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Luis Enrique: « Il faut avant tout un groupe uni »

Suite à la présentation devant la presse de Cicinho hier, c’est aujourd’hui Luis Enrique qui a pris à son tour la parole. Il revient notamment sur ses premières impressions, et ce qu’il attend de ce groupe.

Qu’es-ce qui t’a le plus frappé dans ces premiers jours ?
« Différentes choses, tous les gens qui suivent l’équipe, la grandeur du club qui permet d’y travailler au mieux, le travail des garçons, les infrastructures ».

Que peux-tu dire de Bojan en attaque et Heinze en défense ?
« Tant que le contrat n’est pas signé et qu’ils ne nous ont pas rejoint à Brunico, je ne parle pas de ces joueurs. Seul Sabatini parle du mercato. Après les visites médicales ce sera le club qui nous dira s’ils sont à disposition. Nous travaillons pour amener des joueurs qui puissent apporter quelque chose de différent par rapport aux joueurs que nous avons. Nous espérons que l’achat soit confirmé, dans le football tout peut arriver ».

Concernant la polémique Baldini-Totti ?
« Je suis sûr que Totti que Baldini veuillent le meilleur pour le club, je ne veux pas entrer encore dans ces questions. Des joueurs comme Totti, De Rossi et Perrotta sont toujours un exemple pour les jeunes et nous attendons toujours plus d’eux ».

Dans quoi dois-tu intervenir le plus ?
« Je ne suis pas préoccupé. Les joueurs travaillent de manière différente par rapport au passé, cela fait seulement une semaine que nous sommes ici et presque chaque jour nous faisons une double séance d’entraînement. Nous avons seulement besoin de patience et de tranquillité ».

Est-il vrai que tu fais voir quelques images du Barca ?
« J’ai dit lors de la première conférence de presse que le modèle Barça est différent, c’est un modèle unique, c’est dans leur ADN, nous devrons appliquer le module de jeu qui s’adapte parfaitement à nos caractéristiques et tant que le mercato ne sera pas terminé nous ne pouvons pas tirer de bilans. Il y a beaucoup de méthodes de travail, il est fondamental pour nous que les joueurs soient heureux, la tête est fondamentale ».

Vucinic ? Est-il lointain de ce projet ?
« Non, Mirko ne s’est pas entraîné pour un problème au genou ces deux derniers jours ; nous cherchons tous à travailler de façon uni, comme un groupe et ceci vaut toujours que ce soit en match ou à l’entrainement ».

Es-tu préoccupé par les questions sociales ?
« Non, je ne suis absolument pas préoccupé, cela normal lorsque on perfectionne un passage de propriété de ce calibre, aucun de nous est préoccupé, au contraire nous sommes très concentrés ».

Josè Angel ?
« Il a 21 ans mais il a déjà beaucoup d’expérience, il a déjà un bon niveau et nous pensons qu’il peut nous faire améliorer, même si toutefois il devra encore apprendre vue son jeune âge ».

Quel est le poids des attentes du club ?
« Cela est normal, cela fait partie des tifosi ; je sens ce soutien très fort, je les sentais déjà en tant que footballeur et maintenant je les sens comme entraîneur. J’aime ce type de pression parce que cela peut être encore plus stimulant pour nous ».

Où places-tu la Roma ? En favori ou outsider ?
« Nous devons attendre la fin du mercato pour savoir ce que sera l’effectif complet ; nous lutterons pour gagner tous les matchs, je veux construire une équipe qui ait une union sacrée et qui laisse derrière soit les problèmes de l’an passé. le groupe doit être en cohésion pour affronter des instants difficiles parce que, comme il est normal qu’il soit, il y en aura. Je recherche le soutien des tifosi parce que nous descendrons sur le terrain à 80 mille et pas à 11. Cette pression est merveilleuse, c’est une pression bénie ».

L’an passé Ranieri dit qu’il n’y avait pas assez d’enthousiasme.
« Ranieri est un grand entraîneur, mais je ne m’exprime pas sur le passé. Nous devons convaincre les joueurs de la beauté de ce projet. J’ai des sensations positives, mais les résultats parleront, cependant j’ai de bonnes impressions ».

Dans ton football il y a une référence à Arrigo Sacchi ?
« Je crois que tous les entraîneurs poursuivent l’objectif de vaincre, nous avons notre méthode et nos modèles notamment sur la base des garçons que nous avons à disposition ; notre but est d’aider et faciliter les joueurs en ce sens. Je ne pense pas que notre façon de jouer soit semblable à celle de Sacchi, aussi parce que nous sommes encore qu’aux premiers pas, pendant que le Milan de Sacchi était une équipe stratosphérique ».

Que penses-tu du football italien ?
« Nous sommes arrivés pour effectuer le travail selon notre croyance du football. Nous avons le plus grand respect pour le football italien, il y aura des situations qui nous surprendront même de façon positive. Beaucoup d’idées existent dans le football et elles sont toutes valides ».

Totti et Borriello peuvent jouer ensemble ?
« Des joueurs de ce profil doivent coexister, mais il faut aussi des joueurs qui défendent et attaquent ensemble ».

En Espagne comment cela se passait-il avec les medias ?
« En tant que joueur je ne lisais pas beaucoup ; les journalistes italiens et espagnols sont de toute façon assez similaires, ils sont des passionnels. D’habitude je lis autre chose pour ne pas penser au sport. Les journalistes ne font qu’interprêter, alors que moi je vois le terrain tous les jours je peux donc dire ce qui est vrai et faux ».

Menez plus reculé comme Iniesta est une idée ?
« Oui, c’est ce type de joueur qui peut faire la pointe, mais peut aussi jouer en milieu relayeur ou ailier ».

Il y a l’union avec le groupe pour Vucinic et Menez ?
« Nous sommes qu’aux premiers pas d’une nouvelle étape ; les joueurs doivent oublier le passé et juger le présent. L’arrivée du nouvel entraîneur et le changement de direction doit être une occasion à cueillir pour créer une nouvelle ambiance, l’objectif de tous est de porter la Roma le plus en haut possible. Je recherche avant tout l’union du groupe ; si je devais m’apercevoir que quelqu’un n’est pas dans cet état d’esprit, je serais le premier à en prendre acte et je l’exclurais du groupe »