Pigliacelli, titulaire en Roumanie, parle de son passage à l’AS Roma

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Photo tirée du site Gazzettagiallorossa.it

Mirko Pigliacelli (25 ans), gardien passé par la Primavera de l’AS Roma, actuellement au CSU Craiova (36 matchs cette saison, dont 2 en Europa League), s’est exprimé au journal Il Romanista :

L’ex Pigliacelli marque sur penalty en Roumanie, et ses mots… [VIDÉO]

« Pourquoi ai-je dis que la Roma est un discours à part ? Parce que c’est une partie de ma vie, une partie de mon coeur. J’y ai joué 8 ans, j’ai de très beaux souvenirs. Inoubliables : les scudetti gagnés chez les jeunes, les deux dernières années où j’ai rejoins le groupe de l’équipe première, ma première convocation. J’ai encore le maillot chez moi, j’avais l’impression que c’était un match de Champions League, j’ai été convoqué et puis j’ai été en tribune. C’était à Vérone, contre le CHievo (1er mai 2012, 0-0, ndlr), c’est Curci qui était dans la cage, j’espérais jouer, le championnat se terminait. Pour un joueur qui a fait toutes ses classes au centre de formation, et qui a gagné deux scudetti, pour quelqu’un qui a vécu à Trigoria, cela aurait été bon et important. C’était Luis Enrique cette saison là : pour sa façon de jouer j’aurais pu très bien m’adapter. Mais peut-être qu’il a pensé autrement : c’était une période délicate et il n’y avait pas le temps de rendre heureux un petit jeune. Et puis je suis parti ? C’était le moment de changer de club, qui avait d’autres priorités. J’avais signé mon premier contrat pro à 16 ans, qui arrivait à échéance quand j’aurais eu 19 ans. Je n’ai rien demandé à personne, on ne m’a pas appelé pour une prolongation. Et j’ai signé pour Parme, qui m’a prêté à Sassuolo. La Roma pour laquelle je m’étais fasciné durant les entraînements était une Roma de romani, puis il y a eu une période avec beaucoup d’étrangers.

Désormais, cependant, il me semble que petit à petit les romani reviennent. Peut-être que je suis arrivé dans la mauvaise période. Avec Ranieri j’avais fais un stage de préparation, à Riscone di Brunico. J’ai le regret de ne jamais avoir joué un match officiel avec la Roma, après toutes ces années passées au centre de formation. Et de ne jamais avoir pu jouer avec deux champions comme Totti et De Rossi, même si je me suis très souvent entraîné avec eux. Je ne rate jamais un match de la Roma à la TV. De Olsen à Mirante ? Ce n’est jamais facile de changer de gardien, mais Olsen était dans un moment de difficulté. Et voyant les premiers matchs de Mirante, Ranieri a finalement eu raison. Puis, je connais bien Antonio, nous avons fait plusieurs stages de préparation ensemble à Parme, on se parle encore. C’est une personne exceptionnelle, un de ceux qui dans un groupe devient rapidement indispensable. Si la Serie A me manque ? Je me sens très bien en Roumanie, j’ai un contrat qui va jusqu’en 2023. Et si je dois revenir en Italie pour jouer en Serie B, alors je le dis: « Non merci, je reste ici ». Pour la Serie A le discours serait autre, je reviendrais volontiers. Mais ici je joue tous les matchs, et je ne voudrais pas à nouveau faire le 12ème homme. Certes, ensuite cela dépend aussi beaucoup de l’équipe. Et si la Roma me rappelait ? Si la Roma me rappelle, je viens à pieds… ».