L’interview de Swaby, la défenseur jamaïcaine de l’AS Roma féminine

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Photo tirée du site Asroma.com

Allyson Swaby, défenseur de l’AS Roma féminine, s’est exprimé dans un interview à Roma TV :

L’AS Roma féminine recrute sa seconde internationale Jamaïcaine

« Ce que je pense de l’Italie ? Un très beau pays, évidemment au départ cela a été un peu difficile, je venais d’un endroit totalement différent, désormais je me sens comme chez moi et je profite de chaque jour ici. La chose la plus difficile à laquelle j’ai du m’habituer ? Les entraîneurs, qui sont très différents de ce que j’ai connu. Je n’ai pas eu de problème avec le climat, mais j’ai du m’habituer à un façon différente de m’entraîneur. C’est une façon de jouer différente à laquelle j’étais habitué. Evidemment c’est difficile de s’insérer dans une équipe en cours de saison. Au début je cherchais à comprendre quelle était ma position, mon rôle à l’intérieur de l’équipe. Désormais je me sens à mon aise. Si je disputerais le prochain Mondial avec la Jamaïque ? Je ne le sais pas encore et je préfère attendre. Tant que je ne serais pas dans l’avion pour la France. Je suis très contente et fière de ce que nous avons fait et des difficultés que nous avons traversé en tant que groupe. Mes origines ? Mon père est né et a grandi en Jamaïque, puis il a rejoint les USA quand il avait 18 ans. Ma mère a grandi à Londres, de parents américains, donc mes origines sont multiples. Quand j’étais petite, j’ai baigné dans la culture jamaïcaine et cela a été beau de pouvoir continuer cela à travers le football. Le football en Italie est similaire à ce que j’ai vu aux USA, même si les standards de jeu sont plus élevés : il faut une grande force physique et une excellente technique. J’ai pris ce que j’ai fais aux USA pour être plus fort physiquement, plus technique et plus habile tactiquement ».

L’AS Roma féminine termine sa première saison par une défaite

Comment j’ai choisi ma sélection ? En 2014, le coach qui vivait en Floride a commencé à chercher des joueuses qui venaient des USA. J’ai été invité à participer à ce stage. Je jouais pour Boston et on m’a demandé quelle sélection je voulais rejoindre, mais je n’avais pas encore choisi. Puis cela est revenu sur le tapis en 2018, où on m’a appelé pour les aider à se qualifier pour le Mondial. A ce moment j’étais contente d’essayer de rejoindre cet objectif, donc j’ai accepté. Si je pensais devenir une footballeuse professionnelles ? Pas exactement. Je suis une joueuse qui a besoin de sécurité, donc je pensais que c’était mieux de chercher un travail. Mais après avoir fais les qualifications avec la Jamaïque, j’ai compris que je voulais continuer de jouer. Donc j’ai cherché un club professionnel. Je suis allé en Islande l’été suivant et j’ai joué là-bas. Puis nous nous sommes qualifiées pour le Mondial et est arrivé cette opportunité avec la Roma. Le 06 juin il y aura Italie-Jamaïque à Reims ? Je crois que la meilleure façon de les affronter sera de faire ce que nous sommes habituées à faire. Il faudra leurs tenir tête au niveau physique. Ce que elles nous proposerons sera bien différents de ce que nous proposerons nous. Je crois que ça sera un match enthousiasmant. Nous jouons de manière plus directe, cherchant notre avant-centre qui est une joueuse fantastique et qui réussit à se créer une occasion à partir de rien. Les italiennes jouent de manière plus tactique. Cela sera intéressent de voir ces deux styles de football s’affronter. Plat préféré romain ? Probablement la « pasta cacio e pepe » (pâtes au poivre et au fromage, ndlr). Puis tout type de pizza, mais aussi la carbonara ».