Photo tirée du site Forzaroma.info

Monchi, directeur sportif de l’AS Roma, s’est exprimé ces dernières semaines dans un interview au journal Il Messaggero :

« La Roma construite par moi est complète ? Si je pense avoir fait une équipe parfaite, alors je me trompe. Mais Il y a tant de choses qui peuvent changer dans une saison. Certains aussi difficile à gérer. Je pense qu’un effectif limité n’arrive pas en demi-finale de Champions et ne lutte pas pour la troisième place. Je dis cela, je pense que tout est améliorable. Je parlai avec mon ami Emery, il m’a dit qu’on ne se rendait pas compte de ce qu’on avait fait réellement, notamment après avoi éliminé Barcelone. L’équipe n’est pas parfaite, j’en suis convaincu, mais elle a beaucoup de vertus. Quel directeur sportif je suis ? Le travail d’un directeur sportif n’est pas seulement de prendre ou vendre un joueur, mais cela se développer au jour le jour. C’est un travail difficile à juger. Après une année ici, je connais mieux le club, ce football et peut-être cela m’a manqué dans mon premier jour de programmation. C’est la première fois que je sors de ma zone de confort après 29 ans. Comment se passe mon travail ? J’ai arrêter de jouer très tôt pour un problème à l’épaule et j’ai fais une année le team manager. Puis, très vite, j’ai fais le directeur sportif dans un moment difficile du club, j’ai essayé d’être un dirigeant plus de vestiaire que de bureau. Cela a fonctionné, j’ai continué ainsi : je fais la collation avec les joueur et les magasiniers, je vais en bus avec eux, dans le vestiaire, je parle avec eux de politique ou d’amitié. Le problème n’est pas la qualité des joueurs, mais la personne. souvent il manque la personnalité pour un rendement optimal. Il faut être proche des joueurs. Une fois je voulais prendre Bielsa. Il m’a dit qu’il m’aurait fait entrer dans le vestiaire mais que cela ne lui plairait pas. Alors je ne l’ai pas pris. Aujourd’hui, cependant, nous sommes encore amis. Quand je choisis un joueur, si je regarde aussi la personne ? La réponse idéale serait oui, mais ça serait faux. Je prends un joueur dans un contexte, mais quand il arrive ici, c’est un nouveau contexte. Je ne peux pas savoir ce qu’il se passera quand il arrivera. J’essaie de comprendre son caractère. Par exemple Paulsen, il était parfait, professionnel à 100%. Combien de matchs je vois par semaine ? 10-15, je vois beaucoup d’images, beaucoup de vidéos. Cependant, pour bien comprendre un joueur, il faut le suivre beaucoup de fois et dans diverses circonstances. Si possible de visu.

L’effectif actuel doit être amélioré ? C’est vrai, je ne sais pas si beaucoup ou peu mais quelque chose oui. Nous savons où nous nous sommes trompés et où nous avons bien fait, désormais nous pouvons planifier la saison prochaine. On ne doit jamais s’arrêter à ce qui a été fait, comme cette demi-finale de Champions. Quand nous avons gagné la première Europa League à Eindhoven avec Seville, nous avons passé la nuit en Hollande. Durant le vol pour rentrer, j’ai dis à mon président, désormais nous devons travailler ! Ce n’est pas facile d’arriver au sommet, c’est difficile d’y rester. Sabatini dit qu’il s’agit de son équipe ? Mais c’est vrai. Cette équipe a beaucoup travaillé avec Walter. Je n’utilise pas ma parole, la Roma est aux tifosi. Si Seville avait obtenu le succès, cela aurait été grâce à moi parce que je suis tifoso. Comment j’imagine la Roma du futur ? Il faut avant tout faire le point et comprendre où nous voulons arriver. Même Di Francesco a changé de système. Cela signifie que nous essayons de trouver la solution qui fait hausser le rendement. Avant tout, nous devons travailler ensemble, sans oublier qu’au-dessous de nous il y a le club, qui est l’unique chose qui reste. On ne prend pas de décision seulement avec les idées du directeur sportif ou bien de l’entraîneur, autrement on oublie la chose la plus importante. Avant de décider où nous voulons arriver, nous devons comprendre l’idée du mister et la disponibilité du club au niveau de la capacité économique et de la marque. Cela peut sembler une folie, mais la marque est décisif. Un départ de Dzeko en janvier dernier aurait été un beau problème ? Je comprends que parfois le message du directeur sportif peut être en crypté parce qu’il est vrai qu’on ne peut pas tout raconter. Mais j’essaie d’être le plus clair possible. En conférence de presse je dis que nous, pour raison du FFP, devons faire une plus-valu. Et que j’étais obligé d’écouter toutes les offres. Une offre plus ou moins intéressante est arrivée pour Edin. Pour cela nous avons fait une étape de plus, mais au final l’accord n’a pas été trouvé parce que cela était difficile de le faire en 10 jours. Au final nous n’avons jamais douté de sa permanence : aucun des trois parties étaient convaincu de l’opération.

En somme, la Roma avait payé l’élimination face à Porto concernant les deux mercato suivants ? Oui. J’étais bien plus maigre à mon arrivée à Rome ? J’ai pris 8-9kg, et j’en ai perdu quasi 10 depuis le premier janvier. Désormais j’ai retrouvé mon poids de forme. Etrange qu’une personne aussi fidèle que moi à la salle de sport prenne du poids ? Et je le suis encore. J’arrive à Trigoria à 7h15, car ici nous avons une magnifique salle de musculation, où je m’entraîne durant une heure et demi. Et cette partie de la journée est fondamentale pour moi. La langue italienne ? Je comprends tout et je fais les interviews en italien. Je parle avec un accent italo-andalou, mais ils disent que je le parle bien. Je regarde beaucoup Netflix et cela m’a été d’une grande aide. Je regarde aussi les matchs sur les chaînes italiennes, parce que mon vocabulaire est particulier et j’ai besoin d’apprendre la terminologie italienne. Comment je vais ici ? Quand on réalise un grand changement dans sa vie, il faut une période d’adaptation. Au niveau personnel, il me manquait certaines choses, parce que je n’ai pas ma famille et ici je vis seul, mais en général je suis heureux. Et au niveau professionnel, quand je suis arrivé à Rome, j’avais besoin de ne pas me croire comme le dieu de l’univers. Que tu as fait bien ou mal par le passé, j’avais besoin de trouver un nouveau Monchi. Reconnaître les erreurs que j’ai fais et trouver la meilleure version de moi pour ce nouveau projet. Qui me connaît sait que je ne suis pas présomptueux et il est clair la même médecine n’est pas valide pour toutes les maladies. La façon de travailler Monchi de Seville valait pour Seville, et désormais je devais trouver une version différente qui demandait un peu de temps. Comment on travaille avec Totti ? Totti représente tout à Rome et mi je ne serais jamais ce que Totti est pour ce club. Par chance, nous avons la même vision. Travailler ensemble sert à tous les deux pour progresser. Beaucoup plus pour moi, parce qu’il sait ce qu’est Rome, et Totti vit une nouvelle phase de sa vie où mes conseils peuvent lui être utiles. Je me considère chanceux de l’avoir avec moi ».