Photo tirée du site Laroma24.it

Federica Di Criscio, défenseur de l’AS Roma féminine, s’est exprimé dans un interview au journal Il Romanista, avant d’affronter ce dimanche la Fiorentina (12h30, au Tre Fontane) :

« Comment est née la passion pour le football ? J’ai commencé quand j’étais petite, j’avais 5 ans. Au début il n’y avait pas d’équipes féminines, je jouais avec les hommes. Puis j’ai du déménager parce que les équipes féminines étaient loin de chez moi, et l’arrivée des clubs professionnels a été d’une grande aide. Finalement nous pouvons nous confronter au haut niveau. Différences avec le football masculin ? Le notre est encore avec trop peu de visibilité, c’est encore un sport simple. Au niveau technico-tactique c’est identique. La beauté du football féminin est que beaucoup de filles jouent seulement pour la passion. C’est une chose qui changera mais pour l’heure c’est encore la beauté qui nous distingue. Au niveau technico-tactique, nous n’avons rien à envier aux hommes. L’importance d’être arrivé à l’AS Roma ? J’ai accepté le projet de la Roma avec un très grand enthousiasme parce que j’ai perçu de la part du club une grande envie d’investir sur nous. Nous avions beaucoup de points de convergence. Je crois beaucoup en ce club et en ce qu’il peut nous donner. Il faut changer un peu le style parce que entrer à la Roma n’est pas simple.

Comment est le public romanista ? Rome est particulier et sûrement donne beaucoup d’émotions. Quand je suis arrivé, on m’en avait parlé, mais je ne me rendais pas compte, le vivre est totalement différent. Le stadio Tre Fontane est notre maison et les tifosi nous sont proches, c’est beau de se balader en ville et d’être reconnu. Merci à la società pour nous donner cette grande visibilité. Comment aider mes coéquipières plus jeunes ? Etre un exemple pour elles est un plaisir. Je peux apprendre aussi d’elles, l’âge ne fait pas toujours la différence. Pour moi c’est un honneur et j’espère continuer longtemps cette expérience. L’importance du coach Bavagnoli ? Le groupe est fondamental, il est né cette année et ça n’était pas facile de trouver rapidement la bonne alchimie. Le coach a fait beaucoup parce qu’elle croit avec force en ce groupe. Elle a une part importante pour nous parce qu’au niveau humain elle transmet beaucoup. Roma-Fiorentina ? Nous allons de l’avant avec notre philosophie, la différence doit être faite par nous-même dans chaque match. Nous ne sommes pas l’équipe du début de saison et ça ne sera simple pour personne. Nous serons à domicile et nous nous ferons respecter. Nous allons de l’avant avec notre travail et je crois que les résultats se verront.

Après un début de saison difficile, tout va mieux ? Nous devons nous connaitre, nous n’avions jamais joué tous ensemble. Nous avions des difficultés à commencer aussi avec les étrangères qui sont dans l’équipe, qui sont par contre une valeur ajoutée de part leur expérience. Puis le match contre Florentia a montré la volonté de ramener la victoire. Une chose que nous méritions après le travail fait ces premiers mois. Nous sommes unies et nous avons compris que, ensemble, on peut rejoindre de grands résultats, le groupe a été l’arme gagnante. L’importance d’avoir des joueuses d’expérience ? Les saisons précédentes, j’ai toujours eu des coéquipières qui venaient de d’autres championnats, ayant la mentalité gagnante. En Italie, on regarde trop souvent le négatif. L’erreur permet aussi de progresser. Les deux derniers matchs ont amené des victoires mais les prestations n’ont pas été exceptionnelles. Un calage peut arriver à n’importe quelle équipe. Un groupe jeune ne réussit pas toujours à avoir une bonne prestation. Le résultat se prend, désormais il est fondamental de prendre des points, puis arriveront les prestations. Cependant, je crois que pour l’heure il manque la gestion du match mais nous gagnerons en maturité. La Nazionale ? Le rêve et l’envie d’y aller est présent, l’été prochain il y a le Mondial. Je continue à faire mon travail et cela passe aussi par les prestations de l’équipe. Si on rend souvent visite aux jeunes filles de l’Academy ? Je vais volontiers voir les enfants, par le passé je les ai mêmes entraînées. C’est fondamental que désormais ils aient des points de référence, moi étant jeune je n’en avais pas. Pour elles, aujourd’hui, la possibilité existe parce que le club croit beaucoup en elles. Sans oublier le fait que ce sont des enfants et elles doivent se divertir avant d’apprendre à jouer au football ».