James Pallotta, président de l’AS Roma, s’est exprimé lors d’un séminaire à Londres ces derniers jours :

« J’en suis sûr : quand j’ai vu jouer la Roma jusqu’au match face au Genoa ou bien contre la Juventus, je n’ai jamais eu la sensation de devoir changer ou de devoir acheter des joueurs en plus. Nous avons un peu glissé, mais l’équipe a démontré qu’elle avait du talent, notamment en Champions League. Je sais que nous avons une équipe pour lutter avec le Napoli et la Juventus pour les sommets, et cela n’est pas le cas donc c’est un peu frustrant. Mais j’ai grande confiance en Di Francesco et en Monchi, avec eux nous pouvons que progresser. Nous avons vu quelques parties malchanceuses, face à la Juventus nous avons eu plusieurs occasions pour égaliser mais nous n’avons pas réussi. Et c’est normal que l’on soit un peu frustré quand on joue bien et qu’on ne réussit pas à obtenir un résultat. Mais l’équipe est la même que celle qui a démontré qu’elle avait du talent en Champions, nous devons seulement nous retrouver tous ensemble. Evidemment, j’espère que les résultats reviendront très vite à être positifs. Le nouveau stade ? On ne peut pas être une marque mondiale sans posséder son propre stade. Tous à Rome veulent ce stade, à l’exception, peut-être, des tifosi de la Lazio, mais eux pourront y venir une fois par saison. Il y a 3 milliards de tifosi de football au monde, je voudrais que au moins 1% d’eux puissent supporter la Roma comme seconde équipe favorite.

Cela ferait 30 millions de tifosi et si chacun dépensent 5 dollars alors cela permettrait d’encaisser 150 millions d’euros. Je pense que la réalité virtuelle est importante, mais je ne pense pas qu’elle soit une grande expérience aujourd’hui pour un stade. Nous avons parlé de ces choses, en allant aussi sur le terrain de Microsoft, mais je pense que nus sommes à la version 1 ou 2 et que la version 3 ou 4 auront beaucoup plus de sens. Désormais c’est une chose jolie qui deviendra de masse. Nous avons passé beaucoup de temps sur l’aspect sécurité. Ces trois prochaines années, les choses seront très différentes. Par exemple la reconnaissance faciale. Combien de vous ont assisté à un match en Italie ? Vous ne savez pas comment cela est de voir un match entre la Roma et la Lazio ? Peut-être que dans le nord de l’Italie il y a beaucoup moins de débordements, mais dans le sud, comme contre le Napoli, les problèmes de sécurité sont très significatives. Je peux vous faire un exemple sur cette chose de reconnaissance faciale : il y a un an et demi nous étions avec la police, je demanda au chef pourquoi certaines personnes ne sont pas arrêtés et il m’a répond qu’il ne pouvait pas le faire, me montrant un fichier de photos flous de personnes qui avait commis des délits. Quelque chose qui avec les caméras de sécurité en HD auraient été plus simple, ainsi nous les avons acheté pour pouvoir les aider à identifier ceux qui créent des problèmes ».