Luis Enrique: « Je continue de garder mes idées, nous pouvons gagner »

A la veille du déplacement face à l’Inter, à 20h45, Luis Enrique s’est présenté à la traditionnelle conférence de presse.

Comment vois-tu l’Inter ?
« Nous avons déjà assez de problème pour s’occuper de ceux de l’adversaire.Ils n’ont pas bien démarré la saison mais je reste concentré sur mes joueurs. L’Inter est une équipe de haut niveau : elle a gagné la Champions, possède d’excellents joueurs et cela sera un bon test pour voir s’il on a grandi ».

Cela te surprend les nouveaux noms entendu pour le banc des nerazzurri ?
« En Espagne cela se passe de la même façon, c’est pareil. Dans le foot il n’y a pas de patience, ce sont les résultats qui commandent, s’ils ne sont pas là, la confiance est brisée. Mais Gasperini est un grand entraîneur, sa carrière le montre ».

Qu’est-ce qu’il manque à la Roma pour faire un résultat à San Siro ?
« Mettre un but de plus que l’adversaire sera déjà bien suffisant. J’espère que nous réussirons à le faire dès le prochain match ».

Quelles sont tes méthodes d’entraînement ?
« J’ai besoin de voir l’envie et la faim de vaincre à l’entraînement, ou à la télé, et je comprends qu’ils sont prêts. Je mets toujours le 11 qui s’en est le mieux tiré sur le dernier match, c’est ma philosophie, très simple. C’est mon intention, mettre le meilleur 11 ».

Qu’es-ce qui fait que vous êtes encore amoureux du foot ?
« Des années auparavant j’étais joueur, maintenant je suis entraîneur, c’est une passion. Je suis là pour créer quelque chose qui peut être très beau, chaque jour qui passe je sens que je m’améliore et je suis amoureux du foot et de mon travail. Je préférais être joueur, maintenant il m’est impossible de marquer et courir sous la curva ».

Quels joueurs ont progressé sur le plan physique ? L’inter ne jouera pas acculer derrière : cela vous aidera à vous exprimer ?
« On ne sait pas encore comment jouera l’Inter : avec 3 ou 4 défenseurs. Nous ne connaissons pas la formation de Gasperini, mais je suis sûr que ça sera un 11 difficile pour nous et nous ne savons pas si nous jouerons notre meilleur football contre eux. Ce que je sais c’est que le groupe s’améliore entraînement après entraînement : ils améliorent les automatismes et se créent plus d’occasion de but. Je suis optimiste car je vois une grande confiance dans les situations de jeu que nous voulons créer ».

On parle de siège éjectable pour Gasperini, mais ta situation est solide : tu es heureux de la confiance de la società ?
« Je crois que c’est très important quand on veut imposer un projet que la personne choisie soit soutenue. La semaine dernière j’ai remercié les dirigeants pour la confiance montrée. Je me sens totalement soutenu, Même si je sais que ça dépend des résultats. Nous avons une relation franche et saine, s’ils s’aperçoivent que je ne suis pas la bonne personne, ils viendront me le dire et on règlera tout rapidement et sans problème, je n’ai pas l’intention de m’aggriper au banc. Je suis là avec passion pour transmettre mes idées. Pour moi leur confiance est importante et je crois que les joueurs le ressentent. Cette ville est magnifique et je suis très content de pouvoir vivre cette expérience, d’apprendre du foot italien, d’apprendre une nouvelle langue et culture, et je voudrais rester ici pour au moins mes deux ans de contrat, mais ça dépendra des résultats ».

Vous avez dit que vos choix seront basés sur la « faim de vaincre ». Ces derniers jours vous l’avez plutôt vu chez Borini et Borriello ? Ils seraient prêt à jouer demain ?
« Ils peuvent l’être comme tous les autres. Borini a joué 10 minutes contre Cagliari et son premier ballon a fini au fond meme si hors-jeu. Marco Borriello a très bien joué, mais aussi Bojan et Osvaldo ont livré une partie de grande intensité. Je suis content d’avoir tant de joueurs en attaque et pour moi la concurrence est vitale. Après l’entraînement les 4 peuvent jouer ils ont tous fait une très belle semaine. Cependant je te dirai pas qui jouera : moi je ne sais pas si ça sera Milito ou Forlan et je ne veux pas dévoiler mon équipe. La seconde est sur Totti ? Tu comprendras que je sais qui me pose la question (Rire) ».

Totti jouera ?
« Ca je le dis d’abord aux joueurs, par respect ».

Tu serais disposé à changer de module si besoin est ?
« Ca pourrait arriver, si des variantes pouvant nous apporter des résultats apparaissent. Je ne veux pas jouer avec un seul module, je veux juste un jeu offensif et arrivé à des résultats avec du jeu.J’insiste sur un module offensif, mais si je vois qu’un ailier gauche peut jouer ailleurs il n’y aura pas de problème. Il faut toujours adapté le module aux qualités des joueurs, mais au jour d’aujourd’hui je continue de faire confiance à mon système et je crois que j’obtiendrai des résultats ».

Pour toi ça fait beaucoup de différence comment et avec qui jouera l’Inter ? Tu feras tes choix dessus ?
« Je choisis toujours le 11 que je pense le meilleur pour l’adversaire. Ca compte si l’adversaire joue à 3 ou 4 derrière,parce que cela change les mouvements, le pressing. Je ne choisi pas sur les choix de mon rival, mais en fonction je dois donner des indications plus précises : cela change si le défenseur est lent ou rapide, ou si l’attaquant est un buteur ».

Ivan De La Pena devant être ton premier point d’appui : il te manque quelque chose sans lui?
« Absolument pas, j’ai le staff que je voulais. La situation de De La Pena est personnelle et particulière, qu’il n’a pas rendu publique, je ne le ferai pas moi. L’aventure à la Roma est passionant et je travaille avec toutes les personnes que je voulais. Je ne commente pas le choix d’Ivan ».

Contre Cagliari il y a eu une bonne possession de balle mais peu de tirs. La semaine de travail a été axé là-dessus ? Contre l’Inter sera-t-il difficile d’avoir la possession de balle, ou bien faudra-t-il peut-être tirer de loin ?
« (Luis Enrique prend les statistiques du match contre Cagliari) Avec 9 tirs cadrés nous avons été la troisième équipe du championnat lors de la première journée. Dans mon modèle de jeu tout passe à travers la possession de balle et tirer au but le plus souvent possible, en ayant la possession du match. Je crois dans ce modèle, c’est pour cela qu’ils m’ont choisi et je ne changerai pas d’idée après 3-4 matchs ».

Penses-tu que Taddei soient prêts à jouer comme latéral ?
« C’est une possibilité, comme le sont Rosi et Cassetti… Ou même Francesco (il rit) non tranquilles je ne veux pas plaisanter, nous verrons demain qui joue et je suis sûr que quelqu’un se plaindra pour qui j’ai fait jouer. Par exemple pour Cassetti au début on me reprochait de le faire jouer, et maintenant de ne pas le faire jouer ».

Est-ce le bon match pour débloquer la Roma au niveau mental ?
« Nous espérons. C’est un match difficile pour les deux équipes, vu que nous n’avons pas bien commencé. L’équipe qui gagnera aura un surplus de confiance. Je pense et j’espère que mon équipe fera un grand travail, même s’il est difficile : j’ai regardé les statistiques et la Roma à Milan a perdu 6 des 10 derniers matchs contre l’Inter et 3 nuls. Cependant moi et l’équipe allons là-bas avec la confiance de faire un bon match, qui peut finir avec une victoire ».

Es-tu vraiment convaincu que Totti marquera beaucoup de buts ? On dit que tu lui aurais dit ‘avec moi tu marquera 20-30 buts…
« Mais qui a dit ceci ? Je ne rapporte pas aux journalistes ce que je dis aux footballeurs, j’ai parlé avec Francesco, avec Daniele et avec Lobont, mais cela reste entre moi et eux. J’attends que tous mes joueurs fassent très bien et je m’attends à ce que Francesco marquent beaucoup de buts, mais je ne me rappelle pas d’avoir dit une chose semblable ».

Mais penses-tu que Francesco pourra marquer dans la position dans laquelle il joue dans ce module ?
« Je crois que c’est une excellente place pour Francesco, qui pourra arriver à faire beaucoup de buts. Il est le footballeur en activité avec le plus de buts. Mais il peut autant marquer que faire la dernière passe. Je crois que c’est une excellente position pour lui, pour marquer ».

Il y a eu ce dîner entre les joueurs. Cela te fait plaisir ? Une acclimatation accélérer pour les nouveaux, et mieux s’intégrer ?
« Pour moi cela a été parfait : les joueurs ont organisé cela entre eux et ont pu parler. Plus ils seront unis, et plus le feeling sera meilleur. Le football est un sport d’équipe. Je crois que c’est Francesco qui a tout organisé, il a été fantastique, un vrai capitaine. Je crois que c’est la bonne manière pour aller en avant tous ensemble ».

Les principaux doutes naissent autour du trident offensif, où il y a peut-être trop de vraies pointes. Le module prévoit-il trois pointes centrales ?
« Trois attaquants minimums, dans quelques matchs nous pourrons en voir même un de plus. Cela me plait de jouer l’attaque et pour ceci il faut des joueurs offensifs, qui marquent. Je dis toujours aux attaquants qu’ils ont de la chance d’avoir un entraîneur comme moi qu’il veut les utiliser parce qu’ils ont plus de possibilité de jouer. Il nous manque encore quelques automatismes, mais évidemment il est mieux d’avoir un entraîneur que utilise trois attaquants, plutôt que un ou deux. Nous nous sommes déjà créé différentes occasions et pour l’instant nous ne les avons pas transformés. Un attaquant se sent préoccupé lorsqu’il n’arrive pas à avoir la balle dans la surface, lorsque l’on ne se crée pas d’occasions, mais cela n’est pas notre cas ».

On dit que Pizarro est un problème, vu sa façon de gérer le ballon. Est-il réellement ainsi, ou bien il peut coexister avec Pjanic et De Rossi ?
« Il a eu une grave blessure et est revenu dans le groupe la semaine passée. Il a bien travaillé, il a montré qu’il savait s’adapter et je suis tres content de l’avoir, il s’adapte parfaitement au rôle de milieu de terrain que je pense et avec lui je peux utiliser plusieurs combinaisons. Pizarro peut jouer dans 2-3 positions et il s’adapte parfaitement à la philosophie que nous portons en avant. Il peut donc coexister avec les noms cités ».

L’Inter n’arrive pas un peu trop tôt ? Toute cette pression peut être un piège ?
« Le calendrier est comme ça, je n’ai pas de préférences parce qu’on ne sait jamais comment se passent les matchs : peut-être qu’en commençant à la maison, tu penses gagner et ensuite tu perds. Je ne crois pas que la situation avantage une des deux équipes. Je pense que cela sera du 50-50 ».

Dans combien de temps Lamela sera à disposition ? Gago et De Rossi peuvent jouer ensemble dès le début ?
« Le cas d’Erik est un cas un peu différent. Il a été blessé un moment et est revenu avec le groupe depuis peu. L’entraînement est la meilleure façon de voir comment est-il. Physiquement il a encore fait peu, lorsque je le verrai jouer avec la bonne intensité il pourra aider. Oui, Gago et Daniele peuvent jouer ensemble. De Rossi en Nationale a joué comme relayeur un peu plus en avant, et même Gago l’a fait avec l’Argentine ».

Qui fera l’intermédiaire et qui le réalisateur bas ?
(Luis Enrique ne répond pas et plaisante en invoquant le nom du mister nerarruzzo Gasperini)