Photo tirée du site Gettyimages.fr

Diego Perotti a livré un interview au site officiel Asroma.com :

« 100 présences rejoints face à l’Inter avec l’AS Roma ? C’est vraiment un honneur, je l’attendais. Je le savais déjà avant le match contre Bologne, il me manquait peu de matchs pour arriver à cette barre des 100. Puis, je me suis fais mal et j’avais hâte de revenir. Autant pour aider l’équipe, mais aussi pour rejoindre cet objectif qui est pour moi important. C’est une très grande équipe et avoir rejoint un tel chiffre, même s’il y a beaucoup de défaites, est une chose que je garderais toujours en moi. Cela me fait très plaisir. Le match face à l’Inter ? L’équipe a fait une bonne prestation contre un rival à la course à la zone Champions. Cela a été une prestation très positive, avant tout parce que nous n’étions pas au mieux avant ce match, et puis nous avons su remonter deux fois le score. Cette année on a été pénalisé en étant souvent mené, souvent nous n’avons pas eu la force d’inverser le score. A cette occasion, cependant, on l’a fait deux fois. Cela est donc une petite croissance importante pour les matchs qui nous attendent et pour viser notre objectif final d’arriver en Champions League. Le besoin de trouver de la continuité ? Cela est fondamental, je l’ai toujours dit, rien de nouveau. Dans les matchs où nous avons perdu des points, ils semblaient facile à gagner. Puis on se trouve face à une équipe qui défend, et sans leurs manquer de respect qui luttent pour se maintenir. Cela ne doit pas à nouveau arriver samedi à Cagliari.

Avant l’Inter, je n’avais pas joué durant 70 jours, mes sensations ? J’avais hâte, mais je savais que ma condition physique n’était pas optimale. On peut très bien s’entraîner, faire 200km de vélo, mais un match de football n’est pas la même chose. Je me suis échauffé une demi-heure avant de rentrer, mais au premier ballon que j’ai touché j’ai alors tout donné. Ce n’était pas une question d’envie, je voulait reconquérir tout le monde, prendre le ballon et aider à gagner, mais le corps doit s’adapter après tout le temps où j’ai été arrêté. J’ai besoin d’être en condition pour faire la différence : il y a des joueurs qui peuvent être arrêté longtemps et peuvent faire un geste ou une action, moi j’ai besoin de courir, de mes jambes, d’être à 100% pour pouvoir faire ce qui me plaît. Je peux être une arme en plus désormais pour Di Francesco ? Espérons que mon retour, et aussi celui de Pastore, puisse donner au mister une aide en plus. Surtout dans cette période où il y a beaucoup de blessés. Notre retour, je l’espère, peut être positif. Aller au stade, voir les coéquipiers et puis ne pas jouer est dur. Les tifosi pensent que si tu es blessé alors tu es à la maison comme en vacances : être blessé signifie un double-travail, arriver avant l’équipe et partir après, ça n’a rien de beau. C’est la pire chose qui peut arriver à un joueur. J’ai été arrêté longtemps et j’ai hâte de sentir à nouveau les tifosi.

Si Zaniolo m’a surpris ? Quand tu es dans le monde du football, quand on voit un jeune on se rend compte rapidement s’il peut devenir un joueur important. Puis, il est vrai que parfois certains jeunes joueurs commencent bien et puis n’arrivent pas à confirmer. Quand j’ai vu Nicolo, il m’a de suite stupéfait, par son physique et puis les gauchers m’ont toujours plus, ils sont différents. On voit comment il prend le ballon et comment il se déplace. L’unique chose que je peux lui dire est de profiter du moment, il a peu joué mais il a joué les plus beaux matchs. Il a fait quelque chose de bon, mais encore rien par rapport à ce que j’attends de lui, en tant que coéquipier. On voit que c’est une personne humble qui s’entraîne bien, il a le bon état d’esprit et j’espère qu’il continuera avec cette croissance parce qu’il pourra être important pour nous. Comment expliquer les hauts et les bas depuis le début de saison ? Je n’ai pas de réponse concrète à cela, je pense que les matchs qui nous condamnent sont ceux face aux petits. Ce sont des matchs que la Roma doit absolument gagner, on ne peut pas penser à faire autre chose. Surtout nous voulons gagner un scudetto que la Juventus semble avoir blindé. Aucun match n’est facile et contre les grandes équipes nous avons fait de bonnes prestations. Notre erreur a été de ne pas affronter certains matchs avec le bon comportement.

Par contre, en Champions League, la qualification aux 8ème de finale est arrivée elle rapidement ? Le parcours en Champions a été très positif même si nous ne sommes pas arrivés premiers, mais nous avons devant nous un des principaux favoris à la compétition. On pouvait accrocher la place de leader. Contre le Real on a fait une bonne première période, nous avons fait mieux qu’eux, nous avons eu un tas de situations qui auraient pu changer le match. Puis, nous avons fait des erreurs et eux en ont profité en marquant à la reprise. Nous devons aller à Plzen pour gagner, même s’il compte pour du beurre, même si nous sommes déjà qualifiés. Nous devons nous habituer à gagner. Ce samedi Cagliari, qui joue bien mais ne gagne plus depuis un mois ? Je m’attends à un match similaire à celui de Udine, ça ne sera pas facile. Cagliari est en difficulté et devra prendre des points pour la lutte au maintien. Nous ne devons aps penser que eux ne gagneront pas, les matchs se font sur le terrain. Nous devons avoir la certitude que ce que nous avons fait contre l’Inter est positif, une bonne base de départ. Nous devons faire notre travail à 100% et trouver de la continuité. Avant la trêve hivernale, la Roma s’attend à un cycle de 5 matchs de championnat en 21 jours, pour réduire l’écart avec la zone Champions ? On dit toujours qu’on ne peut jamais se tromper. Ce sont tous des matchs importants, il y a 5 autres matchs à jouer. Nous devons affronter chaque match comme contre l’Inter et la première mi-temps contre le Real. Nous ne devons pas penser à bien dans un seul match… nous devons y croire, nous habituer à gagner. Ces 5 matchs seront fondamentaux parce que nous sommes encore loin de notre objectif et nous devons le rejoindre ».