté en bourse. Puis tout s’ajuste, se travaille et on trouve un équilibre. Les joueurs sont des personnes très intelligents, un groupe de travail extraordinaire. Parfois on doit faire des choix difficile, comme par exemple de renoncer à Taddei, un extraordinaire et exemplaire professionnel, dont il y a eu un très fort soutien populaire pour sa permanence. Je n’ai pas prolongé son contrat parce que je devais le faire, pour prendre un joueur à âge égal mais avec plus grande expérience internationale. C’est une douleur persistante. Chaque mercato comporte un solde émotif quasiment jamais positif, cela se réduit même à une situation de souffrance. J’en profite de l’occasion pour remercier Rodrigo, j’espère qu’il commencera un nouveau cycle triomphal qui apporterait Perugia en Serie A”.