Luis Enrique: « Les joueurs doivent savoir ce que veux dire honorer ce maillot »

Dans une situation délicate, Luis Enrique s’est présenté devant les journalistes, à la veille de la réception du Napoli.

es commentaires sur le fait que Guardiola s’en aille ?
« Non »

Pourquoi n’y a-t-il pas d’amélioration depuis le match aller contre le Napoli ?
« ¨Parce qu’il manque la régularité sans doute »

Vous ne vous êtes jamais voulu d’être venu à Rome ?
« Absolument pas. C’est une équipe très importante, une società incroyable, une grande tifoseria. Je pense que l’on peut s’en sortir, il faut gagner le prochain match et se fixer un objectif. Nous sommes 7ème et nous le méritons. Ca ne sera pas facile, à cause de cette ambiance que l’on a crée ».

Tu avais dit que tu aurais voulu parler avec le coeur après la Fiorentina, tu veux le faire maintenant ?
« Non, je remercie les journalistes pour cette question. J’aurais dit tout ce que je pense et ça n’aurait rien amélioré, c’était aussi le fruit de la tension ».

Faire les cornes ? Vous êtes superstitieux ?
« Non, c’était un autre geste, au moins je m’étais accordé ce geste. Ca me déçoit que ça soit rapporté ainsi ».

Qu’est-ce qui doit changer pour changer votre futur à la fin de la saison ?
« C’est le moment d’être proche des garçons, puis de la società, à la fin de la saison, nous parlerons et chercherons des solutions ».

Aujourd’hui il y a des banderoles non favorables à vous et l’équipe. Quelque chose s’est cassé avec cette ambiance ?
« Une banderole peut être l’oeuvre d’une personne, ou cent, mais c’est inutile d’en parler. La tifoseria était au dessus de nous cette année. Nous ne lacherons rien jusqu’à la dernière journée, en faisant ce que je pense être juste ».

Conte a dit que Borriello n’est pas arrivé dans de bonnes conditions physiques. Votre équipe aussi a des problèmes à ce sujet ?
« Mes joueurs ont une bonne condition. Je suis content de leur comportement en préparation physique ».

Vous avez un coach mental. Comment l’équipe peut apparaître aussi lasse ?
« On dirait un manque de volonté, mais ce n’est pas ça. Il y a des défauts dans cet effectif, mais au début du match je vois toujours de la volonté et de la grinta, mais sur le dernier match on aurait dit le résumé de la saison, nous n’avons pas réussi à retourner le score. Le Coach mental n’est pas pour l’équipe, mais pour le staff ».

Demain il n’y aura pas Lamela, Osvaldo et De Rossi. Quel match ça sera ? Il y aura Stekelenburg ?
« Il ne jouera peut-être pas, il a un problème à l’épaule. C’est un match difficile, mais il peut nous rapprocher de l’Europe, je parlerai avec les garçons, d’ici la fin de saison il y a beaucoup à faire, nous devons nous relever ».

En cas de grands investissements, vous pourriez décider de rester ?
« Pour l’instant je pense à demain, quand le championnat sera fini nous déciderons ».

Une satisfaction, les progrès de Kjaer ?
« Oui, après deux saison à Palermo il en a eu une plus mauvaise en Allemagne, mais cette année je suis content de lui, malgré le fait qu’il a été critiqué, mais il a 22 ans et il deviendra un grand joueur, en jouant sous une grande pression. Parfois il a commis des erreurs c’est vrai, mais il essaie toujours de se relever et de lutter ».

Qu’avez-vous ressenti quand les journalistes espagnols vous ont indiqué comme successeur de Guardiola ?
« Rien ».

L’état de confusion de l’équipe provient d’où ? Vous êtes confus ?
« Non pas du tout. Je continue à vouloir mon football, on voit une équipe confuse, mais ce n’est pas facile de jouer dans ces conditions. La confusion arrive quand tu cherches à donner 100%. Quand il y a confusion dans une équipe, l’entraîneur est le coupable ».

Tu prépares l’équipe à la possible protestation au début du match ?
« Les tifosi doivent montrer leur mécontentement et le feront en début de match. Mais durant le match à part quelques sifflets pour quelques joueurs, les tifosi soutiendront l’équipe. Je m’attends contre Napoli à quelque chose de plus proche à ce que veulent les tifosi. Les tifosi veulent que le maillot soit honoré et nous le ferons, les joueurs doivent savoir ce que représente ce maillot ».

L’équipe est mal chanceuse. 14 défaites en championnat, vous vous sentez malchanceux?
« La chance se provoque. Ce n’était pas une saison chanceuse pour la Roma. Il y en a qui me disent de continuer, mais je ne me suis pas mis à pleurer, je pense que nous avons ce que nous méritons ».

Vous prenez les responsabilités, la società aussi. Cela crée une ambiance interne qui ne risque pas de déresponsabiliser l’équipe ?
« Je prends toujours mes responsabilités, mais les joueurs doivent s’améliorer et honorer le maillot ».