Osvaldo: « Trop de règles dans le football, désormais je suis heureux »

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Photo tirée du site Skysports.com

Pablo Osvaldo, qui fête ses 33 ans aujourd’hui, 28 buts en 57 matchs avec l’AS Roma, s’est exprimé au journal anglais The Sun :

Osvaldo s’exprime sur son retrait du football et sur l’AS Roma

« Je n’étais plus heureux, je suis quelqu’un qui vit de sentiments et d’impulsivité, et dans le football d’aujourd’hui cela n’existe plus. Je me sentais un numéro, quelqu’un qui devait marquer parce que sinon on l’insultait. J’ai quitté le football quand j’avais 30 ans, l’âge auquel un joueur rejoint le top niveau. Les gens pense que je suis fou et ne le comprennent pas, mais c’est ma passion. Dans le football il y a trop de règles, et je n’aime pas les règles, j’aime être libre. Je dois tout au football et je suis fier de ma carrière, mais on doit vivre une vie qui n’est pas réelle. Tu as un prix, tu as une valeur. Si tu marques un but tu es un Dieu et si tu ne le fais pas tu ne vaux plus rien. Tout le monde s’en fiche que tu sois un bon garçon ou non. Tout le monde s’en fiche que tu ais des sentiments. Et je suis une personne sensible. J’étais fatigué, j’étais en train de devenir fou et j’ai décidé de vivre la vie de musicien. Désormais je suis détendu et relax, je me sens heureux. Une anecdote ? A Boca ils m’ont fait partir pour une cigarette quand ils savaient que tous fumaient. Cela a été la chute, mais en réalité dans le football on doit vivre une vie qui n’est pas réel. Tu as un prix, une valeur et on vit de règles.

Le football d’aujourd’hui est une merde, un business froid et une dictature du résultat. Aucun ne pense à comment tu vas. On ne peut pas sortir après une défaite, jouer de la guitare ou boire une bière pour moi était absurde. Pour ne pas trahir le football j’ai préféré arrêter. Quand même quelque chose de beau ? Je suis fier de la carrière que j’ai fais, j’ai joué dans de grandes équipes. Et puis il y a aussi de vrais hommes. Je pense à Tevez, De Rossi et Heinze avec qui je suis très lié. Puis il y a les champions sur et hors du terrain comme  Pirlo, Buffon et Totti. Voila l’adieu de Francesco, c’est ce qui de beau devrions prendre au football. Ma plus grande déception ? Je pense à Prandelli qui m’a exclu du Mondial seulement parce que les journalistes le voulaient, il convoqua Cassano quand je le méritais. Andreazzoli ? Je n’ai aucun souvenir de lui. Qui il entraîneur maintenant ? La Roma ? Je pouvais mieux gérer certains comportements, mais c’est un environnement malade. J’avais beaucoup marqué mais ils m’insultaient. A qui je dédierais une chanson ? A Zeman, pour moi il a été un second père ».