Petrachi: « Je vous dis tout sur le mercato en entrée et en sortir de l’AS Roma cet été »

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Photo tirée du site Laroma24.it

En marge de la présentation à la presse de Henrikh Mkhitaryan, Gianluca Petrachi, directeur sportif de l’AS Roma, a répondu à de nombreux questions des journalistes présents à Trigoria :

Mkhitaryan: « C’était le moment de changer d’air, pas de pression je veux profiter »

Les arrivées en prêt montrent les difficultés du projet ?
« Il faut s’adapter aux exigences. Concernant Smalling et Michy (Mkhitaryan), nous avions 48h et c’était difficile de faire d’autres discours. L’idée est celle d’investir sur des jeunes importants. Par le passé ont été investi des sommes importantes sur des joueurs qui peut-être étaient préférable de prendre en prêt ou faire des évaluations sur les caractéristiques. Mkhitaryan est un top player qui a un coût et un salaire très élevé. Quand on a cette possibilité et que le joueur renonce à une grande somme d’argent pour venir à la Roma, je pense qu’on peut parler de l’intelligence du joueur qui veut se relancer et veut réinvestir sur soi-même. Nous avons su profiter de grandes opportunités. Puis le temps dira si nous aurons la possibilité de garder ce genre de joueurs. Faire des investissements importants et augmenter l’aspect qualitatif de la Roma est une nécessité et nous en avons besoin ».

Les cas Icardi et Higuain ?
« Quand j’ai fais ma première conférence de presse, j’ai toujours dis que Dzeko était l’avant-centre de la Roma et que ma priorité était de le garder. J’ai toujours nourri cette espérance. Toutes les situations difficiles dépendant de beaucoup de choses. Je lui ai dis que la Roma avait changé d’air, un nouveau vent et que lui aurait du en faire partie. J’ai rencontré en mai l’Inter et j’ai fixé le prix, somme qui n’a jamais été proposé par les nerazzurri. Donc je lui ai fais comprendre qu’à l’Inter il n’aurait jamais été important comme à la Roma. Notre premier choix a été Edin ».

Déjà 4 blessures musculaires, quelle idée vous faites-vous de cela ?
« Ce sont des évaluations objectifs que nous faisons. La saison passée, à mon Torino, j’ai eu très peu de blessures musculaires. Quand tu intègres un nouvel environnement il faut chercher à comprendre. Je crois qu’il faut évaluer quels joueurs utilisent des personnal trainer au-delà de la Roma. Cela peut parfois être un hasard, mais la saison passée il y a eu 50 blessures musculaires et donc l’attention est très haute. On connait l’histoire de Spinazzola et Pastore. Zappacosta m’a stupéfait parce qu’il s’est fait mal sans présenter de problématique particulière, à l’échauffement. Under est une fibre blanche. Il s’est fait mal en faisant une talonnade, à l’improviste. Nous restructurons le manteau d’herbe vu que les joueurs se sont lamentés de la dureté du terrain. Aussi cela est une excuse que je veux enlever. Nous ferons un rafraîchissement de tous les terrains et je souhaite qu’à partir d’aujourd’hui la situation puisse s’améliorer ».

Rejoindre les objectifs à quel pourcentage ? Si le mercato peut permettre d’obtenir des résultats à court terme ?
« Je crois avoir mis mon âme durant ce mercato. J’ai mis tout ce que j’avais en moi avec une logique footballistique. J’ai essayé de faire une petite révolution parce que c’était nécessaire de le faire. Je demande cependant à tous un peu de patience. Etre à l’année 0 fait qu’il faut un peu de temps, même si dans le football on en a peu. Avec la società, j’ai crée quelque chose sur lequel je veux faire renaître cet enthousiasme romanista. J’ai crée un groupe important. Les joueurs non heureux d’être ici sont partis. Nous avons fait un mercato en sortie très importante. Nous avons prolongé les jeunes à des chiffres importants. J’essaie de trouver la bonne alchimie avec un effectif où on a des jeunes talents et des joueurs d’expérience internationale. Il faut un peu de temps, mais je suis très satisfait. Je voudrais déjà parler de Sassuolo et plus du mercato. Désormais je voudrais laisser cela derrière, pour se focaliser sur le championnat où il manque déjà quelques points, comme face au Genoa. Je suis très confiance, optimiste, mais surtout je vois ce sens d’appartenance. Quand je suis arrivé, il y avait beaucoup de dispersion, et désormais je vois un groupe uni. Je ne peux pas garantir que cette Roma ira en Champions League. J’ai construit une équipe dure qui match après match démontrera sa propre valeur ».

La Roma a la troisième masse salariale de Serie A. Où pouvez-vous opérer pour baisser cette somme des salaires ?
« J’ai lu l’article de La Gazzetta, j’ai lu notre masse salariale et je peux dire que les salaires sont en réalité différents. Au-delà de ça, la masse salariale doit être en adéquation avec les ambitions et les résultats. Je crois que la Roma doit s’améliorer et s’améliorera au fil du temps. Aujourd’hui c’est un niveau un peu faussé. Mon objectif est de recalibrer le tout, cherchant à maintenir haut le niveau qualitatif ».

La stratégie des derniers jours du mercato était programmé ? Avez-vous un regret ?
« Cela a été des opportunités. Le fait que le championnat anglais se finisse avant a été un avantage. Il y a un mois on aurait pu les prendre à des chiffres bien plus élevés, avec un salaire de top player. On avait parler aussi de prendre un joueur brésilien, un très grand talent, mais il devait être pris à nos conditions. A ce point j’ai appelé Raiola et je lui ai dis que nous ne prendrions pas l’ailier brésilien et de savoir s’il y avait la possibilité de prendre Micky. Il m’a répondu que cela serait difficile. Puis je lui ai dis que Mkhitaryan était plus adapté au championnat italien que anglais. L’idée était de le mettre dans les meilleures conditions pour exprimer ses caractéristiques. L’attente pour les dernières recrues a été une chose voulue. Je n’ai pas de regret. J’ai fais tout ce que j’avais en tête. Les départs n’ont pas été des choix du club mais des joueurs concerné. Deux joueurs ne sont pas partis parce qu’ils n’ont pas accepté d’être prêté. Avec deux joueurs en moins nous serions encore plus cohérents. Mais peut-être qu’ils me feront aussi mentir. Je n’ai aucun regret sur les arrivées. Tout ce que j’ai fais a été synchronisé avec la società. Fienga m’a toujours mis dans les meilleures conditions pour pouvoir tout faire ce qui était dans mon esprit ».

A quel point est le travail de Fonseca ?
« Hier j’ai eu un colloque avec lui. Il doit continuer de porter en avant son credo, sa propre mentalité innovatrice. Parfois tu dois faire face à une mentalité différente. Il faut poursuivre sans avoir de doute. Dès lors que les résultats arriveront, alors les joueurs enlèveront ce doute de devoir presser d’une manière déterminée, toujours en ayant un certain équilibre qui manque actuellement, mais qu’on retrouve à l’entraînement. Le football de l’entraîneur peut amener à des résultats importants. Il faut quelques résultats, avec aussi un peu de chance, mais au moment où nous parlons il faut croire avec force pour faire ce football de manière courageuse ».

Difficile de gérer les joueurs recrutés par la gestion précédente ?
« Je dois trouver l’équilibre et ça n’a pas été simple. Certains joueurs, fort de leur contrat, font de la résistance. Avant de laisser Rome, pour la ville, pour les tifosi, on y pense à deux fois. Il faut dire en face les choses, de manière claire, aux joueurs payés. Je leurs ai dis que c’était plus juste pour eux de partir pour jouer, A 80% j’ai réussi et je suis content de comment s’est passé la campagne des cessions ».

La Roma a tenu tête à l’Inter et la Juve sur le mercato ? Quelle a été l’influence de Baldini ?
« Je suis fier d’avoir maintenu la promesse donnée aux tifosi quand j’ai dis que la Roma ne serait pas la succursale d’une autre équipe. Cela a été compris par tous. Tous ont compris qu’ils ne peuvent pas venir à Rome et faire leurs emplettes. Baldini ? Franco a été à son poste. Je dois dire qu’il y a un mois il m’a dit qu’il était possible de prendre Mkhitaryan. C’est la collaboration entre moi et lui que j’ai déjà évoqué. Puis j’ai parlé avec Raiola, maintenant ouverte la porte. Quand je travaille avec un certain type d’agents, je fais en sorte que les informations ne sortent pas dans la presse. Son recrutement a fuité dimanche dans les médias. Je n’ai pas eu de problème avec Franco, il a maintenant la juste distance et donc je suis content de comment le travail a été réparti. Puis lui a eu un rapport avec Pallotta. Concernant Smalling, ça n’était pas une de mes idées, cela a été une chose last-minute. Je suis très content de comment le travail d’équipe a fonctionné ».

La cession de Schick ?
« Je crois que parfois certaines choses fonctionnent dans le football, et d’autres non. Le transfert de Schick à Rome a crée une forte attente qui avait créer des rêves dans la tête des tifosi. Un joueur quasi piqué à la Juve, payé 40 millions d’euros, cela avait crée une forte attente. Il avait la nécessité de faire une expérience diverse, dans l’espérance que ses qualités puissent ressortir. Cela dépend fortement de son caractère qui peut lui permettre ou non de franchi la marche en plus. Rome n’était pas l’environnement idéal pour lui. Il reste un patrimoine de la Roma parce que la formule est un prêt avec option d’achat. Je suis convaincu que Schick pourra bien faire ».