Osvaldo: « Prendre ma revanche et montrer que j’ai mûri »

Aujourd’hui a eu lieu la présentation de l’attaquant italo-argentin, Pablo Daniel Osvaldo. Transféré pour 15 millions d’euros de l’Espanyol le joueur vient pour prendre une revanche, et pour montrer qu’il a muri humainement et sportivement.

Claudio Fenucci commence à prendre la parole pour présenter le nouvel achat Pablo Daniel Osvaldo : « C’est un plaisir de vous retrouver pour présenter à vous et à nos tifosi Osvaldo. C’est un attaquant que je connais assez bien puisqu’un de ses premiers clubs a été Lecce, où il fut acquis sur suggestion de Zeman et déjà il avait laissé entrevoir des très grandes qualités techniques : il semblait destiné, comme ensuite il a été, à une carrière importante et pleine de satisfactions, même si ensuite dans l’immédiat peut-être qu’il n’a pas montré pleinement toutes ses qualités. En Espagne il a explosé comme un attaquant très prolifique, avec une moyenne de 0.50 but par match, sûrement elevé, au-delà de réaliser des prestations de très grande personnalité qui nous a fais penser à lui comme l’attaquant de la Roma du présent et du futur. Nous avons fait une longue négociation avec l’Espanyol, notamment parce qu’il y avait un autre club espagnol intéressé à lui. Cela a été une négociation très longue et très difficile, et la volonté du joueur de venir à Rome a été très importante. À la fin nous avons réussi à lui faire signer un contrat de 5 ans. J’espère qu’à Rome arrivera la définitive affirmation comme attaquant d’absolue valeur internationale, les qualités il les a et il se mettra à disposition des coéquipiers pour rejoindre ensemble les objectifs sportifs que tous nous souhaitons ».

Il y a encore des lacunes à combler sur le marché. Il y a d’autres mouvements en cours ?
« Nous avons toujours déclaré nos stratégies : il faut un milieu de terrain, un défenseur et un attaquant. L’attaquant nous l’avons trouvé, il est évident qu’un milieu de terrain arrivera pour compléter ce secteur, pour la défense à l’instant la situation de Kjaer est un peu bloqué pour une différence conceptuelle importante avec Wolfsburg sur le contrat du joueur. Maintenant nous portons en avant quelques négociations et dans les jours qui suivent certains achats seront concrétisés ».

Gago semble évanoui, peut-être Pjanic ?
« Les noms sont toujours nombreux, certains sont des négociations plus concrètes, d’autres peuvent être des pistes réactivés. Nous ferons tout notre possible pour qu’arrivent un milieu de terrain et un défenseur ».

La négociation pour Kjaer s’est compliquée, peut-elle répartir ?
« La négociation était partie d’une certaine façon, ensuite quelques conditions importantes ont changées et il était impossible de poursuivre ainsi. Maintenant nous parlons avec eux. Si on élimine le préjudice qui est important pour nous, on peut aller de l’avant ».

Il y a l’optimisme sur ce dossier ?
« Il y a toujours l’optimisme sur tout. De nouveaux joueurs sont arrivés et nous avons dépensé différentes ressources. La balance des transferts est en négatif de 30 millions, il y a eu la volonté d’investir et d’autres ressources seront mises sur le marché. Il y a l’envie et les ressources, même si il est evident que c’est un marché difficile, parce que la Rome cherche des joueurs importants ».

Aucune nouveauté sur la prolongation de De Rossi ?
« Pour faire une boutade je dirais que nous avons fait reculer le début du championnat pour maintenant notre engagement de le prolonger avant le début de saison. On en parle beaucoup, dans les jours qui suivent à Milan Sabatini aura l’occasion de rencontrer l’agent de Daniele et chercher à conclure cette négociation ».

Après Totti et Bojan, pourquoi avoir choisi une autre pointe centrale ? Peut-être un ailier aurait pu servir…
« Je ne fais jamais d’évaluations techniques, pour ceci il y a des caractères professionnel adéquates qui sont à juger par les managers de l’aire sportive et l’entraîneur. Sur Osvaldo tous sont d’accord sur ce qu’il vaut ».

Vous avez encore différents joueurs aussi à vendre, l’effectif est trop large avec plus de 30 joueurs. Êtes-vous préoccupés ?
« Jusqu’à présent nous avons trouvé quelques opportunités pour des joueurs qui auront moins de temps de jeu, mais ensuite les joueurs ont refusé de partir. Nous verrons si avec l’approche de la fermeture des opérations de transfert quelques joueurs changeront d’idée et accepteront des destinations pour pouvoir jouer avec continuité ».

Pensez-vous que les tifosi doivent être sur le pied de guerre ou continuer à avoir confiance ? Font-ils bien d’être préoccupé ?
Je pense que les tifosi au début de saison devraient donner confiance à un club qui va de l’avant avec engagement, en mettant à disposition son envie, pour chercher à entamer un projet et une idée nouvelle. Cette structure de managers est arrivée tard, je me permets de le dire même si cela ne doit pas servir comme justification. Beaucoup de petites opérations qui se seraient concrétiser de manière différente peut-être n’ont pas été définies pour ceci. Moi même j’ai eu les pouvoirs de signature au 7 Juillet, bien au-delà du début du mercato estival. Malgré cela je peux dire que nous nous engageons pour construire les bases de ce projet, qu’il est lié autant aux joueurs en arrivée qu’à ceux présents dans l’effectif, qui sûrement donneront leur contribution. De l’union de ces ressources je crois que naîtra une équipe qui sera compétitive, évidemment avec de la difficulté au début vu qu’on cherche à proposer une idée de football nouveau. Sur le fait que la situation héritée de l’ancienne gestion est complexe, nous le savions, effectivement le manque de produits dérivés et la perte de la Champions pèse beaucoup. Mais c’est pour ceci qu’il faut souligner la force de l’investissement qui a été fait autant pour maintenir les équilibres de gestion que pour trouver les ressources pour investir sur le marché ».

Comment vivez-vous l’élimination de l’Europe League, qui signifie aussi la perte d’être tête de série pour une éventuelle qualification en Champions prochain ? Totti est à part du projet Roma ?
« Je signerais volontiers pour être en Champions League l’an prochain, même sans être tête de série. Y arriver lors de la première année serait un grand objectif. Sur Totti il est inutile d’ajouter des mots : il fait partir intégrante et vital du projet Roma. Il peut donner beaucoup et il ne sera jamais un problème comme joueur : elle est une opportunité pour tous clubs et il n’y a pas de complications à ce sujet. Je crois qu’il se sent et se sentira toujours comme faisant partie de cette nouvelle Roma.

Voici la conférence de presse d’Osvaldo :
Tu as fait le saut de qualité en Espagne. En Italie tu n’arrivais pas à t’exprimer ou ce départ t’as permis d’exploser ?
« Un peu les deux. En Espagne j’ai trouvé la continuité qu’en Italie je n’avais pas trouvé sauf à Lecce, et un entraîneur qui a cru en moi. Je me suis trouvé bien dès le début et même personnellement j’ai grandi rapidement, par rapport à quand j’étais en Italie.

Zeman dit que tu peux jouer autant en pointe que sur le côté. Où te trouves-tu le mieux ?
« Je joue comme pointe centrale, mais il est vrai que Zeman m’utilisait comme ailier, mais je me sens plus une pointe centrale ».

On parle beaucoup de ton coût, cela peut-il être un poids ?
« Non, vous m’avez payé peu ! (Il rit) »

Tu vaux beaucoup plus ?
« Je n’aime pas trop parler de ça, je parle sur le terrain et j’aurai le temps de me faire juger. Je suis convaincu que je ferai bien, j’avais envie de revenir en Italie aussi pour ceci : vous aviez des idées fausses sur moi et j’avais envie de revanche ».

Dès que tu es arrivé tu as parlé de Totti. Quand tu l’as-vous vu être remplacé contre le Slovan qu’as-tu pensé ?
« Ce sont les choix de l’entraîneur qui ne me concernent pas. Si je dois dire quelque chose sur Francesco, il est vrai que pour moi cela serait un honneur de jouer avec lui : je le voyais lorsque je n’étais même pas encore professionnel et il me plaisait beaucoup, pour moi c’est un honneur déjà de partager le vestiaire avec lui et j’espère le partager aussi sur le terrain ».

Qu’as-tu ressenti suite à l’élimination en l’Europe League ?
« J’ai été déçu par l’élimination, j’étais déjà un joueur de la Roma dans cet instant et cela ma déplu pour l’élimination et pour l’équipe. Cependant il est vrai que l’année est longue, nous avons le championnat et selon moi avec cette équipe nous ferons des choses importante ».

As-tu parlé avec Luis Enrique et de la façon dans laquelle il veut te faire jouer ?
« Nous avons parlé peu sincèrement, nous n’avons pas encore parlé de ma place sur le terrain. Il y aura du temps dans ces semaines avant de débuter le championnat pour parler avec lui ».

À Rome Totti joue pointe centrale. Il y a un problème, agréable, de concurrence ? Pouvez-vous jouer même ensemble ?
« Ceci doit être demandé à l’entraîneur. J’ai envie de jouer, je suis venu ici pour jouer. Je comprends que j’ai des coéquipiers qui ont des qualités importantes également, et donc il est beau d’avoir une équipe ainsi, où tous peuvent jouer. Cela sera ensuite à l’entraîneur de décider qui devra jouer, ce ne sera sûrement pas un problème. Si j’étais l’entraîneur je serais content de la quantité de joueurs importants, et de pouvoir faire des changements. Francesco est un fuoriclasse, mais avec les autres nous sommes plus ou moins tous égaux.

En Espagne beaucoup de buts, en Italie moins : quelles différences y a-t-il entre les deux championnats pour un attaquant ?
« À Florence j’entrais dans les dix dernières minutes, il était donc dur de marquer. Peut-être avec plus de continuité j’aurais aussi beaucoup marqué en Italie. Même à Bologne au début je jouais, ensuite je n’ai pas eu beaucoup de continuité. Le problème était que j’ai joué peu : il est clair que si tu joues le match entier il est plus facile de marquer. En Espagne j’ai trouvé la confiance de l’entraîneur, la continuité et j’ai réussi à bien faire ».

On peut dire que tu ressembles à Batistuta, même au delà de l’exultation avec la mitraillette ? Avez-vous des qualités semblables ?
« Bati a toujours été mon idole, je ne le sais pas si je lui ressemble ou non. J’espère faire au moins la moitié de ce qui l’a fait, vu qu’il a été un grand joueur et même ici il a fait très bien. J’espère faire comme lui, mais je ne sais pas s’il me ressemble comme joueur ou pas ».

À Florence on se souvient de toi pour le but que tu à inscrit face à la Juve qui vous a envoyé en Champions League. Te sens-tu de promettre des buts particuliers même ici ?
« Non, j’espère que les tifosi de la Roma se rappelleront de moi pour avoir fait plus de vingt buts par an, et pas seulement pour deux ! (Il rit)

Veux-tu reconquérir le maillot azzurro ?
« Je n’y pense pas, maintenant je pense à la Roma, ensuite ces choses arrivent toutes seules si elles doivent arriver. Je pense seulement faire bien en Italie avec le maillot de la Roma ».

As-tu parlé avec De la Pena ?
« Oui, j’avais parlé avec lui, c’est mon grand ami et nous parlons encore. Je lui avais dit que je voulais venir à la Roma, cependant nous n’avions pas parlé de questions tactiques. Il m’avait dit que cela lui faisait plaisir de m’avoir ici et je lui avais dis que j’avais plaisir de venir. Je suis déçu de ne pas le trouver, mais j’espère qu’il reviendra ».

Après Fiorentina, Bologne, Espanyol, la Roma peut-être le vrai boom de ta carrière ?
« J’espère, j’ai beaucoup de confiance en moi et je suis que je peux faire bien, mais ce sera le terrain qui parlera. Sûrement je suis venu pour réussir en Italie et j’ai choisi la Roma parce qu’elle est une grande équipe ».

Que manque-t-il à la Roma pour gagner ? Ton apport sera incisif ?
« Ce qui manque je le sais pas. Contre le Slovan j’ai vu que la Roma a bien joué et qu’il y a eu un peu de malchance, il n’était peut-être aussi pas facile parce qu’ils étaient tous en défense et nous n’avons pas réussi à forcer le verrou. Ensuite ils ont profité d’une contre-attaque pour marquer avec un peu de chance. J’espère que mon apport sera incisif, j’espère faire bien et me trouver bien dès le début pour pouvoir aider l’équipe à obtenir des résultats ».

DiBenedetto dit que sortir de l’Europa League vous permettra de vous entraîner mieux, es-tu d’accord ?
« Nous sommes tous déçu, se faire éliminer n’est jamais un avantage, mais maintenant c’est passé et nous devons regarder en avant. Il y a le championnat et je crois que nous pourrons faire des choses importantes ».

De la Pena a été décisive pour ton arrivée ici ? Sens-tu la pression d’une place importante comme celle giallorossa ?
« Je sais que c’est une grande équipe, avec des attaquants importants et je sais aussi que ce n’est ni la Fiorentina ni l’Espanyol, et que plus l’équipe est grande et plus la responsabilité est grande. Cela me plait beaucoup, il me plait d’entrer sur le terrain et de sentir la pression des gens, chose qui un peu en Espagne me manquait : ce n’est pas la même chose de jouer pour ne pas descendre et cette chose me manquait, c’est pour ceci que j’ai choisi une équipe ainsi importante et je suis content que la Roma ait eu confiance en moi ».

As-tu fait des erreurs lorsque tu étais en Italie avant ?
« Sous le profil caractériel je n’ai jamais eu de problèmes avec personne, peut-être même la presse a un peu exagéré : vous pouvez parler avec tous mes coéquipiers, je n’ai jamais eu de problèmes avec personne. J’ai un caractère fort et j’aime gagner, ceci est vrai, mais je suis un bon garçon, je n’aime pas me quereller avec quelqu’un, vous avez les idées fausses sur moi ».

Tu as parlé du Lecce comme la meilleure expérience en Italie. Même là tu jouais en 4-3-3, est-ce le module que tu préfères ? Pourrais-tu jouer comme attaquant de côté ?
« J’ai dit qu’à Lecce j’ai eu la continuité, même à Florence je me suis trouvé bien même en jouant peu, à Bologne un peu moins. Je peux m’adapter à quelconque situation, je suis un professionnel. Ces choses seront ensuite vu par le mister, il le décidera où il me verra le mieux. Si tu me demandes je dirais que j’aime jouer avant-centre, mais je peux m’adapter à chaque situation ».

T’es-tu fait une idée du projet de la Roma ? Faudra-t-il de la patience avec tous ces jeunes ?
« Sûrement dans tous les projets au début il faut de la patience et du temps, mais ceci ne veut pas dire qu’on ne puisse pas gagner rapidement. Cela sera plus difficile, nous devrons bien travailler, mais je ne crois pas que ceci veut dire que nous devons perdre tous les matchs vu que nous sommes jeunes. Lorsque il y a un nouveau projet il y a l’envie de faire bien et ceci peut être un avantage. Nous espérons faire bien dès le début ».

Il y a toujours eu des doutes sur ton caractère : à 25 ans sens-tu que tu as fait un saut de qualité du point de vue de la maturité ?
« Sûrement oui, c’est vrai que quand j’étais jeune j’ai fait des erreurs. Je pense que j’ai grandi surtout comme personne au niveau du caractère, et ensuite après comme joueur lorsque tu as de la continuité tu grandi sur le terrain. Je me sens plus mûr et ceci est le plus important.

Que représente ton numéro 9 ?
« Rien, le numéro 9 me plaît. Mirko est parti, il était libre et je l’ai choisi. Il n’y a rien de spécial, le numéro du maillot compte peu. Seul ce que je ferai sur le terrain comptera ».