Motta, passé par l’AS Roma et le Genoa, retrace brièvement sa carrière

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Photo tirée du site Zimbio.com

Marco Motta, ex-joueur de l’AS Roma, qui avait débuté à l’occasion d’un Roma-Genoa (gagné 3-0 par la Louve) lors de la saison 2008/2009, et désormais à l’Omonia Nicosia, a livré un interview au site officiel Asroma.com :

« Quel championnat à Chypre ? Les équipes essaient de jouer au football, aussi avec courage. Un exemple que l’on peut faire est l’Apollon, qui à domicile a battu la Lazio en Europa League. La différence avec les autres championnats européens, à part la qualité des joueurs, est l’intensité. Ici on joue à un rythme plus bas par rapport à la Serie A, Premier League ou Liga. Si je le dis en ayant joué dans tous ses pays, pour être encore plus crédible ? J’ai beaucoup voyagé, un peu par choix de vie et un peu pour d’autres circonstances. Je suis allé à l’étrangé et j’ai apprécié d’autres footballs, j’ai appris trois langues différentes. Mais je sens de pouvoir encore beaucoup donner au football. J’ai 32 ans, mais je voudrais jouer encore 5-6 ans. C’est mon intention, puis on verra ce qui se passera. A Rome vous avez l’exemple de longévité, qui a joué jusqu’à 40 ans. Cela a été un honneur de pouvoir jouer avec Totti et de faire partie de ce club aussi glorieux. La Roma avec laquelle j’ai joué était une équipe très forte, avec des joueurs de qualités et un entraîneur très doué tactiquement. Spalletti m’a beaucoup appris, mais je me suis aussi bien trouvé avec Ranieri l’année suivante, où nous avons manqué de peu le scudetto et la Coupe d’Italie.

L’élimination aux tirs au but face à Arsenal, en Champions League, en 2009 ? Très dur. Cela fut une double-confrontations très serrée, surtout au retour où on aurait mérité de nous qualifier. Nous avions joué avec un tas d’absents. Mais, malgré tout cela, nous avions fait un match nous permettant d’aller jusqu’aux tirs au but. Nous avions une défense totalement inédite, composée de moi, Diamoutene, Riise et Tonetto. Une soirée merveilleuse, avec un stade bouillant. J’ai revu quelque chose de similaire, quelques mois plus tard, mais avec une issue différente. Cette fois positive. Les tifosi de Rome méritait de gagner. Si je parle du Roma-Barça fini sur le score de 3-0 ? Oui, exactement. Cette soirée, j’étais devant la TV, je me suis plus senti romanista que jamais. Je suis toujours avec intérêt, à distance, mon ex équipe. Mais cette soirée m’a retournée. On ressent la Roma sous notre peau. J’ai aussi posté sur mon profil Instagram une photo le jour d’après avec quelques paroles. C’était incroyable.

Pour revenir en arrière, si j’ai fais mes meilleures prestations lors de cette double-confrontation contre Arsenal ? Sûrement, j’ai joué de beaux matchs aussi avant et après, cependant le contexte de ces deux matchs m’a peut-être favorisé. J’avais un entraîneur qui m’avait donné confiance, comme Spalletti, malgré que j’avais seulement 20 ans. Je suis content d’avoir offert à la Roma ce moment de ma carrière, peut-être l’un des meilleurs. Comment je me suis trouvé à la Juve ? L’expérience à la Roma a sans aucun doute été la plus positive au niveau personnel. Plus intense, mais brève. A la Juve, j’ai pu apprécier un club plus important, où seul le succès compte. Malgré que je sois arrivé dans une phase de reconstruction. Durant cette saison, les résultats n’arrivaient pas, et nous étions arrivés 7ème en 2011. Puis 6 mois au Genoa en 2014 ? Autre parenthèse très intéressante. Avec Gasperini on faisait un football offensif, vers l’avant, qui favorisait les ailiers. Il y avait Gilardino, Antonelli, moi j’arrivais en même temps que Burdisso en janvier. Je serais resté volontiers, mais à ce moment la società ne pouvait se permettre de me racheter à la Juve. Seulement en 2015, j’ai décidé d’aller à l’étranger, quand Watford m’a appelé ».