Pastore retrace sa carrière et parle de l’AS Roma [partie 1/3]

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Javier Pastore a livré un très long interview au site officiel Asroma.com, où il parle dans cette première partie de son enfance et de sa carrière avant d’arriver à l’AS Roma :

« Mes premiers souvenirs d’enfance avec le football ? J’en ai beaucoup, parce que j’ai commencé à jouer à 4 ans. J’ai encore des photos, avec le ballon toujours près de moi. Je voulais seulement faire ça, Il n’y avait pas de vidéos comme aujourd’hui et nous, petits, pensions seulement au football. Où je jouais ? Chaque quartier de ma ville natale, Cordoba, organisait un tournoi amateur. Et je me souviens que nous les faisions tous. Chacun amenait son équipe, avec le papa d’un de nous comme entraîneur. Et on pensait seulement à jouer. Si j’ai toujours été un joueur technique ? Je me souviens que je jouais avec mon oncle dans le garage avec une balle de tennis. Il me disait: « si tu réussis à jouer avec ça, ensuite cela sera encore plus facile avec un vrai ballon ». J’essayais de jongler, je tirais fort sur le mort et je devais la faire revenir dans mes pieds. Je faisais cela tous les jours, c’était ma passion. Si j’ai toujours rêver de devenir professionnel ? C’était mon unique pensée. Mon idole d’enfance ? Sans aucun doute Batistuta. A ce moment il jouait en sélection, et il marquait beaucoup en Italie, on parlait que de lui. Quand il est venu à la Roma, mon père m’a offert son maillot, ce fut une très belle chose. Puis, quand j’ai grandi, j’ai adoré Riquelme. C’était le must et le top du top comme numéro 10.

Comment a démarré ma carrière et si j’ai su que cela allait fonctionner ? En réalité cela n’a pas été simple, en Argentine tout a été très vite. J’ai commencé à jouer en seconde division, avec le Talleres de Cordoba, l’équipe de ma ville. J’ai débuté avec l’équipe première, jouant 3-4 matchs. Et puis je suis retourné avec les jeunes. Cela a été un moment très difficile, parce que je pense être déjà arrivé. Cela fut une grande déception. J’ai du recommencer, avec la même envie de toujours, mais ce ne fut pas simple. Ensuite ? Après 6 mois je suis allé à Bueno Aires, à l’Hurican. J’ai fais la préparation avec eux, mais je ne pouvais pas jouer pour une question bureaucratique. Parfois je m’entraînais seul et j’ai manqué le début de saison. Quand les documents ont été officialisé, j’ai fais la seconde préparation avec eux, et alors je me suis blessé à la cheville. Pour cela, j’ai du manquer la seconde partie de la saison. J’avais l’impression que tout était contre moi, cela a été très difficile, j’ai joué seulement cinq matchs. Le championnat suivant, j’ai enfin joué titulaire et très vite ma vie a changé. J’ai très rapidement joué 20 matchs, puis j’ai été observé par des clubs itaiens, et tout a alors été très vite.

L’arrivée à Palerme ? Ils sont venus me superviser durant deux mois. Pour moi c’était un rêve de jouer en Europe. Cela a été extraordinaire, ils m’ont tout de suite convaincu et je n’y ai pas réfléchi à deux fois. A la première possibilité j’ai accepté. Si j’ai eu un peu peur ? Jamais, aucune peur. C’était mon rêve. Je venais pour la chose que je sais le mieux faire : jouer au football. Ma famille m’a soutenu, parce qu’elle est venu avec moi. Et tout cela m’a donné beaucoup de confiance. Le passage à Palerme a été très beau, ça a été deux années inoubliables. L’équipe jouait bien, nous avons fait de grandes choses, nous sommes arrivés 4ème en championnat, à un point de la Champions, en finale de Coupe d’Italie, nous avons joué l’Europa League. Nous avons fait des choses qui ne s’étaient pas vu depuis très longtemps dans cette ville. J’ai beaucoup de beaux souvenirs, les tifosi ont été magnifiques avec moi. C’est l’endroit où j’ai rencontré ma femme, cela restera toujours dans mon coeur, une partie de la Sicile est avec moi chez moi. Différences entre le football argentin et italien ? Surtout tactique, ici on prépare beaucoup plus les matchs, alors que là-bas on donne beaucoup plus de liberté aux joueurs. Ici c’est différent, et aussi par rapport à la France. Lors de la préparation et des entraînements, on est beaucoup plus attentif à certains détails.

Puis le PSG ? Après ma seconde grande année à Palerme, j’ai tout de suite compris que le club voudrait me vendre, parce que l’argent pouvait permettre de renforcer l’équipe. Pour moi cela représentait un pas important pour encore m’améliorer. Mon agent à travailler à cela, mais je lui ai dis que je ne voulais rien savoir avant la fin de saison, je voulais me concentrer sur le championnat. Ce fut une grande expérience. J’y ai passé 7 ans, je suis arrivé dans une équipe complètement différente par rapport à celle que j’avais laissé . J’ai vu le club grandir en même temps que moi, ils ont changé d’entraîneurs, ils ont fait des pas de géants avec les méias, ils ont rénové le centre sportif et le stade, ils ont tout amélioré. Je suis très heureux d’avoir été avec eux à travers ces étapes. Quand je suis arrivé, le PSG n’était pas celui de maintenant et je suis fier d’avoir donné mon apport. Nous avons gagné beaucoup de titres et j’ai laissé un beau souvenir aux supporters et aux gens en France : cela est la chose la plus importante ».