Marquinho: « Je n’ai pas hésité une seconde »

Aujourd’hui a eu lieu la présentation officielle face à la presse de Marquinho (n°7). En marge de cet évènement Walter Sabatini a répondu aux questions des journalistes, notamment sur le mercato et le futur de cette équipe :

Sabatini a d’abord placé quelques mots : « Il avait besoin de retrouver une bonne condition athlétique vu que nous l’avons pris lors de la trêve du championnat brésilien. Il travaille pour revenir à sa condition optimale. Il été récemment titulaire avec le Fluminense, et a été le héros avec le club brésilien, en le sauvant avec un but décisif. Il est arrivé à titre de prêt avec option d’achat, nous sommes très confiants pour qu’il puisse nous donner un coup de main. C’est un milieu de terrain polyvalent, qui a quelques caractéristiques que d’autres n’ont pas ici. S’il suffira de si peu de matchs pour le racheter ? Le nombre de match qu’il jouera ne compte pas. Il en suffira même d’un, il sera jugé aussi sur son travail quotidien »

Marquinho prend ensuite la parole :

Ton rôle ?
« J’ai joué comme milieu relayeur, latéral défensif et ailier, je n’aurai pas de problèmes d’adaptation ici à Rome ».

Quelques matchs te suffiront-ils pour être racheté ?
« L’important est de se faire voir et de convaincre la direction et l’entraîneur, qui ensuite devront me confirmer ».

Habituellement les talents brésiliens sont pris à 18-19 ans. Peux-tu donné une explication pour lequel tu as attendu aussi longtemps ?
« Chaque joueur a un chemin à parcourir. Il y a des joueurs qui arrivent ici moins jeunes mais j’arrive ici avec une expérience et maturité plus grande ».

Quand as-tu su qu’il y avait un intérêt de la Roma ?
« Le premier contact s’est produit vers la fin décembre, ensuite ma volonté a été celle de venir ici le plus tôt possible pour trouver un accord avec la direction ».

Que t’a- dit Luis Enrique à peine arrivé ?
« Il m’a expliqué l’organisation de l’équipe et comment il veut m’employer sur le terrain »

Avec la Roma pourras-tu arriver dans la Nationale ?
« C’est un rêve pour tous d’arriver dans la Nationale ».

Combien de temps pour pouvoir jouer ?
« Je pense quelques jours, peut-être contre Parme déjà je pourrais jouer mais le mister doit évidemment décider ».

Que penses-tu de la saison de la Roma ?
« La Rome mériterait d’être plus haut dans le classement, sûrement nous réussirons à remonter ».

Quelle environnement as-tu trouvé à la Roma ? Les brésiliens ont été toujours bien accepté ici.
« Je suis très heureux d’être ici. Je n’attendais rien de mieux, j’ai été très bien reçu. Et je suis sur que dans le futur cela continuera ainsi ».

Luis Enrique t’a-t-il déjà adressé un rôle spécifique ?
« Disons que le mister me demande toujours où je préfère jouer. Il est difficile de le dire maintenant, après quelques entraînements, sûrement après le premier match nous verrons quelle est ma meilleure position ».

Différences entre les méthodologies de Luis Enrique et celles-là auxquelles tu étais habitué au Brésil ?
« Ce sont dans les deux cas des entraînements durs, de haute intensité. Au Brésil on s’entraîne pour courir sur tout le terrain, ici par contre seulement dans une portion du terrain de jeu. Ensuite il y a quelques différences tactique ».

Les brésiliens, comme Juan, t’ont-ils dit quelque chose de spécial sur ce groupe ?
« J’ai rencontré Juan à Rio De Janeiro, mais cela était bien avant les premiers contacts et je ne savais donc pas que je viendrais ici. Je me ferai beaucoup d’amis ici à Rome, pas seulement avec lui ».

Il y a un joueur auquel tu t’inspires, peut-être de la nationale brésilienne ?
« J’ai toujours été fan d’excellents joueurs, tel que Ronaldinho et Zidane. Ils ont représenté pour moi la plus grande source d’inspiration ».

Sabatini au terme de la conférence de presse de Marquinho répond à quelques questions des journalistes

La Roma peut arriver en Champions ?
« La Roma doit ambitionner à représenter quelque chose dans le panorama du football, à introduire et représenter une idée de jeu. Aucune idée révolutionnaire mais une façon différente d’interpréter les rencontres. Pour ceci nous avons pris un entraineur comme Luis Enrique mais nous devons aussi obtenir des résultats rapidement. Peut-être que cela a été une erreur de communication de passer le concept que ceci soit une année de transition et que les résultats négatifs soient pris avec bienveillance. Nous devons savoir supporter les défaites cependant nous savions que pour créer une fondation de grande équipe nous aurions du passer par ce type de parcours. Ce ne sera pas certainement un plan quinquennal, nous voulons arriver rapidement en haut et si nous ne devions pas y réussir c’est qu’il y aura eu des erreurs ».

Si vous croyez en Marquinho pourquoi est-il arrivé seulement à titre de prêt avec option d’achat ?
« Lorsqu’arrive une occasion il faut la prendre. Beaucoup de joueurs forts peuvent rencontre n’importe quel type de problème et cette formule nous facilite ».

Ton contrat de directeur sportif ?
« C’est une chose marginale, beaucoup moins importante que les matchs que nous irons jouer. Je n’ai pas reçu d’offres et la societa m’a déjà donnée sa confiance. Mon contrat expire le 30 juin, pas dans une semaine ou à la fin mars. Je suis un homme très inquiet et je signerais lorsque je serai tranquille et sur d’avoir fait un bon travail, on ne reste pas à Rome par volonté divine »

Combien compte la carte d’identité, la Roma est pauvre au sujet de l’expérience ?
« Je ne crois pas qu’équipe jeune rime avec équipe perdante, autrement nous nous serions trompés  dans nos choix ».

Est-il vrai que les propriétaires ont demandé d’établir un budget pour qu’elle puisse construire une équipe gagnante dès l’an prochain ?
« C’est une question compliquée. Je souhaite que la Roma puisse être compétitive. Les propriétaires sont très présents, même s’ils sont parfois loin. Nous avons fait récemment une réunion pour tracer un plan de renfort mais d’abord nous devons comprendre cette équipe. Difficile de renforcer une équipe s’il n’y avait pas déjà une identité et sur ceci nous sommes très satisfaits. D’abord nous voulons donc nous attester sur une valeur, cette année. Si cette équipe confirme notre projection, notre espoir, l’an prochain nous pourrons devenir beaucoup plus forts ».

Que faut-il à cette Roma pour être compétitive ?
« La Roma a déjà donné des signaux d’être compétitive. Il nous manque la conviction extrême de pouvoir l’être, parfois nous subissons des solutions tactiques auxquelles nous ne réussissons pas à contre-carrer. Si nous l’avions fait  à Sienne nous serions déjà dans une orbite importante. Nous serons à la hauteur parce que je vois la qualité du travail. L’entraîneur propose des choses et les joueurs l’écoutent. Lorsque je suis venu ici la première fois j’ai dit que nous aurions essayé de construire quelque chose et, à six mois de distance, nous sommes assez satisfaits ».

Vucinic, Menez et Borriello ont été cédés à des équipes qui luttent pour le titre national ? Pourquoi ces cessions ?
« Nous avons fait des choix techniques parmi les joueurs fonctionnels ou pas fonctionnels à ce projet. Vucinic, si je dois vous le rappeler, ne voulait pas rester, et a été l’unique choix obligé. Ensuite je prends la responsabilité et ce n’est pas une phrase dans le vent, si les choses devaient mal se passer je n’aurai pas été un bon dirigeant pour cette équipe ».

En juin arriveront des joueurs déjà affirmés ?
« Quelques espoirs deviennent déjà des certitudes. Nous prenons des joueurs dans lesquels nous croyons qu’ils soient forts mais cela ne signifie pas qu’ils soient déjà affirmés. Une équipe ne devient pas tout à coup fort mais elle doit être intérieurement forte ».

Que pense un directeur sportif quand équipe ne réussit pas à trouver des contre-mesures tactiques, comme dans le match de Sienne ?
« Je pense que les contre-mesures des adversaires doivent être contre-carré par nos qualités. Nous ne voulons pas faire un pas en arrière, nous ne voulons pas un technicien alchimiste, nous voulons un entraîneur porteur d’une idée de football. Les gens nous la reconnaissent tous, même vous. Nous devons avoir la force de ne pas nous arrêter ».

Qu’es-ce qui t’a poussé à ne pas renforcer ultérieurement la Roma ?
« Deux raisons : avant tout en janvier il n’y a pas de footballeurs forts, on ne bouge pas de ses équipes, à moins d’être en condition précaire. Ensuite nous avons voulu donner, sur demande de Luis Enrique, un nombre juste de joueurs pour pouvoir travailler quotidiennement ».

Kjaer, José Angel et Bojan ?
« Kjaer semble le joueur à abattre et la tentative est presque réussie. Il est victime d’un syndrome, le Kjaer que j’ai porté à Rome est un autre, après l’épisode du derby il est entré dans un tunnel obscur et montre quelques insécurités, qui l’amène à faire des erreurs immenses. Nous devons le protéger. La chose se fait difficilement, il y a une sorte de conjuration astrale sur lui et ses erreurs se voient de tous, même si tous les footballeurs font des erreurs. José Angel a débuté en allumant beaucoup d’espoirs en nous, il s’est un peu arrêté mais il repartira. Bojan a fait de toute façon un but de plus que Vucinic et quatre de plus que Borriello. Je ne le rejetterais pas aujourd’hui, c’est un joueur qui a vaut quelque chose. Il a trouvé moins d’espace que ce qu’il s’attendait. Il a payé aussi la bonne période de Borini. Nous avons encore plusieurs mois de championnat ».

L’objectif de cette année ?
« Luis Enrique te répondrait « le match contre Parme ». Aujourd’hui je vous dis que cette équipe pourrait combattre pour aller en Champions League. S’il ce n’est pas le cas nous lutterons pour la quatrième ou cinquième place. Il doit y avoir toujours un objectif ».

Le marché brésilien est ouvert jusqu’en avril, il y aura d’autres cessions ?
« Si on devait nous en demander, notamment pour des footballeurs brésiliens, nous l’évaluerons ».

L’éventuelle entrée en Europe conditionnera les choix ou sait-on déjà le budget que tu auras à ta disposition ?
« Il est évident que l’entrée en Champions donnerait de l’air à nos caisses, un prestige au club, mais le propriétaire n’a jamais mis de baton dans les roues et en effet nous avons fait de grandes choses l’été passé. Avec Fenucci et Baldini nous travaillons pour proposer les meilleures solutions au club, nous ne ferons certainement pas le mercato du City ».

Seras-tu le directeur sportif de la Roma avec certitude l’an prochain ?
« Je répète je n’ai pas eu d’autres offres et je ne les écouterais pas, mais c’est à moi de vouloir être sûr de moi même et de mon travail, je veux être légitimé à rester le ds de la Roma. Honnêtement je ne pourrais pas trouver une meilleure place ailleurs mais je veux mériter de rester ici. Il y a quelques années j’aurai défini cela comme un rêve de travailler ici ».

De combien de joueurs la Roma aura besoin ?
« Nous voulons garder un nombre de joueurs assez bas. Il serait facile de dire que l’on veut prendre un joueur par ligne mais aujourd’hui nous ne le savons pas encore. Ils devront être forts. L’an prochain devra être un accomplissement de ce que nous avons entamé cette année ».

Si la saison devait finir ainsi, cela serait-ce une catastrophe ?
« Non, Je ne serais pas très déçu même si la saison devait se finir là. Si peut-être on arrivait sixièmes après avoir lutté pour la troisième place jusqu’au bout cela irait, maintenant si on termine en lâchant cela serait une autre chose ».

Te sens-tu légitimé ? T’a-t-on proposé un contrat de 3 ans ?
« Je regarde ma vie avec une échéance la plus courte possible, au contraire de la Roma (rire, ndr). Je ne me sens pas en malaise, je ne crois pas avoir commis de faute particulière. Je voudrais trouver une tranquillité intérieure, je suis toujours agité, nerveux. C’est un privilège pour moi d’arriver ici, je veux comprendre jusqu’au bout où peut arriver cette équipe ».