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Perrotta: « On respire un air nouveau »

Alors que le groupe est arrivé hier soir à Riscone pour ce stage de 10 jours, Simone Perrotta a été le premier à se présenter devant la presse ce midi, suite à l’entrainement matinal.

Ressens-tu la sensation d’un net changement dans les méthodes d’entraînement ?
« On respire un air différent par rapport au passé, et c’est normal vu que tout a changé. Le groupe est resté le même, ont a pris des jeunes intéressants qui ne sont pas encore avec nous, mais le groupe est le même que les années passées. L’approche des matchs est elle aussi différente. Ici en Italie sommes habitués à aller rapidement vers l’avant, pendant que Luis Enrique veut plus de possession de balle. Il faut un peu de patience mais nous le suivons avec beaucoup de curiosité »

Luis Enrique a dit beaucoup de bien sur toi. Ressens-tu la responsabilité de guider les jeunes ?
« Je suis ici depuis 8 ans, mais ce qu’a dit Luis Enrique m’a surpris, cela m’a fait très plaisir, je dois maintenant le montrer sur le terrain ».

Pensez-vous réussier à assimiler cette « révolution » ?
« C’est un travail complètement différent par rapport au passé, c’est une façon de jouer qui plaît à tous »

Mexes a beaucoup parlé de ses ex-coéquipiers. As-vtu trouvé une polémique dans son mot ?
« Non. Je ne le trouve pas polémique, même si cela fait bizarre de le voir avec un autre maillot. Je lui souhaite bonne chance parce qu’il est exceptionnel, j’ai affronté avec lui beaucoup de victoires et aussi beaucoup d’amertumes. J’espère qu’il puisse vaincre en Europe ».

Des rumeurs disaient que la nouvelle direction n’approuvaient pas ta prolongation et celle de Cassetti. T’es-tu senti mis en cause ?
« J’en ai entendu beaucoup sur mon compte lors de ces années. C’est une question que vous devez faire aux dirigeants. Rosella Sens, Pradè et Montali m’avaient dis que c’était la volonté de la nouvelle direction et que ces derniers avaient validés ma prolongation. Ce que j’ai lu ne m’a pas surpris, demandez le aux personnes concernées ».

Est-il difficile de rejoindre ce mix entre jeunes et joueurs mûrs ? Ne manque-t-il pas une génération intermédiaire ?
« Je ne crois pas. De Rossi est 1983 (28 ans), Menez de 1987 (24 ans). Il est evident qu’à l’intérieur de notre groupe il y a des joueurs qui ont dépassé les 30 ans. Si nous sommes ici cela signifie que le mister a vu des qualités dans notre groupe. Les joueurs que la Roma a pris sont des jeunes qui ont déjà de l’expérience, l’un a fait presque 150 matchs avec le Barca (Bojan ndr), l’autre est un talent comme Lamela et Jose Angel qui ont fait de grandes choses avec leur club. En Italie avant de donner confiance il faut beaucoup de temps. A l’étranger ce n’est pas ainsi et ils arrivent chez nous avec une certaine expérience. Si tu regarde le papier d’identité ils semblent jeunes mais par contre ils ont déjà de l’expérience. »

Le modèle espagnol est un modèle gagnant. L’Italie de Donadoni a été une des rares sélection à stopper l’Espagne en faisant 0-0. La Suisse a été l’unique à la battre pendant le Mondial avec une stratégie défensive. Luis Enrique conservera-t-il notre mentalité défensive, ou la changera-t-elle à 100% ?
« Sa philosophie est espagnole. Mais il a dit qu’il s’adaptera aussi aux caractéristiques des joueurs qui sont là. Il y a une de base sur lequel on doit travailler, mais ensuite si la mentalité espagnole ne pourra pas se réaliser, il faudra varier. En tout cas le mister est jeune mais il a déjà les idées très claires ».

Avec Spalletti on jouait un football très organisé. Avec plus de verticalité. Es-ce cela la différence ?
« La différence est qu’en Italie nous sommes habitués à jouer très vite vers l’avant en balançant de longs ballons de la défense. Il ne nous l’a pas demandé. Il a demandé de maintenir souvent la balle sans balancer devant. C’est ce qu’il nous demande maintenant. Nous espérons pouvoir le réaliser sur le terrain ».

Il y aura forcément plus d’attente que les années précédentes ?
« Il est vrai que nous aurions aimer jouer la saison dernière dans un climat plus serein. Maintenant nous méritons les critiques, mais il faut savoir ouvrir une nouvelle page et oublier le passé, même si nous sommes conscient que tous ne peut pas se rayer ».

Ton impression sur DiBenedetto quand il est entré dans le vestiaire ?
« Une personne très déterminée qui sait ce qu’il veut. Il était très motivé mais même tranquille. Un homme avec des qualités de grande détermination ».

Il y a des malumori, type Vucinic. Comment gérées dans le vestiaire ?
« Il y a de la gaîté dans le vestiaire, je nous vois tous très sereins. Après il est vrai que certains joueurs peuvent avoir des situations personnelles délicates, mais cela ne nous gêne ».

L’an passé tu parlais de manque de sérénité. Et cette année ?
« Il y a de la sérénité, il y a une propriété forte, l’an passé il n’y avait pas vu de dirigeants forts pour nous soutenir. C’est une situation qui nous a déstabilisé ».

Qui est le dirigeant de référence ?
Sabatini, il est venu nous dire que pour chaque tout chose nous devons lui en parler ».

Quel sera ton rôle avec cette nouvelle façon de jouer ?
« Il me voit comme un milieu relayeur, mais cela se verra lors des premiers matchs amicaux ».

Quelles sont pour toi les ambitions de la Roma cette année ?
« Non, nous sommes encore un chantier ouvert, à tout point de vue. Il y a des joueurs qui arriveront, d’autres qui partiront, nous ne sommes pas dans les conditions de pouvoir poser des objectifs. Mais il est évident que nous devons viser haut ».

Au niveau de sa personne, Luis Enrique peut-il rappeller Spalletti ?
« Dans certains aspects, oui. Spalletti aussi au début cherchait toujours le dialogue avec les joueurs ».

L’an passé tu as parlé de manque d’enthousiasme, qu’est-ce que a manqué ?
« L’enthousiasme est fondamental. Naples cette année a fait de grandes choses parce qu’au fil des matchs s’est créé un enthousiasme fou, qu’il n’y avait pas. L’enthousiasme se construit jour après jour, et nous devrons surmonter ce que nous avons pas su faire l’an passé. Cette année est une autre chanson ».

On dit que Totti n’ait pas convaincu pleinement par ce projet.
« On parle toujours de Francesco. Cela fait huit ans que je fais le ritiro et la question sur Francesco revient toujours. Je le vois serein comme à l’habitude. Cette question me surprend, je le vois bien, heureux. Il y a eu des situations dans lesquelles il a souffert, par le passé, mais ce n’est plus le cas ».

La Roma pourrait perdre quelques joueurs importants ?
« Si Vucinic et De Rossi devaient partir, la Roma perdrait beaucoup mais ce sont des situations personnelles que chacun doit évaluer, et ce n’est pas à moi de le faire. Mon souhait est qu’ils puissent rester. Àu-delà de leur valeur, ce sont des garçons avec qui nous avons partagé tant de choses ».

As-tu été étonné parce le départ de Montali ?
« Pas me dispiace seulement de Montali, mais même de Pradè ou de ne pas voir de Comptes en retrait. Même pour les Sens. La vie va en avant, maintenant il y a nouveau dirigeants, professionnel. Elles ont été bonne à gérer l’an passé des situations délicates, avons tantissimo affection dans leurs comparaisons, nous dispiace ne pas les voir ici mais maintenant faut aller en avant ».

Qu’aspects de te reviens-je de Baldini ?
« Il m’a porté à Rome, sera un plaisir le revoir. Après être allé de Rome il a vaincu tantissimo, il est parmi les références de l’national inglese pour laquelle il y a peu à ajouter «