Ricardo FATY

Ricardo Faty, parrain du site Cesololaroma.com depuis sa création a accepté de répondre à nos questions. Pour ce premier épisode, Ricardo nous parle de sa jeunesse en région parisienne, ainsi que ses années passées à Clairefontaine qui lui resteront à jamais gravées dans sa mémoire. De la part de tout le site Cesololaroma.com nous remercions Ricardo pour sa disponibilité et sa gentillesse.


Son enfance et l’INF Clairefontaine

Tu es natif de Villeneuve St Georges en Val de Marne. Peux-tu nous parler un peu de ton environnement familial ?
J’ai grandit à Chevilly Larue (94) jusqu’à l’âge de 10 ans, puis à Epinay sous Sénart (91). J’ai un grand frère Jacques (joueur passé par le Stade Rennais, l’Olympique de Marseille et Sochaux, ndr) donc, et un petit frère Julien de 18 et Emilie de 16 ans. Nous venons d’un milieu modeste mais nos parents ont toujours tout fait pour que nous manquions de rien.

Quel a été l’importance de ton (ou tes) grands frère sur ton envie de faire du football ?
A la base mon frère jouait au tennis de table dans sa jeunesse ; c’était vraiment moi le passionné de football dans la famille… j’ai commencé dès mes 6 ans a l’US Métro dans le 92. Et après mon frère m’a suivi.

L’école comment cela se passait ? C’était ton truc ou tu pensais plus au foot ?
Je n’étais pas un mauvais élève a l’école, j’étais assez dissipé mais c’est clair que je ne pensais qu’au football, d’ailleurs j’ai toujours voulu, et je savais que je deviendrai joueur professionnel.

Tu as rejoint l’INF Clairefontaine vers 13 ans. Cela n’a pas été trop dur de quitter le cocon familial si jeune ?
Non du tout. Dès que j’ai connu l’existence de Clairefontaine, j’avais une grosse envie d’y aller. Donc une fois là bas, j’étais très content et j’ai passé trois superbes années.

Es ce que ton frère Jacques ta conseillé, lui qui était déjà à Rennes à ce moment là ?
En fait on a été ensemble à Clairefontaine pendant une saison…il était en 3ème année et moi en 1ère … Il m’a beaucoup conseillé, il m’a surtout beaucoup remonté les bretelles la bas ! Mais cela m’a beaucoup servi.

Es ce que tu penses qu’il existe de grosses différences entre passer par l’INF ou bien rentrer « directement » dans un centre de formation de club ?
Non pas forcément, beaucoup d’amis à moi sont allés directement en centre et on réussit. Je pense à Jérémy Ménez notamment ou Sylvain Marveaux au Stade Rennais. Cela dit, le fait d’être passé par Clairefontaine peut être bénéfique. Le fait de s’entrainer tous les jours à un bon niveau, à un âge aussi jeune peut être un avantage une fois arrivé en centre de formation. C’est mon avis.

Tout le monde se souvient de l’émission télévisé sur Canal +. Avec du recul penses-tu que cette médiatisation si jeune t’a été bénéfique ?
Oui et non. Car c’est clair qu’une fois arrivé à Strasbourg, les gens me connaissaient déjà et me voyait d’un autre œil. Mais d’un autre côté, on attendait un peu plus de moi, parce que je sortais de cette génération « dorée » . Moi personnellement cela m’a motivé, et ça reste un bon souvenir.

Avec quels joueurs de cette génération as-tu gardé le plus de contacts ?
Parmi ceux qui sont devenus professionnels, je suis régulièrement en contacts avec Habib Bellaïd, Abou Diaby, Garra Dembélé, Alex Raineau, Seb Bassong ou encore Quentin Westberg. Sinon je parle souvent avec Helmi Loussaief, Greg Tomas, Fabien Paul… Je n’ai pas souvent Hatem mais quand je le revois c’est toujours un plaisir.

Quel bilan tires-tu de ces 3 années passé là-bas ?
Ces 3 années ont été pour moi, pour l’instant, parmi les plus belles de ma vie. Là-bas j’ai appris à devenir autonome, et je me suis « gavé » de football ! Je me suis aussi fait des amis pour la vie et c’est aussi là-bas que j’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme ! Donc vous pouvez imaginer combien de souvenirs j’ai dans cette période là !!

As-tu reçu beaucoup d’offres de clubs ? Et qu’es ce qui a fait pencher la balance pour Strasbourg ?
En 1ère année j’en avais pas mal. Moins en seconde. En 3ème année j’avais fait un test à Blackburn et Middlesbrough, et ce premier était intéressé pour me faire signer. En France le Stade Rennais, Saint-Etienne et Strasbourg étaient intéressés. Strasbourg s’est simplement montré plus intéressé que les autres…

 

Son passage à Strasbourg et ses débuts à l’AS Roma

Dans ce second volet, Ricardo s’exprime sur ces premiers pas dans le monde professionnel à Strasbourg, et sa première saison du côté de Rome.

Tu rejoins donc Strasbourg a à peine 16 ans. Comment s’est passé ce changement de ville ?
Très bien ; étant donné que je faisais ce que j’ai toujours voulu faire, je m’acclimatais assez vite. Je fus nommé de suite capitaine des 16 ans Nationaux donc tout se passais bien… En plus Strasbourg est une ville sympa.

A ton arrivée à Strasbourg tu vas connaître tes premières sélections en – 17 ans je crois. Es ce que cela est facile à assumer où au contraire cela te donnes plus de force ?
J’ai connu ma première sélection avec les 17 ans contre la République Tchèque, j’ai débuté en même temps qu’Hugo Lloris… Cela m’a donné encore plus de force dans mon parcours pour devenir professionnel. Je me disais que ça commençait à se préciser…

Tu joues donc deux saisons avec la CFA ? Comment cela se passe-t-il aux niveaux des résultats ?
Nous n’avions pas de supers résultats, assez pour se maintenir au milieu de tableau. Mais le RCS a toujours pour habitude de faire jouer une jeune équipe de CFA, d’où mes 2 saisons… néanmoins, on pratiquait un super football avec François Keller !

Tu mettras environ 3 ans avant de jouer avec les pros en Ligue 1. Comment s’est passé cette intégration avec le groupe pro ? Et quel bilan tires-tu de cette saison (7 matchs de championnat et 5 de coupe UEFA) ?
C’est Antoine Kombouaré qui m’a intégré pour la première fois avec les prosfessionnels, mais c’est avec Duguépéroux que j’ai effectué mon premier match en professionnel. L’intégration c’est très bien passé, d’autant plus qu’on était pas mal de jeunes à monter avec l’équipe A, dont Habib Bellaid et Kevin Gameiro. Dommage seulement que nous jouions le maintien, je n’ai pas pu jouer plus de matchs. Chaque match était un combat pour ne pas descendre.

L’été 2006, tu participes au tournoi de Toulon avec les espoirs où tu es élu meilleur joueur du tournoi, Que retires-tu de cette expérience ?
Très bon souvenir. On était une bande de potes, on a pratiqué un beau football. J’ai fait un bon tournoi. Cela m’a mis en confiance avant de partir pour Rome.

Puis tu signes à Rome. Comment s’est passé les contacts ? Et avec le recul ne regrettes-tu pas d’être parti si tôt ?
J’ai joué un match de coupe d’Europe avec Strasbourg contre l’AS Roma. Je me souviens d’avoir fait un gros match. En se penchant sur moi les dirigeants Romains ont remarqué que j’étais en fin de contrat stagiaire. Ils ont tout de suite cherché à me faire signer. Même si pendant le tournoi de Toulon j’avais reçu des offres de d’autres clubs, je ne regrette pas d’avoir signé a Rome, au contraire je suis fier de porter le maillot giallorosso.

A ton arrivée à Rome et Trigoria, qu’es ce qui ta le plus marqué au niveau de la ville et des infrastructures ?
En arrivant dans un grand club comme l’AS Roma, je m’attendais aux genres d’infrastructures que j’ai découvertes. Par contre je dois avouer que je fus agréablement surpris par l’atmosphère qui règne à Rome. La chaleur des tifosi, le Stade ect… c’est magique.

Quel joueurs t’ont pris sous leurs ailes pour t’intégrer plus facilement ? Et l’entente avec Spalletti a-t-elle été facile ?
A mon arrivée Philippe (Mexes, ndr) m’a tout de suite pris sous son aile. Jusqu’à présent il est toujours disponible pour moi ou Jérémy (Menez, ndr). C’est un bon pote. Il y a eu aussi Nonda qui est resté quelques mois à mon arrivée. Spaletti a été sympa avec moi, mais ça a surtout été à moi de m’intégrer à l’équipe.

Tu joueras finalement plus de matchs qu’à Strasbourg avec 11 matchs de championnat et 3 de Champions League, et surtout une première ligne à ton palmarès en club : une Coupe d’Italie. Pour une première saison t’en es tu satisfait ?
Très satisfait. Surtout que je me suis fait une déchirure à la cuisse et je suis resté 3 mois a l’infirmerie. J’aurai pu jouer beaucoup plus de matchs. Le fait d’avoir connu la Champions League et gagner la Coppa d’Italia fut très enrichissant.

Sur cette saison, quels joueurs à Rome t’avaient le plus impressionné ?
Je connaissais déjà Totti, donc même s’il avait fini soulier d’or cette année là, je savais à quoi m’attendre…
Je dirai De Rossi il avait sorti une grosse saison cette année la !

 

Les prêts du côté du Bayer Leverkusen et de Nantes

Pour le milieu de la semaine, Ricardo revient sur deux expériences difficiles mais très enrichissantes à Leverkusen et Nantes.

Au mercato tu es prêté en Allemagne à Leverkusen pour un an et demi. Choix personnel ou du club ? As-tu eu d’autres propositions ?
Il y avait pas mal de clubs intéressés, comme le Celtic, Saint Etienne, et pas mal de clubs de Série A. Mais je suis parti au Bayer (Leverkusen, ndr) car Rudi Voeller, qui s’entend bien avec l’AS Roma pour y avoir joué (et entraîné, ndr), me désirait vraiment.

Bilan mitigé puisqu’en 6 mois tu ne joueras que 3 matchs. Cependant vivre une nouvelle expérience dans un autre championnat est enrichissant ?
Moralement oui, parce que j’attendais beaucoup de cette saison ! J’étais justement parti là-bas pour jouer, car ils me désiraient vraiment. Jusqu’à présent je n’ai pas d’explications…
Mais j’ai vraiment apprécié la vie allemande, j’ai vraiment été surpris.

Ensuite tu rejoins Nantes pour 2 ans. Qu’es ce qui a motivé ce choix ?
Je voulais jouer, m’éclater. Le club était en Ligue 2 certes, mais le projet était intéressant. Et puis Nantes reste quand même une place importante du football français.

La première année en Ligue 2 où tu joueras 15 matchs (et 3 buts), mais surtout la remontée à la clé. Es-ce vrai que la Ligue 2 est très dur physiquement ?
Oui la Ligue 2 n’est pas simple physiquement, hormis 4-5 clubs, ça joue moins au ballon. Cela dit on a réussit à finir le boulot et obtenir la montée assez rapidement, on avait une grosse équipe pour la Ligue 2.

La saison suivante donc tu es en Ligue 1 avec Nantes. Et malgré une bonne saison personnelle où tu joues 26 matchs, ton équipe sombre dans les profondeurs du classement. Quel bilan personnel tires-tu de tes 2 années à Nantes ?
Cela reste pour l’instant la plus grosse déception de ma carrière. Même si j’ai fait une saison pleine, je pense que j’aurai pu donner beaucoup plus…on n’a pas pris les matchs par le bon bout. Nous avions l’équipe pour faire de bonnes choses, mais la mayonnaise n’a pas pris. Et puis le fait que Der Zakarian parte au bout de 3 journées nous a fait prendre une peu de retard…

De l’extérieur se club semble très mal géré, avec un peu de recul qu’en penses-tu, toi qui y a vécu ?
Très mal géré non. Je dirais que tout le monde voulait prendre la place de Kita, se contentait de le juger de l’extérieur, vu que le club est très populaire avec une très grosse histoire… Après comme partout il y a eu des problèmes internes, plus ou moins importants. Certains ont été mal géré c’est certain. Mais ce n’est pas la principale cause de notre descente, c’est seulement qu’on a pas réussit à être tous bons au même moment pour enchainer une série de victoires…

Tout le monde garde en tête ta petite échauffourées au centre d’entrainement avec des ultras de Nantes. Encore une fois avec du recul (même si certains de leurs actes sont inadmissibles), peux-tu comprendre la frustration de supporters d’un club qui possède un tel palmarès ?
Oui bien sur je les comprends, cela arrive partout. Ça n’a jamais été un problème pour moi, l’équipe était sur le point de descendre, donc leur mécontentement était légitime. Je l’ai toujours dit.

Après tes 2 années à Nantes, n’a pas tu eu envie de rester dans un club de Ligue 1, au lieu de revenir à Rome ?
Non j’avais envie de repartir à Rome, l’ambiance me manquait, et après deux ans je voulu me confronter aux joueurs du club. Et puis d’un autre coté, les offres en France n’affluaient pas !!

Tu reviens donc à Rome l’été 2009. Quel a été ta principale motivation ? Le club voulait absolument te garder ?
Spalletti m’a tout de suite dit que je faisais partie du groupe, que malgré le fait que la saison sera difficile, j’aurai la possibilité de montrer ma valeur. Donc je suis resté sans problèmes.

 

La saison actuelle à Rome (2009/2010)

Pour ce 4ème épisode, Ricardo revient sur la saison en cours, pleine en émotion, et en évoquant à bas mots son futur

Tu reviens donc à Rome après environ 2 ans passé ailleurs. Le groupe a peu changé, mais dans les têtes ça semble aller mal. Ressens-tu des différences depuis ton départ ? Et as-tu le sentiment que le message de Spalletti ne passe plus ?
J’arrive à Rome dans un climat de contestation : sur les joueurs, sur la présidente ect… Mais personnellement je ne m’occupe pas de ça, mais de faire une bonne préparation pour avoir du temps de jeu.
3ans pour un coach dans une même équipe c’est vrai que c’est beaucoup. Et cela a été, a tort ou à raison, une des causes de la saison en demi-teinte de l’AS Roma.

Lors des matchs amicaux tu joues souvent en défense central associé à Mexes. Ce poste te plais-t-il ?
Non pas trop, même si je faisais bonne impression !! Je jouais à ce poste car Juan et Andreolli étaient encore en vacances, parce qu’ils jouaient avec leurs sélections.

Après 2 matchs, Spalletti démissionne et arrive Ranieri. Comment ce changement brutal a-t-il été vécu par le groupe ?
En effet ce fut brutal, car personne ne s’y attendait. On a vécu ce départ avec beaucoup d’émotion parce que pas mal de joueurs s’entendaient bien avec le staff…

L’effet Ranieri se fait très vite ressentir. Sur le plan du groupe quels sont les différences avec Spalletti ? Et d’un plan personnel quels sont les différences ?
Ranieri est un entraineur plus « pragmatique » qui observe beaucoup l’adversaire. Contrairement à Spalletti qui impose et a un plan de jeu particulier. Sur le plan personnel Ranieri est ouvert et donne la chance a tout le monde. Ce n’a pas toujours été le cas de Spalletti. Mais ceux sont tous les deux de grands entraineurs.

Tu joues finalement quasiment autant que ta première saison à Rome. Te dis-tu alors que tu as fais un mauvais choix de revenir ?
Non du tout. Malgré mon faible de temps de jeu, je me suis senti plus concerné dans l’équipe. Le fait que nous jouions le titre jusqu’à la dernière journée ne ma pas aidé, sinon j’aurai joué plus de matchs. Et d’un autre coté Pizarro, De Rossi voir Brighi ont fait une grosse saison. A ma décharge, j’ai quand même joué de gros matchs, comme contre l’Inter, Naples ou en demi-finale de Coupe…

Sur un plan collectif, il vous reste un scudetto à aller chercher. Finalement cela pourrait être gratifiant pour ton palmarès.
Oui ! Dommage pour la finale (de coupe d’Italie perdu contre l’Inter 1-0, ndr), mais on joue encore pour le scudetto. On y croira jusqu’au bout !

Ressens-tu la passion que semble respirer toute la ville dans cette fin de saison ?
Enormément ! Au stade, au centre d’entraiment. Même quand tu sors ou au restaurant, tu croise des personnes qui t’encouragent !

On est obligé de te demander un mot sur ce public et ses tifosi, toujours présent.
Je ne dis pas ça parce que je suis Romanista, mais je pense que les supporters sont parmi les meilleurs d’Europe, je suis toujours un peu plus bluffé par leur passion.

Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné cette saison à Rome ?
Cette saison je donnerai une mention spéciale à Pizarro. Il a été exceptionnel, des fois il donnait l’impression de porter l’équipe à lui tout seul ! Sinon je dirai JUAN, JULIO SERGIO, VUCINIC, MENEZ.

Pour faire le bilan de ta jeune carrière. On peut dire que tu as peu joué, mais que tu as surement emmagasiné beaucoup d’expérience avec des situations pas toujours facile. Comment envisages-tu ton futur ?
J’ai pas mal voyagé, emmagasiné de l’expérience et gagné des trophées. Cette fois je veux enchainer les matchs. Prendre mon pied et faire des saisons pleines à mon tour. J’en parlerai tranquillement avec le mister (Claudio Ranieri, ndr) en fin de saison. Mais je peux très bien encore rester. Comme le mister le dit, il me suffit de 15-20 matchs pour exploser.

 

Le côté extra-sportif

Pour finir cette semaine avec lui, Ricardo nous parle de ses passions en dehors du football ainsi que de la vie romaine, entre autres.

Pour rester un peu à Rome, que fais tu de tes journées que tu n’es pas à Trigoria. Le temps de visiter la ville ?
Visiter la ville oui l’après midi, sinon je reste la plupart du temps chez moi avec ma femme et mon fils (1mois). En plus j’habite assez loin du centre, je n’habite pas loin de la mer vers Ostia.

Vas-tu des fois voir les matchs de la Primavera ? Parles-tu des fois avec eux ? (nous avons déjà interviewé Louis Dieme).
Il m’arrive de tomber sur des matchs de la Primavera quand je vais à l’entrainement. Ils ont vraiment une grosse équipe ! Je parle un peu avec eux quand ils sont avec nous. Notamment Dieme, mon petit !

Vous faites souvent des soirées avec les autres joueurs. Avec lesquels tu t’entends le mieux, et lesquels sont les plus chambreurs ?
Je m’entends avec toutt le monde, mais il clair que j’ai plus d’affinités avec Jeremy (Menez, ndr) et Philou (Mexez, ndr)… Sinon je m’entends bien avec les brésiliens… Les plus chambreurs sont Totti, De Rossi, Mexes et Cassetti !

D’un point de vue extérieur, Philippe (Mexes) semble être assez extraverti pendant que Jeremy (Menez) à l’inverse semble être assez timide. Comment sont-ils dans la vie de tous les jours ?
Concernant Philou (Mexes, ndr) cela est assez vrai. Mais Jérémy (Menez, ndr) il faut le connaitre pour savoir comment il est vraiment. Il ne faut pas se fier aux apparences !!

Vitry/Seine, proche de ta ville natal, considéré comme la capitale du Rap. Une de tes passions ?
Oui j’aime bien le Rap, j’en écoute beaucoup avec Jérémy. D’ailleurs il y a un ami à lui qui sort un album… Il s’appelle « SIX COUPS MC ». C’est le frère à Sako de Saint-Etienne, il faut acheter l’album !!

Ton frère Jacques s’intéresse assez à la politique. De souvenir à Rennes il avait participé à des meetings de Parti Socialiste avant les élections. Toi la politique tu t’y intéresse ?
Je me renseigne et me fais ma propre opinion, mais sinon je ne m’y intéresse pas plus que ça.

On parle beaucoup du racisme dans les stades. Penses-tu qu’il y est plus présent en Italie qu’en France ?
Malheureusement oui. Peut être Parce que l’immigration y est moins présente. Sinon je n’ai pas trop d’explications à donner… Mais du racisme yen a partout, et il ne faut pas toujours passer pour des victimes non plus…

Plus globalement quelles sont les principales différences entre la vie française et la vie romaine ?
La vie est plus tranquille, il fait quasiment tout le temps beau donc cela est plus agréable. Ici le footballeur a une place plus importante dans la société. En France nous sommes trop souvent critiqués, on passe pour des voleurs qui ne méritent pas leurs salaires ou des idiots ; or ici ce n’est pas le cas.

Un petit mot pour tous les lecteurs du site Cesololaroma.com .
SEMPRE FORZA ROMA.