Photo tirée du site SkySports.com

John Arne Riise, ex-joueur de l’AS Roma, mais aussi de l’AS Monaco et Liverpool, s’est exprimé via son compte Twitter sur sa récente reconversion :

« Mon arrivée à la Roma ? Rome occupe une place importante dans mon coeur, comme ville et équipe. Quand je suis arrivé je ne parlais pas la langue et on parlait d’un style de vie nouveau pour moi. J’aime la ville et les romains, c’est quelque chose de totalement différent par rapport à la Norvège. J’ai été ici durant trois ans et parfois je regrette d’être partie, surtout quand j’y reviens. Aujourd’hui a été une belle journée. La Roma est très célèbre en Norvège, elle est connue dans toute l’Europe. Quand je suis arrivé, je ne savais pas ce qu’on attendait de moi. Je ne parlais pas italien et je savais que les italiens ne parlaient pas bien anglais. J’ai su la perception de la cordialité et le respect des personnes. Je venais de Liverpool et j’étais très connu, donc peut-être c’était plus facile. Pour moi cela a été très beau d’avoir joué avec Francesco Totti, venir ici en sachant que lui était là m’a aidé, parce qu’il représentait un défi. Jouer avec l’un des plus forts au monde. Durant les matchs, il y avait la chaleur des tifosi, qui nous soutenaient en n’importe quelle occasion, les tifosi nous incitaient toujours. Ils me respectaient parce que je donnais toujours le maximum. Ils sont très passionnés. Quand on gagne on est au paradis, quand on perd tout devient un problème. Mais à la fin du compte les tifosi tiennent à l’équipe. Cela a été simple pour moi de sentir ces choses des tifosi, sentir à quel point la Roma était importante pour eux. Cela vaut pour moi que pour les autres joueurs, ce sont eux qui payent nos salaires et veulent que nous donnions le maximum. Ils m’ont donné cette grande opportunité et j’ai voulu faire comme eux, donner le maximum pour le club. Je crois qu’il y a peu de clubs au monde ainsi, avec cette passion, j’ai joué à Liverpool et dans une certaine façon il y a des similitudes avec Liverpool, mais ici à Rome les tifosi sont vraiment passionnés. Il y a Totti qui a joué toute sa carrière dans ce club, il y a De Rossi. Ce sont des légendes. Et puis le stade, la ville, l’histoire. Tout cela rend plus spécial de faire partie de l’histoire de ce club. Quelque chose d’unique qu’on ne voit pas dans un autre club dans le monde.

Le stadio Olimpico ? C’est quelque chose de spécial. Je me souviens de quelques matchs, en Champions League ou bien contre la Juventus, Inter ou Lazio. Je me souviens de quelques moments avant d’aller sur la pelouse, pendant qu’on s’échauffait et entendait l’hymne. Quelque chose que j’ai ressenti aussi à Anfield. Mais pour comprendre vraiment il faut le vivre, il faut y être et se sentir partie intégrante du club pour comprendre ce que ça représente. Pour cela, les tifosi m’ont donné l’énergie pour jouer. La saison 2009/2010 ? Nous avons quasi gagné le scudetto. Probablement c’est mon plus grand regret, celui d’avoir pris ces deux buts contre la Sampdoria. Pazzini marqua ces deux buts au second poteau. On m’en parle beaucoup, je me sens fautif sur ce match, mais en même temps je crois que cela a été la meilleure saison. J’ai beaucoup marqué, j’ai bien joué, un match ne change pas le jugement, même si nous joueurs pensions plus aux choses négatives que positives. Cela a été un moment négatif pour le club et pour moi personnellement, j’ai été fautif sur les deux buts. Nous avons perdu le championnat pour deux points, cela a été une saison extraordinaire, l’équipe a bien joué. Le but face à la Juventus ? Probablement mon but à la Juventus est celui qui m’a simplifié ma carrière Rome. Pizarro avait pris le ballon, il a de suite pensé que c’était la dernière minute et qu’il fallait mettre le ballon dans la surface. La surface était vide, il n’y avait pas Totti, Vucinic, Perrotta et j’ai pensé à y aller. J’ai levé le bras pour me montrer de Pizarro et faire comprendre que j’étais seul au second poteau, lui avec sa grande vision du jeu m’a servi un ballon parfait. Pendant que la balle arrivait je pensais à la remettre au centre pour un coéquipier, cependant j’ai mis le ballon vers la cage. Voir le ballon entrer a été… je ne sais pas comment le décrire. J’ai commencé à courir vers la Curva, en ne voyant pas mes coéquipiers, je leurs ai seulement fais signe de me suivre. J’ai vu De Rossi par terre avec Juan au milieu du terrain, puis les autres sont arrivés et nous avons fêté avec les tifosi. Un des plus beaux moments et importants, qui m’a aidé à m’acclimater à l’Italie. Mais aussi pour les tifosi, une chose que je n’oublierais jamais, vu que c’est le but dont tout le monde e souvient de moi. Je me souviens que je parlais pour la première fois en italien à la TV, j’étais très nerveux, je savais que j’aurais du parler en italien et pas en anglais, ce fut un moment particulièrement difficile.

Gerrard et Totti ? Pour un jeune norvégien comme moi, pouvoir jouer avec des joueurs comme eux était simplement un rêve. Mais je l’ai réussi. Ce sont de grands champins, différents. Gerrard est peut-être plus complet, Totti a une vision du jeu, une technique et une une aura que aucun n’a. Cela a été un honneur pour moi de pouvoir les appeler coéquipiers, amis. J’espère qu’ils s’amuseront encore durant les 10-15 prochaines années. L’adieu de Totti au football ? J’ai regardé son dernier match à la TV, chez moi. J’aurais voulu être là pour exprimer mon respect, mais il s’est passé quelque chose qui m’a empêché de venir. J’ai pleuré durant les 5 dernières minutes du match, je savais que cela aurait été une fête. J’ai appelé aussi ma femme pour lui dire de venir voir, mais elle était prise. A ce point j’ai commencé à pleurer pendant une heure, ou bien une heure et demi. Parce que même si Totti ne parle pas beaucoup et est très réservé, son discours était très émouvant, je connais bien Totti et je sais ce que signifie pour lui d’être devant les tifosi pour leurs dire adieu. J’ai vu De Rossi pleurer avec tous les autres, cela a été difficile. Cela a été un moment qu’il méritait de vivre. Le voir au tirage au sort de la phase de poules de Champion League à Monaco, le voir recevoir cette prime a été étrange. Mais en même temps je sais qu’il aura un rôle important dans le futur. Pour moi cela sera toujours un honneur et un privilège d’avoir joué avec lui et d’avoir été son ami. C’est spécial de voir que la Roma désormais joue sans lui. C’est comme s’il manquait quelque chose, par chance De Rossi est encore là, ces deux joueurs ont quelque chose de spécial. Et puis il y a Florenzi, qui peut sûrement suivre leurs traces. La Roma a cette habilité de suivre ses talent et les amener à être des champions, sans aucun doute Totti est un de ceux-ci. De Rossi ? Il était le ‘Capitan Futuro’ quand je jouais avec lui. Il aurait pu aller dans de nombreux autres clubs, mais il a préféré rester. Lui est la Roma, beaucoup ne peuvent voir certaines choses, mais il est fou dans le vestiaire, avant et après le match. Si on gagne, c’est le premier qui hurle et montre son bonheur, je sais exactement ce que signifie la Roma pour De Rossi. Je suis heureux qu’il soit resté, malgré que certains disaient qu’il pourrait partir. Il a démontré toute sa valeur et je suis heureux pour lui. La Juventus ? Je pense que l’écart s’est réduit, surtout cette saison. Mais la Juventus a été la meilleure équipe de ces dernières années, ils ont gagné de façon mérité. Je pense que la Roma se rapproche, j’ai la sensation que cela peut être son année. Je l’espère fortement, chaque année j’ai cette sensation, mais il y a beaucoup d’équipes fortes, je crois que la Roma sera en haut pour combattre ».