Photo tirée du site Ilromanista.eu

Adrian Florin Pit, ex-milieu/ailier de l’AS Roma (connu pour son célèbre centre amenant le but en talonnade de Stefano Okaka face à Siena à l’Olimpico) s’est exprimé dans un interview au site officiel Asroma.com :

« Mon premier match à Turin face au Torino ? Il faisait froid, c’était en décembre. J’étais rentré à la 55ème minute, en remplaçant Pizarro. Nous perdions 3-1, ce soir là Recoba avait fait le phénomène en marquant deux buts. Mais, au retour, nous nous étions qualifiés parce que le phénomène était Totti. Deux buts de sa part et une victoire 4-0. Mon transfert à la Roma ? Cela fût le mérite de Alessandro Cesaretti, qui jouait à Bellinzona en Suisse avec moi. C’était le gardien de Messine qui, le jour où Totti marqua deux buts décisifs pour le Soulier d’or, arrêta un penalty à Francesco et lui compliqua la vie. Il m’a mis en contact avec un agent italien, Franco Zavaglia. Ainsi, je fus rentré dans les radars des observateurs de la Roma, qui sont venus me voir plusieurs fois. Tout est allé très vite. Un rêve ? Et comment cela pouvait être autrement, je jouais dans une équipe avec beaucoup de champions et entraîné par Spalletti. Je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu, à mon poste il y avait Taddei, Vucinic, Mancini, Giuly, puis l’année d’après Menez et Baptista. Cependant, j’ai eu un très bon rapport avec tous, nous étions un beau groupe. Puis, arriva ce 31 janvier 2010, avec ce centre pour le but en talonnade de Okaka ? Je donne le mérite de cette satisfaction aussi au mister Ranieri, qui m’a donné beaucoup de confiance cette saison. Roma-Siena, il restait deux minutes, j’étais entré un quart d’heure avant à la place de Taddei. Le résultat était alors de 1-1. Je reçus une transversale de De Rossi, je contrôla le ballon sur la gauche et je fis un centre à ras de terre, pour Okaka au centre de la surface, qui trompa Curci. Un bruit assourdissant dans l’Olimpico et un De Rossi totalement fou de joie sous la Curva Sud, avec moi et Okaka. Encore aujourd’hui je conserve une photo de ce moment.

Et ce qu’il s’est passé ensuite ? Le jour suivant, je fus prêté à la Triestina en Serie B. Tout comme Okaka alla pour 6 mois à Fulham en Angleterre. A dix ans de distance, je peux dire une chose et admettre une erreur. Laquelle ? Celle d’avoir fait une erreur en changeant d’air. Si j’étais resté à Rome, peut-être que j’aurais trouvé du temps de jeu et j’aurais pu jouer quelques matchs de haut niveau. Puis les années suivantes à en Azerbaïdjan ? Oui, trois ans et demi au Khazar Lenkoran. Dernièrement l’Azerbaïdjan a beaucoup progressé. Aussi parce que l’Etat investit énormément sur la sport, et pas seulement dans le football. Ces 7 dernières années, par exemple, ils ont construit 7 nouveaux stades. Ils organisent un grand prix de F1. C’est un pays en évolution, ils ne manquent pas d’argent. Et ça n’est pas un hasard que les équipes jouent en Champions ou en Europa League. La Roma a affronté Qarabag en Champions la saison passée ? Exact. Ils ont le même entraîneur depuis dix ans et ils gagnent souvent le championnat. Je suis resté très impressionné par ce que j’ai vu là-bas. Et aujourd’hui ? Je joue encore au ballon, mais dans une catégorie inférieure. Juste pour garder la forme et ne pas prendre trop de poids (rire, ndlr). J’habite dans ma ville natale, Arad, à la frontière avec la Hongrie. Et je joue dans l’équipe locale. Si je suis toujours la Roma ? Toujours, je ne manque pas un match. J’ai beaucoup voyagé durant ma carrière, mais la Roma ne sortira jamais de mon coeur. Quand je viens dans votre pays, je fais souvent détour par Rome. Et les tifosi dans la rue me reconnaissent encore pour ce centre dans la surface dans ce Roma-Siena 2-1 du 31 janvier 2010″.