L’interview de D’Orazio (ailier de la Primavera) à Roma TV

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Foto Luciano Rossi/AS Roma/ LaPresse 06/09/2018 Stadio Ciro Vigorito di Benevento Sport Calcio Partita Amichevole Benevento vs AS Roma Nella foto: Ludovico D'Orazio Photo Luciano Rossi/AS Roma/ LaPresse 06/09/2018 Ciro Vigorito Stadium in Benevento Sport Soccer Friendly Match Benevento vs AS Roma In the pic: Ludovico D'Orazio
Photo tirée du site Worldfootballscouting.com

Ludovico D’Orazio, ailier de la Primavera (9 buts et 11 passes décisives en 35 matchs cette saison, dont 6 buts et 9 passes D en 26 rencontres de championnat), qui joue la demi-finale du scudetto face à l’Inter aujourd’hui (18h), s’est exprimé au micro de Roma TV

« Mon arrivée à Trigoria ? J’ai joué ici avant de porter le maillot de la Roma, durant des essais. Durant l’un d’eux, j’ai joué avec le maillot de Frosinone et l’autre avec celui de la Roma. Mes débuts ici ? La première année a été un peu difficile, parce que mon père devait arrêter de travailler pour me permettre d’avancer et venir me rejoindre ici, puis s’est ajouté d’autres problématiques. Puis, à partir de l’année suivante, cela a été un peu plus relaxant. Et c’était ce que je voulais faire. Depuis tout petit j’avais un peu de stress, faire chaque jour deux heures de voiture, voir beaucoup moins d’amis, mais quand j’arrivais ici j’avais l’envie de jouer et d’être avec mes coéquipiers. A quel point j’ai le sentiment d’avoir progressé ? Beaucoup, la Roma est un club qui travaille très bien avec les jeunes. Quand tu es jeune, on te fait faire un tas d’exercices sur la technique, pour que tu progresses. L’objectif est celui d’arriver à exprimer un beau jeu et déjà dès le début on travaille beaucoup sur cela. Etant jeune j’étais un peu égoïste, j’aimerais marquer et faire belle figure devant mes parents, désormais je fais plus de passes décisives que de buts. Je me suis beaucoup amélioré dans le jeu collectif, désormais je me diverti plus à faire jouer les autres. Pourquoi la Roma prend beaucoup de joueurs avec mes caractéristiques chez les jeunes ? Quand je suis arrivé à la Roma je faisais le milieu récupérateur (rire, ndlr), je jouais à ce poste à Frosinone. Avec le temps passant, les entraîneurs m’ont rapproché du but adverse et j’avais de bons résultats, avec les premiers appels en Nazionale.

Si je manque d’un peu de régularité ? C’est vrai, mes coachs me l’ont toujours reproché, me disant que parfois je calais dans l’intensité durant les matchs, ou que je faisais des prestations sur courant alternatif. Si j’ai la conscience de mes propres moyens ? Oui. Ce qui me manque pour franchir un cap ? De fortement m’améliorer. Sûrement je dois améliorer la constance, rester concentré et fournir des prestations durant 90 minutes. Qui j’observe durant les entraînements avec l’équipe première ? Bah, ce n’est pas facile d’en observer un seul. Certains me comparent à El Shaarawy ? Oui, beaucoup me le disent. Mon idole ? Sûrement Cristiano Ronaldo. L’entraîneur qui m’a le plus aidé ? Le premier que j’ai eu ici à la Roma, Antonello Mattei. Mais aussi Alessandro Toti en U17, parce que c’est durant cette saison que j’ai toujours joué hors de mon poste et j’ai demandé des explications au mister : lui me répondit qu’en Primavera ils pouvaient avoir besoin de moi à divers postes, et ça m’a beaucoup aidé. S’il y a eu un moment où j’ai espéré débuter parmi les pros ? Contre Cagliari, à la mi-temps nous menions au score et Florenzi dit: « Assurons le score, puis nous pourrons faire entrer les jeunes. Si je pense à quand arrivera ce début ? Oui, parce que c’est ce que je veux depuis toujours. Puis voyant tout cela de près, le désir d’arriver à ce niveau augmente. A qui je dédierais ce début ? A ma famille, en particulier à mon père, il a fait beaucoup de sacrifices pour moi. Il m’a toujours suivi, à domicile comme à l’extérieur ».