Osvaldo, sur un air de Vendetta

A quelques jours de la reprise de la Série A 2011/2012, le site CSR vous présente aujourd’hui la 6ème recrue giallorossa, en la personne de Pablo Daniel Osvaldo. L’italo-argentin revient en Italie, après avoir passé 1 an et demi à l’Espanyol Barcelone et où il fût très convaincant. L’attaquant de 25 ans revient avec une grande envie de revanche.

Une formation à l’Argentine

Né à Bueno Aires, Pablo Daniel Osvaldo a commencé à faire ses premiers pas dès 9 ans dans le club de Lanus, un des clubs les plus prestigieux de la ville. En 1999 il rejoint le centre de formation de Banfield qu’il cotoyera qu’une saison, avant d’être approché par le club de l’Hurican. Il y évoluera pendant 6 saisons, de 14 à 19 ans. Club où il fera son vrai saut de qualité. Sa première saison professionnel se passa à merveille, puisqu’en seconde division il évolua à 33 reprises pour un joli total de 11 buts. Des prestations qui lui vaudront le droit d’être repéré outre-océan. En effet c’est l’Atalanta qui le rapporte dans ses filets en janvier 2006.

Repéré par le maitre Zeman

Il ne jouera que 3 petits matchs lors de cette demi-saison, mais assez pour être repéré par le mythique entraineur Zeman. Osvaldo rejoint donc Lecce, toujours en Série B. Mais cette fois-ci c’est vraiment cette saison que le jeune attaquant se révèle aux yeux de l’Italie. En effet il jouera un total de 31 matchs pour 8 buts. Sa fin de saison sera un peu compliqué, suite au limogeage de Zeman, et son temps de jeu sera moins important. Malgré tout c’est la Fiorentina qui décide de lui laisser sa chance en Série A. S’il ne joue pas beaucoup, Osvaldo convainc, avec notamment 5 buts en 13 matchs. On retiendra notamment son but sur le terrain de la Juventus, permettant une victoire attendu depuis 20 ans, ainsi qu’un magnifique retourné acrobatique face au Torino. Un but qui permettra en plus au joueur natif de l’Argentine d’offrir la Champions League à la ville de Florence. Lors de cette saison il aura également joué 8 match d’Europa League (allant jusqu’au demi-finale) dont 1 but face à l’AEK Athènes. Ces belles prestations lui auront également offert le droit d’évoluer en Italie U21, où il joua 12 matchs pour 2 buts. C’est donc la Champions League qu’il découvrit la saison suivante à 22 ans, avec 5 matchs joués entre le tour préliminaire et la phase de poule. Après seulement 8 rencontres disputés lors de la phase aller de la saison 2008/2009, l’attaquant décide de rejoindre Bologne. Il restera une année civile (de janvier à décembre) et disputera un total de 25 matchs, mais pour un seul but.

L’oisillon quitte le nid

C’est alors, en janvier 2010 qu’il décide de changer d’environnement et de rejoindre l’Espagne. Un changement qui après coup lui aura permis de murir et de grandir au niveau de sa personnalité. Lors de ses 5 premiers mois en Espagne, Osvaldo dispute 20 rencontres et inscrit 7 buts. Il ne lui aura donc pas fallu longtemps pour s’imposer comme un titulaire, et déjà un cadre de l’équipe catalane. La seconde saison sera pour lui celle de la confirmation, ou de la consécration. S’il ne joua « que » 23 matchs, à cause notamment d’une blessure qu’il l’aura handicapé, c’est surtout son total de 12 buts qui sera à retenir. Les uns plus importante que les autres, Osvaldo montre qu’il est capable d’être là dans les matchs décisifs, et capable de marquer contre n’importe quelle équipe. A 25 ans, l’attaquant est donc au carrefour de sa carrière.

Montrer à tout le monde ce qu’il vaut

Malgré un très fort intérêt de l’Atletico Madrid, il décide de revenir en Italie et débarque dans la capitale italienne. Cet attaquant doté d’une bonne pointe de vitesse, ainsi qu’une technique supérieure à la moyenne pour un attaquant de pointe, arrive à Rome avec un esprit revenchard pour montrer aux sceptiques ce qu’il vaut vraiment, mais aussi qu’il a murît dans sa tête. Après un peu plus de 15 jours d’entrainements à Trigoria, Osvaldo devrait faire ses débuts de titulaire dimanche face à Cagliari, à l’Olimpico, où il devrait constituer le trident offensif avec Totti et Bojan. Pour peut-être le vrai envol de sa carrière…