Luis Enrique: « Nego et la Primavera, soyez patients ! »

Luis Enrique s’est présenté ce matin en conférence de presse, à la veille du déplacement à Novara. Un match qui sonne déjà comme quasiment le match de la dernière chance pour un groupe affaibli par les derniers résultats.

Terrain synthétique, les difficultés ?
« C’est une nouvelle surface mais il y a un certain pourcentage d’herbe naturelle. Ca ne devrait pas être un problème, toutes les équipes qui joueront là-bas joueront sur synthétique. Cela ne doit pas devenir une excuse. Novara joue au football, fait son travail, on verra ce que ça donne ».

Quel type de semaine avez-vous vécu ?
« Je vois dans mon équipe la volonté de rectifier le tir. Après une défaite, il y a toujours des moments difficiles. Ils sont habitués, ils l’ont déjà vécu. Quand il faut faire encore plus, nous devons être plus concentré, nous devons donné plus en tant qu’équipe. C’était une semaine de travaille intéressante ».

Comment vous sentez-vous, vous sentez le projet plus fragile ?
« Comme la semaine dernière et celle d’avant. Après Novara je ne sais pas ce qui se passera et je ne m’en préoccupe pas. Je ne veux pas commencer à penser à tout ça, je pense seulement à Novara ».

Il manque peut-être l’expérience de Totti ?
« Il ne manque pas l’expérience. Si on avait gagné les matchs personne parlerait d’expérience. Quand on perd il est facile de dire qu’il manque ceci ou cela mais je ne résonne pas ainsi. Je ne parle pas des absents. Quand il reviendra dans le groupe, ce la sera très bon pour lui car j’aime avoir tout le monde à disposition ».

Qu’est-ce qui manque à la Roma ?
« Ce qui me donne confiance c’est de voir comment se débrouille l’équipe sur le terrain. Nous devons mieux contrôler les deux surfaces de réparation, il manque beaucoup de choses, c’est normal, mais ce que je vois sur le terrain me rend confiant. Je commence à voir des actions et mouvements qui me plaisent. Les derniers résultats ne me plaisent pas. »

La personnalité de l’équipe ?
« Oui et non. Nous faisons tous des erreurs. Nous essayons des choses dans la semaine puis nous devons voir si nous pouvons les appliquer sur le terrain. Si on ne les applique pas, il faut voir pourquoi. »

Pourquoi Nego n’est pas encore en équipe première ?
« Tu sais combien de joueur on a ? 26 plus les gardiens. Beaucoup de joueurs de la Primavera me plaisent vous le savez mais je ne peux pas m’entraîner avec un groupe trop grand. Nego joue avec la Primavera pour améliorer sa condition physique. Quand il sera prêt à faire le saut en équipe première il le fera. »

Dans deux mois le mercato. Quel poste veux-tu renforcer ?
“C’est d’ordre privée. Je ne parle pas d’une réunion, quand on parle de football on en parle beaucoup, j’aime parler avec Walter Sabatini de foot, mais pas en public. Avant de faire entrer des joueurs dans l’équipe il faudra en sortir”.

Après Roma-Milan les mêmes questions se posent sur les joueurs espagnols…
“Ils sont pas espagnols, ils sont de la Roma. Nous travaillons pour ça”.

Tu es l’unique entraîneur étrangers…
“Il y a aussi Mihajlovic”.

Est-ce que vous ressentez un rejet du football italien, comme si vous étiez un corps étrangers, un martien ?
“Je suis laid, mais un martien non. Non, moi je fais des compliments à tous les entraîneurs adverses, ils sont bons comme entraîneur et personne, après les matchs j’ai parlé avec beaucoup. C’est le contraire de ce à quoi je m’attendais, s’ils venaient en espagne ils auraient le même traitement. Nous sommes tous entraîneur, chacun avec sa pensée. Je fais mes compliments à tous les entraîneurs que j’ai rencontré”.

Ceci est pour les entraîneurs. Pour le reste ?
“Ce n’est pas une idée nouvelle, je ne suis pas un martien qui est arrivé à bord d’un vaisseau. Je vois Novara qui commence le jeu sur le côté gauche puis fait une combinaison, je vois beaucoup d’équipe qui proposent du football. Ce n’est pas exactement comme je le vois moi, mais c’est leur façon. Je ne demande pas à mes joueurs de faire des choses extrémement différentes, deux trois changements par rapport à ce qu’ils sont l’habitude, mais rien d’incroyable. Si c’était ainsi je ne verrai pas mon équipe grandir, mais ce qui arrive sur le terrain reste à voir”.

Vous avez écouté les paroles de Fiorello ? Comment prends-tu le mot “scucchietta” ?
“Nous asturiens sommes laids mais bons, cela plaît à ma femme. Si on s’y met tous… Ils m’ont dit que Fiorello est un bon comique, je ne l’ai pas vu mais je lui fais mes compliments. Ca ne me dérange pas, j’espère que mes enfants ne le verront pas, ça serait le bordel à la maison.. (rire, ndr)”.

Les mots de Zeman ?
“On me les a dits, je ne les ai pas lus. Ils m’ont dit qu’il parle toujours mal de moi, mais je le respecte. J’ai de l’admiration pour ce qu’il a fait en tant qu’entraîneur mais je ne suis pas d’accord avec lui. C’est ce qu’il pense, j’essaie de respecter”.

Plus important le résultat cette fois ?
“C’est toujours le plus important, mais c’est une situation particulière. L’équipe arrive sans confiance, ce qui est important. Novara a battu l’Inter, c’est une équipe qui a domicile peut nous mettre en difficulté et nous devons essayer capable de resoudre ce problème”.

Le synthétique peut influer sur la formation ?
“Je mettrai sur le terrain ceux qui je pense, feront le mieux”.

Quel est votre objectif de fin de saison ?
“Je sais pas, je pourrais pas te le dire. Aucune idée. L’objectif prioritaire est de gagner à Novara, le reste ne me préocuppe pas car je ne sais pas ce qui va se passer”.

Cette équipe peut finir dans les 6 premiers ?
“Sur le Scudetto il y a deux semaine je vous avez dit qu’on était pas prêts. Spalletti a fait le record d’onze victoire d’affilées, je ne sais pas si ça arrivera à nouveau. Il manque énormement. Je n’ai pas vu mon équipe inférieur aux autres, dans tous les matchs. Si nous continuons à faire des erreurs, il est claire que nous serons loin de la tête, mais si on est plus concentrés et méchants, on peut espérer commencer à gagner”.

Beaucoup de changement après Genoa, d’après vous la meilleure équipe de la Roma. Pourquoi ?
“Pourquoi pas ? Nous jouions tous les 3 jours, ce qui fait 3 matchs dans la semaine. On est pas habitués à cette situation. La rotation est particulière, si tu gagnes pas c’est un désastre, si tu gagnes un bon coup. Je fais tout pour avoir des résultats, je me léve pas le matin en me disant « tiens toi tu joues ». Je pense faire mon mieux pour l’équipe. Si nous gagnons comme je l’ai fait mes 3 précédentes années, je suis un crack, l’équipe est une unité entière. Mourinho est un phénomène qui cette année pratique la rotation, l’an dernier il ne le faisait pas. Tout ce que je fais c’est pour le meilleur de l’équipe, je comprends que c’est facilement critiquable. C’est une vérité absolue”.

La défense semble distraite, où est le problème ?
“Ce n’est pas la ligne défensive, nos problème sont sur coup de pied arrété, il n’y a pas seulement les 4 défenseurs. C’est un manque de concentration de tous, tu dois surveiller ton joueur et le reste. C’est une situation générale. Je ne regarde pas que les 4 défenseurs mais toute l’équipe”.

Tu fais des entraînements spécifiques sur coup de pied arrétés?
“Oui mais la possibilité de prendre un but existe toujours”.

Sacchi dit qu’il faut éloigner les influences extérieurs. Qu’en penses-tu ?
“Je ne dois pas parler de Sacchi. C’est un très grand entraîneur, j’ai eu la possibilité de lui parler pendant le ritiro et il m’a fait des compliments. S’il continue à parler en bien ou en mal de moi il restera aussi bon,ce n’est pas un problème pour moi. Ca ne change pas ma façon de penser. Je suis sûr qu’on peut gagner comme ça. J’en suis certain”.

Bon rendement de vos équipes de novembre à décembre. C’est tactique ou athlétique ?
“La préparation athlétique est dans la tête des joueurs, ils s’y entraînent tous les jours. Mais il faut rester frais dans la tête, les statistique compte peu, ce qui compte c’est le championnat. Je reste confiant, succeda il arrive ce qu’il arrive. Je vois encore des améliorations, le résultat n’est pas là à cause d’erreurs et de déconcentration. Je le vois à chaque entraînement”.

Des joueurs bléssés, lesquels sont récupérables demain ?
“Rosi oui, Totti non. Reviennent Rosi, Cicinho, Greco qui est avec nous depuis deux semaines et ils sont les bienvenus car plus on est mieux c’est, j’ai un choix plus juste”.

La Roma chercher le résultat par possession de balle, occupation du terrain et tirs cadrés. Où est le problème ?
“Nous avons les statistiques d’une équipe de tête. L’Udinese est la seule équipe qui ne fait pas de domination de terrain. Nous devons nous améliorer sur la méchanceté et la concentration, pour le reste nous somme proche d’une équipe de haut de classement. Les équipes qui font de l’occupation de terrain sont les meilleurs, nous devons nous améliorer pour garder la concentration. On prend des buts à cause de ça”.

La Roma travaille pour l’année prochaine ?
“Non. Je travaille pour gagner à Novara. Mon travail est celui-ci. Je ne peux pas penser à juin car je ne sais pas si j’y serai. La società a un discours qui me plaît, mais je pense juste à gagner les matchs les uns après les autres, pas à janvier car je ne sais pas ce qui va se passer et ça me fait oublier les choses importantes comme améliorer l’équipe. Après la conférence il reste l’entraînement et demain le match que nous voulons gagner. Nous jouons pour gagner, pas pour divertir”.

Il y a une volonté d’imprimer un language nouveau pour le proche futur ?
“Je crois qu’il est important de savoir vers où nous allons, mais quand tu es en compétition tu dois te concentrer sur ce qui arrive pendant la semaine”.