Photo tirée du site Forzaroma.info

Cesare Prandelli, ex-sélectionneur de l’Italie, qui avait fait le début de préparation 2004/2005 avec l’AS Roma (avant de démissionner pour une grave maladie touchant sa femme), s’est exprimé au site Soccermagazine.it :

« Quand j’étais sélectionneur, j’ai évoqué plusieurs fois la possibilité de rappeler Totti, si cela était vrai ou bien si c’était pour stimuler les joueurs ? Non, ce n’était absolument pas une provocation. Cela pouvait être une idée parce qu’à ce moment il jouait bien, il a eu quelques problèmes physiques et donc clairement nous avons fait d’autres choix. Mais Totti, à ce moment pouvait représenter quelque chose en plus du point de vue de la personnalité, de la qualité, de l’expérience et donc ça n’était pas une provocation. Pour diverses raisons, je n’ai jamais pu entraîner  Totti, ni à la Roma ni en Nazionale, mais si dans quelques années devait se présenter l’opportunité d’entraîner la Roma, est-ce que je dirais oui ? J’ai eu la chance d’entraîner Totti et Cassano durant ces deux mois que j’ai passé à Rome (l’été 2004, ndlr) : la chance d’un entraîneur est d’entraîner les champions, quand dans une équipe il y a des champions alors tout devient plus facile.

Il est clair que Rome est fascinant, c’est intrigant et très stimulant au niveau professionnel, mais en ce moment la Roma a un entraîneur très compétent et très bon, donc je lui souhaite vraiment de très bien faire. Lors de mon passage en Nazionale, certains joueurs comme De Rossi qui ont été victime du code éthique, que j’ai instauré, ont subit d’autres expulsions gratuites ensuite. Si dans le football d’aujourd’hui les amendes et exclusions ne sont plus suffisantes ? Cette question me fait plaisir, je réponds avec beaucoup de sincérité : nous avons mis ce code éthique, qui a été critiqué par les journalistes, qui pour nous était seulement une façon de se mettre correctement dans le maillot azzurro. Désormais il y a le code éthique qui est la VAR (rire, ndlr) et cela est une chose très simple. Donc nous avions un peu anticipé ce que pouvait être le comportement des joueurs sur le terrain. Nous n’avons jamais vraiment pensé être des juges, mais nous avions pensé que celui qui porte le maillot azzurro doit avoir un comportement irréprochable, appelant aussi l’éthique ».