Luis Enrique: « Difficile de continuer sans l’accord des tifosi »

Luis Enrique a répondu aux questions des journalistes, lors de la conférence de presse à la veille du dernier match à l’Olimpico face à Catane.

L’éventuelle qualification en League Europa peut influencer votre futur ?
« Nous cherchons depuis longtemps cette qualification et c’est le plus important. Ca ne sera pas facile, chaque fois qu’on a pu s’approcher on a manqué. C’est la seule chose qui m’interesse ».

Vous avez dit qu’en étant asturien vous ne fuirez pas alors que Sabatini a laissé entendre que vous pourriez partir.
« Désolé, mais ce n’est pas la conférence de presse que je veux faire. Aujourd’hui on parle de Catania, pas de mon futur. Mon futur n’interesse personne à présent. Je pense seulement aux deux prochains matchs et à la possibilité d’aller en Europa League ».

En considérant ce qui arrive dans notre football, dernierement à Florence, tu te trouves vraiment bien dans le football italien ?
« Les deux équipes de tête sont celles qui jouent le mieux, qui ont le plus la balle. C’est sûr que le foot italien est un peu différent. Après rien de fondamental. Vous n’êtes pas fourbes ou méchants, vous êtes comme les espagnols, anglais, allemands, tous. Par rapport à l’episode Delio Rossi, ca me désole pour les deux, joueur et entraîneur. C’était quelque chose de moche mais je ne peux pas les juger sur ça ».

Le fait que la majorité soit avec celui qui a levé les mains (Delio Rossi) n’est pas étrange ?
« Peut-être un peu oui. Quand je suis arrivé, la première chose qu’on m’a dit c’est « Fais-les courir » et « bougez-vous le cul ». Puis je n’avais pas encore touché Totti ou De Rossi que sont arrivées en nombre les critiques. Mais qui voit les joueurs à l’entraînement et connaît leur capacité ? Je me trompe ? Peut-être, mais je suis celui qui décide. Si cela arrive à Curci ça n’entraîne rien mais avec Totti c’est le chaos. Cependant j’ai aussi vu les tifosi faire des magnifiques tifos après des grosses défaites. Ils sont infatiguables, une foi incroyable. Je n’imagine même pas ce que ça aurait été en gagnant 4 matchs sur 5. Malheureusement ça n’est pas arrivé cette année, mais les tifosi sont incroyables ».

La confrontation contre Montella comment tu la sens ?
« Je ne sens aucune confrontation, il a fait de bonnes choses comme joueur ici, maintenant il est bon comme entraîneur. Je l’ai connu à Coverciano, il est très préparé, je lui souhaite un grand futur »

Qu’attendiez-vous de cette saison en italie ? Plus compliquée ?
« Non, sûrement pas plus que ça, mais je n’attendais rien de particulier. Je suis venu quasiement les yeux fermés. J’ai rencontré Baldini et Sabatini et puis j’ai vu que c’étaient des gens très sérieux. La società a toujours été proche de moi. Le projet était intéressant, c’était un jeu d’attaque et ça m’intriguait. Avec de meilleurs résultats ça aurait été magnifique. Mais ce n’est pas le cas ».

La qualification ou non influera sur votre bilan ?
« Bien sûr, ce n’est pas du tout la même d’être qualifié ou non ».

Plus importante la qualification ou le fait de faire grandir l’équipe ?
« Les deux mais pour un entraîneur on s’en tient aux résultats. Bien sûr je pense toujours qu’en jouant de cette façon on gagne plus facilement ».

Pour s’efforcer de parler de Catania, on parle des espérences européenes mais vous êtes assez intelligent pour savoir qu’en ville on parle d’autre chose. De votre futur. Vous avez été assez clair. La rencontre avec la società en fin de saison sera importante ou superficielle ?
« Non, non, elle ne sera en aucun cas superficielle mais importante ».

Ca sera fondamental ?
« Non, non, ça c’est toi qui le dis ».

C’est une question, ça sera fondamental ? Vous déciderez sur les bases de la rencontre ?
« Elle sera importante ».

Qu’est-ce qui pourrait vous faire rester ?
« Ce que fera l’équipe, comment je le ressens, comment se comporte l’équipe, ce que j’entends quand je vois les tifosi. La società sait quoi faire de plus et ce qu’elle ne peut pas faire. Elle a fait tout ce qu’il fallait pour que je sois dans les meilleurs conditions. Je parlerai à la fin, je ne peux pas changer de discours. C’est ainsi ».

Vous serez celui qui fera les requetes ?
« Mes idées vous les connaissez depuis le début. Je ne demande rien. Qu’est-ce que je pourrais demander ? Quand une società donne tout comme c’est le cas, il n’y a rien à demander. J’essaie de donner le 100%, parfois ça suffit, parfois pas. Quand quelqu’un donne 100% tu ne peux rien lui demander ».

Je n’ai pas compris. Cette réunion sera importante pour votre futur ou vous avez déjà choisi et vous attendez juste ?
« Non, ça sera fondamental. J’ai aussi dit que ça sera important, fondamental c’est toi qui l’a dit, tu m’as convaincu. Ca sera important mais pas fondamental ».

Pour savoir si vous rester au moins ?
« Ca sera ainsi ».

Vous avez déjà décidé ?
« J’ai dit que ça sera important pas fondamental ».

Sabatini a dit que vous pourriez avoir peur de pénaliser l’équipe en raison de votre relation avec les tifosi. C’est vrai ?
« Si Walter le dit c’est qu’il le pense. C’est important d’avoir des bons rapports avec les tifosi, sinon il est difficile d’avancer. Je l’ai toujours dit ».

L’incertitude concernant votre futur a déchainé toutes les rumeurs pour le possible remplaçant. Cela vous gêne-t-il ?
« Aucune gêne, ceux dont on parle sont tous de grands entraîneurs avec une expérience indiscutable. L’équipe n’en est pas conditionnée, les joueurs doivent faire le mieux jusqu’au dernier jour. Ensuite nous verrons ».

Vous avez parlé d’un accord avec les footballeurs, qui serait écarté en cas de manquement à quelques règles. Regrettes-tu certains choix au détriment du résultat ?
« Pour moi la composition de l’équipe passe avant les résultats. Il serait plus facile de mettre Daniele et de gagner le match (l’épisode de Bergame, ndr), mais j’ai fait un compromis avec l’équipe. Daniele est un joueur et une personne fantastique, cela aurait été facile de le mettre et de gagner. Mais ça n’est pas cela le plus important de l’équipe. C’est peut-être étrange pour vous, mais c’est primordial pour moi ».

Si le parcours de formation de l’équipe est réussie, pourquoi voulez-vous partir ?
« Je n’ai encore rien décidé. Je ne sais pas encore si je partirais ou non. Ce ne signifie pas que cela sera un chemin facile, cela ne signifie pas que cela ne concerne pas ma famille, mon rôle d’entraîneur ».

Pourquoi avez-vous des doutes alors ?
« Parce que tant d’aspects sont importants ».

Demain dernière rencontre à l’Olimpico. Quel jugement sur la saison ? A quel accueil vous attendez-vous ?
« Je m’attends comme toujours à un comportement presque parfait des tifosi. Nous avons fait une entame compliqué, mais je ne crois pas avoir fait mal. Tout peut se passer. Giorgio Rossi assistera à son dernier match à domicile après 55 ans, ce sera une belle journée ».

Pensez-vous que l’équipe devait faire plus ? Pensez-vous avoir été un peu trop protégée ?
« Je trouve normal de protéger mon équipe, je vois son comportement. Sûrement dans un climat de tranquillité les joueurs font mieux. Je serai toujours près de l’équipe, pourvu qu’il y ait un bon comportement. Bine sur que nous pouvions faire plus, j’ai vu trop deux fois deux équipes différentes. Le football est un sport incroyable, passionnant. L’imprévisibilité est une force en plus ».

Lecce a été prendre un point sur le terrain de la Juve. Quel championnat est celui-ci ? Ceci peut-il réévaluer les lourdes défaites lourdes de la Roma ?
« C’est un championnat très beau, dans toute les zones il y a de l’incertitude. Le chemin de la Roma ne peut pas être réévalué, je ne regarde pas les autres équipes. Chaque match est plus incertain, cela me plaît ».

Demain cela pourrait être votre dernier match à l’Olimpico. Le futur peut dépendre de l’accueil de la tifoseria ?
« Difficile d’évaluer. Ce qui m’intéresse concernant les tifosi c’est qu’il incite l’équipe lorsqu’elle souffre. Contre l’Udinese le public nous a aidées énormément. Si nous faisons bien notre travail ils seront heureux, autrement il est normal qu’ils soient enragés ».