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Retour sur l’année 2013

A quelques jours du début de l’année 2014, le site CSR vous fait une rétrospective de cette année 2013, riche en émotions, autant positivement (avec ces derniers mois) que négativement (avec la fin de l’ère Zeman et la finale perdue en Coppa contre la Lazio.

Un mois de janvier cauchemardesque, en championnat

Alors que l’équipe de Zdenek Zeman avait magnifiquement terminé l’année 2012, avec 5 victoires en 6 rencontres, le début 2013 a lui été tout simplement catastrophique. En effet le premier match se termine sur un score de 4-1 face au Napoli de Cavani (auteur d’un triplé). La suite ne sera guère mieux, puisque les giallorossi iront s’incliner sur la pelouse de Catane (1-0), avant d’enchainer deux matchs nuls face à l’Inter (1-1) et Bologne (3-3). La Coppa Italia aura été l’éclairci durant cette tempête, avec trois victoires face à l’Atalanta (3-0) et la Fiorentina (but de Destro en prolongation) pour une qualification en demi-finale face à l’Inter. La demi-finale aller se sera bien déroulée, puisque la Louve l’emporte 2-1 face au neroazzurri, grâce à des buts de Destro et Florenzi. Cependant cela ne fera pas oublier le fait que le succès en Serie A n’est toujours pas arrivé de ce mois de janvier en 4 matchs.

Exit Zeman, Place à Andreazzoli

Le 1er février, Zeman enchaine un 5ème match sans victoire. La goutte d’eau qui fera déborder le vase et obligera Pallotta a limoger l’entraineur tchèque. En effet la Roma perd 4 à 2 au Stadio Olimpico face à Cagliari, avec notamment une énorme faute de mains de Goicoechea. La cassure semble inévitable, et le changement est obligatoire. Par manque de temps et de choix, la societa nomme Aurelio Andreazzoli, arrivé au club en compagnie de Luciano Spalletti au sein de son staff technique. L’homme veut avant tout rassurer ses joueurs et se montrer proche d’eux, sans renier l’aspect tactique et technique. Dès son premier match, il renouvèle le système tactique, avec un passage en 3-5-2, qu’il ne posera véritablement jamais, en alternant régulièrement avec un 4-2-3-1. Ce premier match ne se passe pas comme prévu, puisque la Roma perd 3-1 sur la pelouse de la Sampdoria. Des motif d’encouragements apparaissent cependant, même si le penalty manqué par Osvaldo reste en travers de la gorge.

4 victoires et 1 nul en 5 rencontres

e travail va cependant finir par payer, et ce dès le week end suivant. En effet la Roma affronte le leader Juventus à l’Olimpico, et va réussir à l’emporter grâce à une lourde frappe signée Francesco Totti. Un succès qui va ouvrir la voix d’une longue série positive, et un bilan intéressant pour le mister intérimaire. En effet deux autres victoires vont suivre, d’abord sous la neige de Bergame (avec un coup franc direct de Pjanic et un but victorieux de Torosidis) et contre le Genoa (avec le premier but pour le premier match de Romagnoli). Malgré un nul (1-1) sur la pelouse de l’Udinese, la Louve va engranger un 4ème succès en 5 rencontres en venant à bout de Parme. Andreazzoli va cependant connaitre sa seconde défaite, en déjouant totalement sur la pelouse de Palermo, avant d’enchainer ensuite une nouvelle série de 5 matchs sans défaite, avec 2 nuls (dont le derby) et 3 victoires (notamment à la Fiorentina avec un but à la dernière seconde d’Osvaldo). La saison se terminera par une nouvelle défaite (la 3ème de l’ère Andreazzoli), un nul (le 4ème, face au Milan) et une victoire pour conclure la saison (la 8ème, face au Napoli). Cela ne permettra cependant pas de faire mieux qu’une 6ème place, non qualificative pour l’Europe.

La finale perdue contre la Lazio et un été mouvementé

Alors qu’il ne sait pas encore qu’il dispute son dernier match sur le banc giallorosso, Andreazzoli va vivre lors de cette finale de Coupe d’Italie une journée noire. L’enjeu prend le dessus sur le jeu, et la rencontre n’est pas d’un plaisir total. Les deux équipes jouent avec la peur au ventre et le spectacle n’est pas au rendez-vous. Avec un 4-2-3-1, où Totti évolue en meneur de jeu derrière Destro, le mister laisse notamment sur le banc Pjanic et Osvaldo. Le score est toujours de 0-0 à la pause, avant cette fameuse 71ème minute. Balzaretti se laisse déborder sur le gauche, Lobont n’est pas impérial sur sa ligne, et Lulic en profite pour pousser le ballon au fond des filets. Le score ne bougera plus, le trophée sera soulevé par les laziale, pendant que les polémiques vont bon train autour d’Osvaldo mécontent d’être rentré tardivement. L’été sera compliqué à géré, et Baldini en fera notamment les frais. Sabatini doit de son côté reformer l’effectif, en y injectant de l’expérience et du charisme. Il se sépare notamment des deux pépites Marcos et Lamela (30 millions chacun, au PSG et Tottenham), ainsi que Stekelenburg et Osvaldo (5 à Fulham et 15 millions à Southampton). Il va alors recruter de l’assurance derrière avec De Sanctis (Napoli), Maicon (Man City) et Benatia (Udinese), mais aussi jeunes talents avec Strootman (acheté 16 millions + bonus au PSV) et Ljajic (10 millions de la Fiorentina). Enfin, le nouveau mister Rudi Garcia (arrivé à la surprise générale de Lille) fait revenir Gervinho qu’il a coaché plusieurs saisons en France. Un choix qui étonne et laisse perplexe.

Un départ canon, avec 10 victoires consécutifs et 1 but encaissé

Le début de saison va se passer mieux que toutes les attentes. En effet l’équipe de Garcia démarre tranquillement en venant à bout de deux promus : Livorno (2-0, avec le premier but signé De Rossi) et Hellas Verona (3-0, avec un bijou de Pjanic et le premier but de Ljajic). La série va se prolonger, d’abord dans la difficulté à Parme (1-3, avec une ouverture du score de Biabiany, et le premier but de Totti pour cette saison) puis dans le derby contre la Lazio. Une victoire 2-0 face à l’ennemi juré, avec une ouverture du score de Balzaretti qui nous rappelle celle de Cassetti, qui permet d’effacer partiellement l’humiliation de la finale perdue le 26 mai dernier. Malgré les obstacles, rien n’arrête l’équipe giallorossa. Et c’est notamment les francophones qui vont se muer en buteurs lors des deux succès suivant : D’abord à la Sampdoria (but de Benatia, puis de Gervinho) et ensuite finalement contre Bologne (un succès 5-0, avec un doublé de l’ivoirien et un but du franco-marocain). Deux succès de prestige vont ensuite arriver, mettant définitivement la Louve comme un véritable outsider. La Roma va d’abord facilement l’emporter chez l’Inter de Mazzarri, avec trois buts en premier mi-temps dont un doublé pour Totti, puis à la maison face au Napoli, grâce à un doublé sur coup de pied arrêté de Pjanic. Garcia va cependant durant ce match perdre Gervinho et Totti pour au minimum un mois. La série va cependant continuer encore deux rencontres, à chaque fois avec un seul but d’écart. D’abord à l’Udinese grâce à Bradley dans les dernières minutes, puis à la maison face au Chievo, avec l’unique but saisonnier de Borriello.

Toujours invaincu après 17 rencontres, mais 5 nuls sur les 7 derniers matchs

Les absences offensives de Gervinho et Totti se ressentent, tout comme les suspensions respectives de Castan et Benatia qui semblent affaiblir la solidité défensive. Malgré tout, la Louve continue d’engranger des points et conserve son rideau de fer devant De Sanctis. En effet 4 matchs nuls vont alors s’enchainer, avec notamment 3 buts encaissés (contre 1 seul sur les 10 premières rencontres). Garcia va devoir gérer une première zone de turbulence. Les premières critiques pleuvent, mais la Roma continue son chemin et renforce sa place de dauphin derrière la Juventus. Une nouvelle double-confrontation face à des concurrents potentiellement européens arrive, avec d’abord une victoire face à la Fiorentina, avec notamment un but de Maicon et un autre de Destro quelques minutes après son entrée, puis un match nul sur la pelouse du Milan (2-2), avec pour la première fois deux buts encaissés par De Sanctis. L’année se terminera alors par la 12ème victoire de la saison, avec un sanglant 4-0, où Totti fait son retour en tant que titulaire, et Benatia qui signe son premier doublé en carrière. 5 points de retard sur la Juventus, 5 points d’avance sur le Napoli, la Roma est bien positionné à la seconde place du classement. Alors que l’année 2014 redémarrera avec le choc entre les deux meilleures équipes du Calcio, Rudi Garcia espère bien récupérer quelques joueurs dans les prochains jours, notamment dans l’optique de renforcer son banc, tandis que certains joueurs pourraient aller trouver du temps de jeu ailleurs. En espérant que cette année 2014 nous offre autant d’émotions que ces derniers mois de 2013…