Photo tirée du site Espnfc.com


Monchi, directeur sportif de l’AS Roma, s’est exprimé au journal espagnol Sport :

« Si je pense que Barcelone est le favori de la compétition ? Barcelone est l’équipe favori dans toutes les compétitions qu’elle dispute. Ils ont la capacité, l’histoire et l’obligation d’y être. Je crois que c’est un Barça différent de celui de la saison passée. Ni meilleure, ni moins bonne, mais différente. Ils sont les qualités que nous connaissons tous, autant individuellement que collectivement, ce qui les rends une équipe très difficile à battre. Comment la Roma doit prendre ce match ? Evidemment je connais les qualités de l’adversaire, la Roma doit essayer de les contrarier. Mais surtout l’équipe doit se comporter ‘da Roma’. Nous avons nos qualités, notre philosophie et nous ne pouvons pas renoncer. Si je pense que la Roma est sous-évalué au niveau européen ? Non, au niveau professionnel l’équipe est respectée. Parfois le peu de connaissances d’un championnat et d’une équipe te fait la sous-évaluer, mais je crois le club barcelonais nous considère une équipe de valeur, et nous respecte avec le juste mérite qui nous a fait devenir un nom du football européen. Beaucoup de joueurs soutiennent que la largeur du Camp Nou est une grande difficulté ? Le terrain est rendu grand par le jeu de Barcelone. Leur football le rend plus grand parce qu’ils te font beaucoup courir. Cependant, je prends le fait de jouer au Camp Nou comme une motivation, parce que tu sais que c’est un scénario fantastique avec beaucoup d’yeux posés sur toi, cela peut être utile comme motivation en plus. Je retrouverais Rakitic, si on est resté en contact ? Nous avons un excellent rapport au niveau humain. C’est un rapport que nous avons depuis Séville et nous l’avons maintenu. C’est un de ces joueurs avec qui j’ai le meilleur rapport hors du terrain. On se reverra, souhaitant pour chacun le meilleur de soi, mais avec respect et amitié.

A Rome j’ai retrouvé Perotti et Fazio ? Je les connais depuis longtemps, nous avons un bon rapport. Cela me fait plaisir que les deux ont fait une carrière qui reconnaisse leur talent. Ce sont des joueurs importants pour le présent et le futur de la Roma. Peut-être ils iront aussi au Mondial, parce qu’ils le méritent. Ünder ? Avec Cengiz nous devons avoir de la patience en continuant à travailler quotidiennement, parce que c’est un jeune joueur qui a tout juste laissé sa maison et sa famille, mais c’est vrai que les premiers pas commencent à se voir et il est convainquant. Le mister l’a aussi bien géré. Nous sommes contents, nous devons continuer à le protéger, mais il a une chose qui est fondamentale : la qualité et le football. Je le suivais depuis longtemps. Il avait fait une saison magnifique et il était déjà un joueur international. La chose la plus difficile concernant un jeune turc de 20 ans n’est pas de le visionner, mais de prendre le pari et être convaincu qu’il puisse avoir une carrière importante. Il est encore très jeune et ne parle pas parfaitement l’italien, donc il a une grande marge de progression. Ma meilleure recrue ? Dani Alves représente ma philosophie de travail, celui en qui je m’identifie le plus, un joueur qui était méconnu et qui a été critiqué au début, dont on a eu la patience de le laisser s’adapter à un club européen, faire en sorte que son rendement soit élevé et qu’ensuite cela génère une plus-valu importante : c’est le travail parfait. C’était la philosophie de travail à Seville, pour avoir sur la durée un effectif supérieur à nos réels possibilités liées au budget.

Comment je choisis un joueur ? Sur la base d’un mix entre données informatiques et l’œil humain. Le choix final est celui de visionner le joueur, cependant toutes les équipes peuvent obtenir tous les joueurs. Le fait d’anticiper la concurrence est fondamental et en ce sens il est important d’utiliser la big date et l’intelligence artificielle. Il faut d’abord savoir quel type de joueur on a besoin, et ce qu’il faut pour l’entraîneur. La relation entraîneur-directeur sportif est celle de capter ce dont le mister a besoin, cela fait 80% du travail. Le choix de Di Francesco ? Eusebio a suscité l’attention de nombreux observateurs, à Sassuolo il a fait de grandes choses, c’était un entraîneur qui avant de venir à la Roma était déjà dans mes papiers, j’espérais pouvoir travailler avec lui. L’acclimatation à Rome ? Bien, j’ai découvert que je devais aussi changer pour m’adapter à une nouvelle situation, je suis content de l’accueil et la confiance qui m’a été transmise. Si on travaille trop à certains moments ? Oui, surtout pour le temps que cela m’enlève pour deux valeurs très importantes pour moi : amis et famille. C’est la partie négative de notre travail, ne pas avoir le temps nécessaire d’être avec eux. Ce que j’imagine pour la Roma ? L’objectif de la Roma doit être de dire au tifoso qu’il mérite mieux, d’être fier de supporter la Roma et rejoindre le résultat sportif. Plus qu’un titre, nous voulons la stabilité. Le tifoso de la Roma doit comprendre que vaincre n’est pas un produit incroyable, un quelque chose pour lequel la Roma doit lutter quotidiennement ».